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UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
Bonjour.
Grosvernor Square, 1813.
Très cher lecteur, il est temps de placer nos paris
pour la nouvelle saison des mondanités.
Examinez la maison du baron Featherington.
Trois miss sont imposées sur le marché du mariage
comme de malheureuses truies par leur inélégante…
Plus serré.
…et grossière mère.
- Plus serré ! - Elle doit respirer !
Je réduisais ma taille à une orange et demie
à l'âge de Prudence.
Votre sœur fera de même.
De bien meilleures perspectives pourraient exister
dans la maison de la vicomtesse et veuve Bridgerton.
Une famille outrageusement prolifique
remarquée pour son abondance en fils parfaitement dotés
et en filles parfaitement exquises.
- Je rôtis déjà. - Vas-tu te plaindre toute la journée ?
Devrais-je souffrir cette tenue toute la journée ?
Je me sens comme une princesse.
- En ai-je l'air ? - Veux-tu vraiment mon avis ?
- À gauche ! - Gregory !
Notre sœur n'est pas prête ?
Elle a passé la nuit à se préparer.
Sa vie, tu veux dire.
Je monte la presser.
Colin, attends. J'y vais.
Elle me préfère à toi.
- Elle l'a dit ? - Tous le disent.
Daphné !
Tu dois te hâter !
M'aura-t-elle entendue ?
Parfaitement exquises, en effet.
Arrêtez !
Hâtons-nous, ou nous serons en retard.
La tenez-vous, Rose ?
Du balai !
L'a-t-on aperçu ?
Si votre frère réclame l'autorité de lord Bridgerton,
il doit se comporter comme lui. Où est-il, Bénédict ?
Je l'ignore.
- Anthony, tu es ici ! - Bien sûr.
Je ne manquerais pas un jour si important.
Vous êtes simplement en retard.
Prête ?
Aujourd'hui est un jour des plus importants,
et pour certaines, un jour terrifiant,
car c'est aujourd'hui
que les jeunes filles à marier de Londres sont présentées
à Sa Majesté la reine.
Puisse Dieu avoir pitié de leur âme.
Miss Prudence Featherington,
miss Philippa Featherington,
et miss Pénélope Featherington.
Toutes présentées par leur mère, la très honorable lady Featherington.
Seul le regard de la reine compte aujourd'hui.
La moindre lueur de mécontentement
fait chuter la valeur d'une jeune fille dans d'impensables profondeurs.
Miss Daphné Bridgerton
présentée par sa mère,
la très honorable vicomtesse douairière Bridgerton.
Parfaite, ma chère.
Est-ce vraiment arrivé ?
Souriez, ma douce.
On vous regarde, maintenant plus que jamais.
Mais comme on le sait,
plus une jeune fille brille,
plus vite elle peut brûler.
Il a été dit que "de toutes les chiennes mortes ou en vie,
"une femme qui griffonne est la plus canine."
LA CHRONIQUE MONDAINE
Si c'est la vérité,
alors votre auteure va vous montrer les crocs.
Je m'appelle lady Whistledown.
Vous ne me connaissez pas, et ne me connaîtrez jamais.
Mais soyez averti, cher lecteur,
moi, je vous connais bien.
Tu as étincelé, chère sœur.
J'ai juste avancé et souri en jolie robe comme les autres.
Pas comme les autres.
Je dois aller voir Pénélope.
Sa présentation était… Que t'a dit la reine déjà ?
"Parfaite" ou quelque chose de similaire.
J'ai été renversée que Sa Majesté
me complimente parmi les 200 jeunes filles présentes.
Oui, quelle distinction.
Maintenant, elles ont toutes une adversaire commune.
- Bonne chance, ma sœur. - Éloïse !
Quoi ? C'est vrai.
Le succès de mon mariage augmentera vos chances de réussite.
Nous devrons toutes trouver l'amour.
Un amour aussi pur que celui de maman et papa,
si nous avons cette chance.
J'espère pouvoir perpétuer cette grande tradition.
Vos robes sont arrivées.
Celle-ci est ravissante.
Mary Edgecombe avait porté des tons similaires.
Et reçu trois propositions le lendemain, dont une d'un comte.
Mary Edgecombe, aujourd'hui comtesse de Fulton,
aurait passé l'année dans un cottage
à des kilomètres de son comte. Elle est malheureuse. Tout est là.
