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Les coléoptères ont deux paires d'ailes ; La première
paire forme des élytres protecteurs... Larcher !
Les élytres qui protègent... l'autre paire s'appelle... les... les... les
les ailes membraneuses. Schwartz, si tu continues comme ça, tu seras puni.
- Ce n'était pas moi, monsieur, c'était Gustave... - Oui, ça va !
Bavarder est mal, mais dénoncer les bavards... c'est moderne ! Deux points de pénalité, Schwartz.
Ce n'est pas juste.
Si, c'est juste. Car si tu dénonces un camarade...
Que cherchez-vous ?
Je suis surpris. Laissez-moi expliquer !
Laissez-moi expliquer !
Laissez-moi expliquer ! Lucienne, appelez l'administration !
UN VILLAGE FRANÇAIS : Saison 2 - Épisode 3 UNE LEÇON DE VIE.
Pas plus de deux minutes, mademoiselle.
Lucienne !
- T'as été frappée ? - Oh, ce n'est pas grave.
- As-tu pu joindre l'administration ? - Oui. Ils ne font rien.
Ils ne se mêlent pas de politique. On ne doit rien en attendre.
Tu dois chercher un avocat.
Ah. J'ai été bête.
Le fusil était à mon père.
Quand la loi sur les armes est arrivée, je n'ai pas osé m'en débarrasser.
C'est inutile. Ils ne se soucient pas de moi et me traitent comme un terroriste.
Que puis-je faire ?
Le fait que tu sois ici me fait déjà du bien.
Donne-moi ta main.
Tu dois me trouver un avocat, hein ? Je ne connais personne ici, Lucienne.
Un avocat... oui.
Désolé de t'embêter autant.
Ne sois pas ridicule. C'est toi qui as des problèmes, pas moi.
Je ne sais pas ce qui m'arrivera.
Je ne sais vraiment pas, mais si je m'en sors...
Non, si je m'en sors, on en parlera.
- Oui, Lucienne, alors on en parlera, hein ? - Le temps est écoulé, mademoiselle.
Je cherche de l'aide et du soutien, je ne t'abandonnerai pas.
On se reverra, hein ? À bientôt, Lucienne.
À notre santé.
Et à des jours meilleurs.
Attends. Le bus Seures est en retard.
- Qu'y a-t-il, Marie ? - Rien. On trinque ?
Allez, à notre nouveau contrat et à la fin de cette fichue guerre.
À ta santé, Marie.
- Demain, Théo. - Oui, demain.
Je vais chercher quelque chose à manger. C'est mieux.
Je te vois demain au manoir.
- Encore deux heures avant que j'aille chez Martin. - Arrête, Raymond.
- Je te veux. - Arrête.
- Je te veux. - Arrête !
Bonjour, mesdames et messieurs. Un billet, s'il vous plaît.
Merci, monsieur.
Marchetti.
Rien ne me fait autant plaisir.
Sauf la morphine, bien sûr.
Les femmes te donnent quelque chose ?
Comme à tout le monde.
Personne n'est comme tout le monde, Marchetti.
Il est important de prendre du plaisir dans la vie, tu sais.
- Comment vont les trajets en bus ? - Mal.
Les trois fois où j'ai suivi le chauffeur, rien ne s'est passé.
Je perds patience.
- Tu es inutile pour l'instant. - Écoute...
Je ne peux pas me cacher tous les jours.
Vu la taille du bus, le chauffeur peut me voir.
Nous devons savoir exactement quand ils envoient un message.
Peut-être qu'il y a une solution.
Nous devons inventer un message important que Villeneuve
r réseau veut immédiatement transmettre à leur agent à Les Essarts.
- Tu as travaillé aux services de renseignement. - Oui, pendant deux ans.
- Renseignements généraux. - Mission : Traquer les communistes.
Exactement.
Si c'est une info chaude, ils l'envoient immédiatement.
Comme quoi ?
Signalez-le partout : Commissariat, mairie, gendarmerie.
Il y aura une grande arrestation à Les Essarts.
- Quand ? - Disons... demain.
Le réseau de Villeneuve l'entendra bien sûr.
Et si tu as raison...
Ton chauffeur livrera son message avec le bus de 17 heures à Les Essarts.
Marchetti, c'est ta dernière chance.
Ne le gâche pas.
Bonjour, je suis Lucienne Borderie, institutrice à Villeneuve.
Et ?
J'appelle parce que monsieur Bériot, notre directeur, a été arrêté par les Allemands.
- Juste. Qu'a-t-il fait ? - Il avait un fusil de chasse...
- Nous ne traitons pas les affaires politiques. - Ce n'est pas une affaire politique, monsieur.
- Le fusil était celui de son père. - Désolé, nous ne pouvons rien faire.
- Mais vous êtes avocat, non ? - Pas pour les causes perdues, madame.
Pensez-vous qu'ils le
garderont longtemps ?
Le garder ? Ils ne le gardent que s'il a de la chance.
- Je ne comprends pas. - Écoutez, madame.
Depuis septembre, la possession d'armes, même un fusil de chasse, est passible de la peine de mort.
- C'est toi. Bonjour. - Je voulais te demander des conseils de lecture.
- Je dois pratiquer mon français. - Pas maintenant.
- Peut-être plus tard ? - Non.
- Y a-t-il un problème ? - Monsieur Bériot a été arrêté par des soldats.
- Mais pourquoi ? - Il gardait son fusil de chasse.
Il risque la peine de mort.
Lucienne. Je n'y suis pour rien.
Je sais, Kurt... mais...
Tu restes un soldat allemand. Excuse-moi.
Non, je comprends vraiment, mais en es-tu sûr ?
Je dis ça parce que Les Essarts est très isolé.
