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But You Were Dead (La lunga notte di Veronique)
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게시일: 2018-08-10
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Je me souviens de Véronique, elle était si belle.

J'ai rencontré Véronique, poussé par la foule.

Véronique, souriante, me dit bonjour.

Mais alors la foule s'interposa entre Véronique et moi.

J'ai cherché Véronique, demandant à tout le monde :

«Connaissez-vous Véronique ?» Un visage dans la foule.

Finalement, je la retrouvai au bout d'un moment.

Notre amour fut de courte durée, oh Véronique...

J'ai cru comprendre beaucoup de choses

que je voyais en Véronique, mais plus tard je pris conscience

que Véronique gardait un secret,

aussi me semblait-elle distante, oh Véronique...

Alors, un jour, je l'ai croisée à nouveau, poussé par la foule.

Je perdis Véronique...

Cela prit trois générations pour sceller un pacte d'amour.

...Elle était si belle. Véronique, souriante, disparut

dans la foule qui s'interposait entre elle et moi.

Êtes-vous Giovanni Bernardi ? - Oui.

Entrez.

Il a été amené ici, mais il était déjà mort, pauvre chose.

La femme est morte ici mais n'a pas repris conscience.

Comment cela a-t-il pu arriver ? - C'est la faute de ce mauvais virage.

Vous seriez surpris du nombre de gens qui sortent de route.

Nous avons une infirmerie ici et avons vu beaucoup d'entre eux.

Ce n'est pas la première fois que nous avons affaire à des morts.

Entrez.

Vous pouvez rester ici pour attendre.

Je vais réveiller la Révérende Mère.

Giovanni Bernardi ?

Prenez un siège.

Vous devez le comprendre.

La mort ne donne pas davantage.

Mais la mort n'est pas cruelle.

Pas toujours.

Mes parents étaient encore jeunes, bons, n'avaient jamais fait de mal à quiconque.

Avec tant de voyous autour...

La nonne m'a dit que mon père est mort immédiatement, mais...

ma mère est décédée ici quelques heures plus tard.

Qui sait combien elle a souffert. - Non, elle n'a pas souffert.

Je vous le certifie.

Vous l'avez vue, vous vous êtes occupée d'elle ?

Oui, et elle m'a parlé de vous. - De moi ?

Vous savez, certaines choses ne peuvent être dites qu'au seuil de la mort.

Parfois en attendant toute la vie pour être révélées.

Quoi ?

Avant de mourir, votre mère m'a assuré que vous ne devriez pas être laissé seul.

Elle m'a demandé de vous dire de contacter votre grand-père.

Le vieux comte Anselmi de Carate.

Il doit donc y avoir une erreur.

Mes grands-parents sont morts depuis un moment.

Eh bien, j'ai en fait une grand-mère, qui a donné naissance à ma mère.

Je ne l'ai jamais rencontrée, mais elle n'a rien de noble.

Elle est l'épouse du jardinier du comte.

Quel est mon rapport avec ce comte ?

Il est le père de votre père.

De votre vrai père, je veux dire.

Allez voir cet Anselmi, suivez mon conseil.

Ne serait-ce que pour respecter la dernière volonté de votre mère.

M. Bernardi !

Allez-y.

On m'a dit que vous êtiez le fils.

Je dois vous remettre certains objets trouvés sur vos parents.

Asseyez-vous.

Une montre d'homme.

Voilà le portefeuille de votre père.

Regardez, l'argent est dedans.

Ensuite je vous donnerai les papiers que je conserve dans un tiroir là-bas.

Comprenez-vous, c'est pour la police.

Un collier avec une croix. Cela appartenait à votre mère.

Les alliances.

Une sacoche d'homme avec quelques papiers dedans est là bas.

Et le sac à main de votre mère.

Allons-y.

Elle a été trouvée dans la voiture et est remplie de papiers.

Et voici le sac à main de votre mère.

A présent, vous devez signer la liste des objets qui vous ont été rendus.

J'imagine que vous voulez les voir.

Venez.

Puis-je vous aider ? - Je cherche le Comte Anselmi.

Qui êtes-vous ?

Je dois lui parler. - Mais le Comte est présentement occupé.

Il ne peut vous voir pour l'instant, revenez demain ou une autre fois.

Je suis venu de Milan, mademoiselle. Soyez gentille.

Qu'est-ce qui est si important ?

Rien, mais je dois lui parler. Je suis un de ses parents.

Un de ses parents ? - Oui.

Ouvre.

Mais je n'ai aucun neveu.

Pour autant que je sache...

Quel est votre nom, déjà ?

Giovanni Bernardi.

Il n'y a aucun Bernardi dans ma famille. Vous vous êtes trompé.

Mais ils m'ont dit «le Comte Anselmi de Carate».

Non, vous vous y prenez mal, mon garçon.

