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Giovanni, mon fils...
Tiens, prends mon livret d'économies.
C'est quoi ? Ton livret ?
- Ça peut servir. - Pourquoi ?
- Tu as des ennuis. - Comment le sais-tu ?
Tu es un vrai panier percé.
On vit au-dessus de nos moyens, j'ai quelques dettes.
Silvia l'ignore, mais je ne sais plus quoi faire.
- Salut, Gardinazzi ! - Salut.
Que fais-tu, Giovanni ?
Tu dors ? Réveille-toi.
Salut, Alberti !
Salut, Rudi.
Fofo, tu pourrais me prêter 3 millions ?
Pendant 3 mois.
Qui a cette somme ?
OK, je n'ai rien dit.
Dans le panneau ! Dis la vérité, tu y as cru ?
Comme si je ne te connaissais pas.
Ce n'est pas à moi qu'il faut faire ces blagues.
Tu n'as pas 3 millions ?
Tu vas mettre ta montre au clou ? Petit rigolo !
Jamais je ne refuserais de prêter de l'argent à un ami. Jamais.
Dussé-je le voler.
Alors prête-le-moi. J'en ai vraiment besoin.
Arrête un peu.
Raconte-m'en une autre.
Salopard.
FlDES, SOClÉTÉ DE PRÊTS
- Le directeur ? - C'est par là.
- Combien tu as eu ? - 20 000 lires.
Je vais quand même me faire expulser.
Entrez, M. Alberti.
Je vous en prie.
Merci.
Bonjour, M. Turano.
Une cigarette ?
Merci.
M. Turano, pourriez-vous
m'accorder un mois de plus ?
Bon, merci quand même.
Je vous en prie.
Mais pourquoi ? Je ne demande que 30 jours.
Un établissement sérieux ne peut accepter aucun délai.
Vous êtes déjà un privilégié.
On vous a demandé peu de garanties. Au revoir.
Vous ne craignez rien.
J'ai hypothéqué mon logement, mes meubles, les WC.
Calmez-vous.
Ce qu'on vous a prêté, on ne le prêterait pas
à un ministre.
À un ministre, vous prêteriez le triple.
Mais ça nous regarde.
Gabbi !
M. Turano, un mois, ça passe vite.
Aujourd'hui, c'est lundi. On sera vite dimanche.
Un mois, c'est rien.
- Personne suivante. - Oui.
Je ne peux figurer au registre des protêts.
J'ai un beau-père général et un beau-frère,
chef de division. - Et alors ?
Je vais payer, je vous l'ai dit au téléphone.
Je vais me mettre à mon compte.
Ma situation va changer du tout au tout.
Vous savez ce que le bâtiment rapporte ? 50%.
Je connais tous les trucs.
ll me manque un peu d'argent, mais je le trouverai.
Vous me prenez pour un idiot ou quoi ?
Et nos clients, ils sont idiots ?
On a des directeurs, des professeurs,
des putains, des industriels, des voleurs, un poète,
deux prêtres et vous.
On doit tous vous traiter d'égal à égal.
Gabbi, raccompagne monsieur.
On n'est pas tous égaux.
Moi, je travaille. Je n'ai jamais voulu être usurier.
Je vous interdis de faire de telles insinuations.
Vous dépensez deux fois ce que vous gagnez.
Préférez le vélo à la voiture. Fumez des ltaliennes.
Si votre femme fait la vaisselle, fini les dettes.
Ta femme n'a qu'à la faire, la vaisselle.
Ma femme, elle, c'est une vraie dame.
- Salut, tout le monde. - C'était toi ?
Mon parapluie m'a fait tomber.
- Tu t'es fait mal ? - Non.
Toujours à plaisanter... Pourquoi tu es en retard ?
J'avais à faire.
Tu sais ce que tu as raté ?
Salut, Cinzia.
Faravalli ! Dronazzi ! Gardinazzi !
Salut, Giovanni.
- Tu as vu papa ? - Mon père ?
Tu imagines ton père ici ? Mon père à moi.
Regarde, il est là-bas.
Bonjour, mon général. Je suis là !
Riccardo est là aussi. Riccardo !
- Salut, tonton. - Salut, ma puce.
- ll monte comme un dieu. - Qui est-ce ?
Qu'est-ce que tu as ? Tu es nerveux ?