Est-ce encore un de ces torchons ?
Non. Celui-ci est différent. Il nomme ses sujets entièrement.
- Fais voir ! - Attends.
Lady Whistledown.
- L'auteure. - La connaît-on ?
Lady Whistledown ne peut pas être son vrai nom.
Qu'est-il écrit ?
Elle exècre que nous ayons été nommés alphabétiquement.
- Ton père et moi trouvions cela ordonné. - Elle trouve cela "ordinaire".
La gazette a été distribuée gratuitement.
Gratuitement ? Quel auteur…
Elle a raison sur une chose.
Elle qualifie Daphné de joyau de la saison.
"Un diamant de la plus belle eau."
C'est charmant !
Je ne serais pas étonnée
que cette Whistledown s'avère être Violet Bridgerton.
Ces pages parlent de la famille de la vicomtesse
avec beaucoup d'indulgence.
Ces pages ne reflètent que la vérité.
Daphné s'est révélée divine et plus tôt elle sera hors du marché,
mieux ce sera pour les autres.
Même celles qui sont sujettes à l'hystérie devant la reine.
Achevez vos miniatures, notre invitée va arriver.
Et Pénélope, posez ce livre.
Vous embrouillez votre esprit.
Alors,
parlez-moi de cette cousine. Vous joint-elle pour la saison ?
C'est une cousine éloignée de mon mari,
et n'ayant pas de femme proche pour son entrée dans le monde,
lord Featherington m'a imposé de l'accueillir charitablement.
Vous êtes bien connue pour être charitable.
C'est ce que cette commère aurait dû publier
au lieu de spécifier erronément
que je ne chaperonnais que trois jeunes femmes cette année.
Quelle ignorante.
À moins que vous ne préfériez chaperonner que trois jeunes filles.
Je me retirerais volontiers.
Pénélope est nerveuse. C'est sa toute première saison.
Je ne suis pas nerveuse.
Non, elle a seulement 12 kilos en trop.
Et ses imperfections sont difficiles à cacher.
L'arsenic et le plomb pourraient aider.
Laissez-moi reporter d'un an,
comme lady Bridgerton l'a fait pour Éloïse,
et je me consacrerai à mes études.
Non, Pénélope.
Vous devriez peut-être l'écouter.
Guider quatre jeunes femmes
dans ces entreprises sans fin en même temps…
Imaginez la concurrence.
Quelle concurrence pourrait faire cette cousine ?
Elle a grandi dans une ferme, a une dot à quatre chiffres à peine,
quant à son physique…
Espérons que miss Thompson soit plus présentable
que les tas d'animaux hirsutes
dont elle s'est occupée toute sa vie chez elle.
La cousine de lord Featherington est arrivée.
Soyez aimables, jeunes filles,
et charitables. Les pauvres sont notre fardeau.
Elle est ravissante.
Bonjour, lady Featherington.
Quel plaisir pour les yeux !
Toutes mes condoléances, Votre Grâce, pour votre père.
- C'est très aimable. - Aimable ?
Vous le haïssiez.
Quel plaisir de vous voir, lady Danbury.
Des mots que je n'entends pas assez.
Venez.
Excusez le désordre. Comme vous le savez, j'organise un bal ce soir.
Oui.
J'ai réussi à garder le secret sur votre retour.
Mais quand ces grossières mères découvriront
qu'un duc célibataire est présent à la fête,
je ne serai plus en mesure de maintenir un tel secret.
C'est ce dont j'espérais parler.
Je suis à Londres pour les affaires de mon père.
Je crains de ne pas avoir le temps pour les mondanités.
Et je vous remercie
pour votre charmante invitation, lady Danbury,
mais je vous prie de m'excuser.
Je refuse de vous excuser.
- Une brève apparition… - Parfait !
Vous laisserez cette flasque chez vous.
C'est vulgaire.
Quelqu'un pourrait nous entendre.
Un jour, je m'emparerai de cette montre et la démonterai pièce par pièce.
Elle appartenait à mon père.
Si elle disparaissait, elle me manquerait atrocement.
Donc, vous savez précisément ce que je ressens
quand vous disparaissez.
Restez avec moi aujourd'hui.
Je ne peux pas.
Je dois chaperonner ma sœur au bal de lady Danbury.
Daphné ?
Comment sont-ils, ces grands évènements auxquels votre sœur doit participer ?
Vous les détesteriez.
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