Ces tours étaient déjà inventés avant même que vous ne soyez né.

Appelez madame. - L'infirmère m'a dit...

Ça suffit ! Ou j'appelle la police.

Je ne suis pas le genre d'individu que vous croyez !

J'ai cru qu'il était de mon devoir...

Quel devoir ?

Même si ce n'est que pour ma mère...

Et je devrais croire cette histoire ?

Une révélation au seuil de la mort ?

Vous m'avez pris pour un idiot.

Désolé, Comte, mais je ne voulais pas...

Taisez-vous !

Pas même dans les pires romans du dix-neuvième siècle...

Mais au moins j'ai dû rencontrer votre mère, n'est-ce pas ?

On m'a dit qu'elle était la fille de votre jardinier.

Le nom de ma mère était Ferrario, Maria Ferrario.

Vous m'avez demandée ?

Avez-vous mangé ?

Non, mais...

Faites-lui préparer quelque chose.

Ici ? - Non, là-bas, avec vous.

Comme il ressemble à ma pauvre fille.

Je le pense. Je ne me rappelle plus très bien Maria, mais je le pense.

Ma pauvre fille... Dire que je croyais qu'elle était morte depuis longtemps.

Asseyez-vous, monsieur le Comte.

Vous savez, je ne l'ai pas vue,

ni n'en ai entendu parler depuis qu'elle a quitté cette maison.

Elle était en colère contre son père, mais comment était-ce de ma faute ?

Vingt ans sans avoir de nouvelles d'elle.

Saviez-vous qu'elle était enceinte ?

Oui, mais elle nous en a parlé plus tard,

après que le jeune maître, votre fils...

Après qu'on lui a tiré dessus.

Oui.

Le jour d'après.

Du courage, Teresa.

Comment cela s'est-il passé ? Je n'ai jamais connu la vérité.

Mon mari nous a emmenés à la villa pour écouter la radio.

Il pensait que nous pourrions gagner la guerre.

Durant les discussions tenues dans un esprit d'amitié...

Vous entendez ça ?

entre le Führer et Il Duce...

Vous entendez ça ? Je vous l'avais dit.

Et vous n'y croyiez pas !

au sujet des deux nations et de leurs objectifs communs,...

Il Duce a informé le Führer sur la décision prise par...

le gouvernement italien,...

en tant qu'unique représentant du peuple italien,...

pour accroître encore davantage sa participation à la guerre...

aux côtés des alliés du pacte tripartite.

Cette décision fut très chaleureusement accueillie.

Et l'effort du gouvernement d'Il Duce sera efficacement

soutenu par le gouvernement du Reich.

Dans les discussions entre le Führer et Il Duce, auxquelles...

le ministre des affaires étrangères du Reich von Ribbentrop,...

le Maréchal Keitel et le Maréchal italien Graziani ont pris part...

Quelqu'un doit être arrivé.

Va voir qui c'est.

J'y vais, maman.

Maria.

Alberto !

Chérie...

Pourquoi es-tu ici ?

Pour une rencontre à l'aube.

Où ? - Chez Mariani.

Tu reviendras ici plus tard, n'est-ce pas ?

Non, nous devons repartir dans les montagnes.

Qui sait quand je serai capable de te revoir, alors.

Bientôt, ma chérie.

Et personne ne nous séparera, je le jure.

Maria !

Oui, papa.

Qui est-ce ?

C'est Alberto, le jeune maître.

Tôt ou tard, ce gars-là nous amènera des ennuis.

Je pense que nous aurions dû écrire à son père qu'il avait rejoint les rebelles.

Car il l'ignore totalement.

Il est au courant. Il prétend qu'il ne sait pas !

Imagine.

Papa voulait écouter la radio, donc nous avons dîné plus tôt.

Mais j'ai déjà mangé, ne t'inquiète pas.

Les voilà.

La chose importante, c'est que nous allons nous revoir plus tard.

Oui, j'attendrai qu'ils soient allés se coucher.

Entretemps, fais du feu dans la cheminée, il fait si froid ici.

D'accord. - Bonsoir, jeune maître.

Bonsoir, Antonio. Bonsoir, Teresa.

Bonsoir.

Ce vent d'hiver est si glacial qu'il peut fendre la peau des visages.

Oui, en effet.

Bonne nuit. - Bonne nuit.

On dirait qu'ils sont en colère contre moi.

Non, c'est juste qu'ils sont effrayés quand ils te voient ici.

Maria, dépêche-toi !

Je viens tout de suite, papa ! A plus tard, au revoir.

Au revoir.

Et maintenant ?

Quoi ?

Nous n'avons pas...

Nous aurions dû y penser avant, alors.

Avant quand ?

Notre dernière rencontre.

Es-tu sûre ?

Oui, je le suis. C'est le deuxième mois.

Et tu n'as rien fait du tout ?

Que pouvais-je faire ?

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