Je l'avais bien dit.
C'est chaque fois pareil.
- Tu as un parapluie. - Toujours.
Tu es prévoyante.
Ça y est, il pleut.
Pourquoi on reste là ? Allez, on s'en va.
Appelle Riccardo. Riccardo !
Silvia !
- À la prochaine. - Allez, au revoir.
Comment ça va, les enfants ? Je prie pour vous.
Merci. Au revoir.
À plus tard, papa.
Toujours en forme.
Oui. On dirait un enfant qui joue au soldat.
Salut, à ce soir.
Silvia, viens sous mon parapluie.
Riccardo, mon beau-frère. Je t'ai cherché toute la matinée.
J'ai une affaire pour toi.
Pourquoi en faire profiter les autres ?
Autant que ce soit toi.
Très peu pour moi, je n'y crois pas.
Et le boom économique ?
Sur le principe, tu es d'accord ?
Baratti et Faravalli ont gagné 500 millions chacun.
- Ce n'est pas peu. - Et moi, là-dedans ?
Je suis sur un gros coup.
Si tu es de la partie, tant mieux. Sinon, tant pis.
- Alors ? - Eh bien...
- C'est oui ou c'est non ? - Oui et non.
Dis-moi où tu veux en venir.
Tu es d'un naturel méfiant.
- Arrête. - Je plaisante.
Tu ne comprends pas ces choses-là.
Prête-moi 3 millions et je m'en charge.
Je te donne 10%. 20%.
- Tu veux rouler la famille ? - Que dis-tu ?
Tu as des dettes, tu fais des chèques sans provision.
- Qui te l'a dit ? - Tout Rome le sait.
Silvia n'est pas au courant. Riccardo...
Ne dis rien à ta sœur, ça serait un vrai désastre.
Je vais tout régler, ne t'en fais pas.
C'est à toi de t'en faire.
Riccardo, ne t'en va pas.
S'il te plaîit, ne dis rien.
La femme se réveille et sent un crâne chauve à côté.
Calme-toi.
Elle dit : ''Ce n'est pas mon mari.''
Cette blague est vulgaire.
Oui, très.
- La suite... - Attends.
Giovanni, ne la raconte pas.
Que c'est mignon.
Bon, je m'arrête là.
Giovanni, tu la racontes, ta blague ?
Silvia ne veut pas.
ll ne vous en raconte jamais ?
- Jamais. - ll les garde pour lui.
Allez, Giovanni !
On est tout ouïiïe.
Je veux en profiter.
Tu vois, c'est eux qui veulent, Silvia.
Alors, la femme se réveille et sent un crâne chauve à côté.
''Ce n'est pas mon mari.
''Mon mari a tous ses cheveux.
''Je vais me mettre à hurler.''
Mais avant de crier,
elle veut quand même vérifier, alors elle vérifie.
''C'est lui ou ce n'est pas lui ?
''Alors ?''
''C'est lui ou ce n'est pas lui ?
''Ouf, ce n'est pas lui.''
- Vous me faites du pied ? - Non, idiot.
J'ai cru.
Ça vous a plu ?
Alors, comment vous la trouvez ?
Vous n'avez pas compris ? Ce n'est pas son mari.
À mon tour d'en raconter une. Ça se passe au Mexique.
Trois amis, Pablo, Luis et Giaco se rencontrent.
lls décident de jouer à un jeu. Pablo propose le golf.
''C'est quoi ?''
''Pourjouer au golf, il faut un club, une balle et un trou.
''Moi, je fais le club.''
''OK'' dit Luis.
''Je fais la balle.'' Le 3e dit : ''Je ne joue pas.''
Ça suffit, les histoires. On va où après ?
- Au Samovar. - Parfait.
- On va où, Silvia ? - Où vous voulez.
Monsieur, la douloureuse.
Bausetti !
Bausetti ?
Dronazzi, c'est qui ?
Bausetti. Tu sais combien de milliards il a ?
- Devine. - 100.
300, grâce à Acquacetosa, ltalcementi, la Fides...
La Fides ?
M. et Mme Bausetti.
Vous rajeunissez de jour en jour.
Voici Giovanni. Giovanni Alberti.
- Ravi. - Enchanté.
- Mes hommages, madame. - Bonsoir.
Une petite fleur.
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