Tu penses que cet homme est un fonctionnaire du parti.
Qui procède à l’arrestation ?
D’accord.
D’accord. Très bien. Tiens-moi au courant. Merci.
Qu’est-ce qu’il y a ?
Le Bureau du comportement anti-national en Zone libre signale
que les gendarmes vont arrêter quelqu’un demain à Les Essarts.
- Juste pour un délit ? - Non, politique.
Ils pensent à un membre du célèbre réseau d’espionnage
à arrêter qui est actif là-bas.
Et qu’est-ce qu’ils voulaient ?
Juste vérifier si nous savons quelque chose sur ce réseau.
- Tu crois à ce réseau ? - Non, pure absurdité.
Les gens voient des réseaux partout ! Tout va aux renseignements à Dijon.
Bien, je vais déjeuner.
Lucienne ? Mais comment m’as-tu trouvé ici ?
On m’a dit que toi et monsieur De Kervern...
- Je dérange ? - Entre.
Connais-tu un bon avocat ?
- Pour monsieur Bériot ? - Tu es déjà au courant.
Je sors avec un commissaire, Lucienne ! Non, je n’en connais pas.
Mais même si tu en trouves un, il faut pouvoir le payer. C’est très cher...
- Qu’est-ce que tu fais ici ? - Je cherche de l’aide pour monsieur Bériot.
Vraiment ? Et tu parles à celui dont il a pris le poste. Quel culot !
Je vous en prie.
- Le mordu a mordu, hein ? - Henri !
- Il risque la peine de mort. - Tu dois aller voir le maire.
Je pense que c’est le seul qui peut t’aider. Si tu veux bien nous excuser.
- Désolé de vous avoir dérangés. - Non, ce n’est pas nécessaire, Lucienne.
Bonne chance.
Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que tu as ?
Je me fiche de ce qui arrive à monsieur Bériot.
C’est juste un Maréchaliste mou... aux mains moites.
Très malin de ta part !
J’ai entendu par hasard que la gendarmerie prépare une arrestation à Les Essarts.
- Les Essarts ? - Oui, une affaire politique.
Tu crois que c’est Marie Germain ?
Vu la taille de Les Essarts, je le crains.
Alors je dois lui envoyer un message d’urgence... par bus ce soir.
Qu’est-ce que tu fais ?
Je pense toujours qu’on peut vendre de la volaille à Bourg.
Tu as regardé l’heure ? Il n’y a plus d’acheteurs.
Il y a toujours un marché pour la volaille. Tu te souviens,
la Toussaint ? Ça durait aussi jusqu’au soir.
D’accord, j’y vais. Tu n’as pas à t’en occuper.
Non. C’est bien de marcher un peu. Je dois me dégourdir les jambes.
- D’accord, ne vends pas en dessous de 2 francs. - C’est le prix officiel de toute façon.
Marie... Ce prix officiel depuis Noël est absurde.
Quand tu vas au marché, va derrière le grenier à grain.
Et devant le mur de briques rouges sont les vrais acheteurs.
J’ai déjà dit que je ne participe pas au marché noir.
Ce n’est pas un marché noir, c’est un marché gris.
Et le prix officiel est pour les idiots et les passants.
D’accord. Pas moins de deux francs. Compris ?
Tu ne veux pas que je vienne ?
Non, j’ai dit que j’avais besoin d’air frais.
Jean ?
Dis : « Qui quitte sa place la perd. ».
Prends ma place.
Qu’est-ce que tu fais ici ?
- Je fais des courses pour mon mari. - Ah. C’est bien.
Une vraie femme au foyer.
Entre autres.
- On se voit demain ? - Pourquoi pas maintenant ?
Non. Ce n’est pas possible.
J’aimerais bien, mais je ne peux pas.
D’accord. À demain alors ! Daniel est absent toute la journée. Tu peux venir vers 11h ?
Tu me manques !
Tu me manques aussi !
À demain.
Eh bien, madame Larcher, je vous laisse.
- Je suis un peu en retard. - Tu dois prendre le train ?
Un bus.
- Qui est le suivant ? - Je dois vous parler, docteur.
- Qu’est-ce qui s’est encore passé ? - Savez-vous pour monsieur Bériot ?
- Docteur, je suis pressé. - Deux minutes seulement, monsieur Garnier.
Bonjour, Eglantine.
Je ne comprends pas comment un directeur d’école peut cacher un fusil en classe.
- Pouvez-vous trouver un bon avocat ? - Un avocat ! Ce sera inutile.
Bériot est traduit devant un tribunal allemand avec un avocat commis d’office.
Vous savez que les Allemands ne plaisantent pas avec les armes. Et Bériot le savait.
Pouvez-vous vraiment ne rien faire ? Il ne mérite pas la peine de mort.
Donnez-moi le numéro 1 à Villeneuve, mademoiselle, s’il vous plaît.
Je suis le maire, Daniel Larcher.
S’il vous plaît, je veux parler au commandant Von Ritter.
- Merci. - Parlez-vous allemand ?
Quelques expressions courantes, pour l’instant.
Essentiel pour travailler avec eux et obtenir des résultats.
- Bonjour, docteur Larcher. - Commandant.
J’appelle au sujet du directeur, monsieur Bériot.
Écoutez, toute la population de Villeneuve est en émoi...
Il s’agit d’un homme courageux qui gardait simplement le fusil de chasse familial...
Oh, cela aura un effet désastreux, Commandant.
Vous retournez la population contre vos troupes, et contre vous-même...
Ce n’est pas bon. Il sera envoyé à Dijon demain.
Commandant, j’ai l’enseignant avec moi. Recevez-nous au moins
au nom de la coopération.
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