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Hilario.
Papa.
Sotero. Mon ami.
Ça va?
Tu m'offres à boire?
Quel plaisir de voir un village comme celui-ci.
Santos.
Le monde extérieur est si instable et changeant.
Personne ne se satisfait plus de sa position sociale.
La mode féminine? Une honte!
Un cigare.
Mire! La religion.
La vraie religion est une histoire ancienne, c'est à pleurer.
Le mois dernier, à San Juan, une ville riche. Assieds-toi.
Une ville riche, bénie.
Une grande église.
Pas comme ici: Une petite église où le prêtre vient deux fois par an.
On pensait trouver des candélabres en or, un tronc débordant d'argent.
Tu sais ce qu'on a trouvé?
Des candélabres en cuivre, un tronc presque vide.
On l'a pris quand même.
Je sais bien.
Je veux lui montrer le peu de piété de certains.
Je m'en étais rendu compte.
Ne te rends compte de rien.
Et si tu avais mes responsabilités?
Nourrir mes hommes affamés comme un bon père.
Les armes. Les munitions.
Tu sais combien ça coûte, hein? Hein?
Non.
Les expéditions rentables sont révolues.
Il y avait des chevaux, du bétail, de l'or, des fruits. Plus maintenant.
Ma tête est mise à prix, les rurales sont à mes trousses.
Je reviendrai.
Ça suffit!
On prendra le reste à notre retour.
J'aime ce village.
- Je sais que vous avez des ennuis... - Assassin. Voleur.
Rafael.
Idiote.
Revoyons-nous bientôt pour discuter.
Écouter les opinions de mon ami Sotero est toujours un plaisir.
À mon retour, peut-être?
Allons-y.
Aidez-moi à le rentrer.
S'il vole encore notre récolte,
autant nous couper la gorge et en finir.
Quitter la vallée. Voilà ce qu'on doit faire.
- Vivre ailleurs? - Emporter nos foyers? Nos fermes?
On pourrait cacher de la nourriture.
À Calvera? Il ne vole pas toute notre nourriture.
- Il nous laisse de quoi survivre. - C'est déjà ça.
Et si on le suppliait d'en laisser plus?
Non. Ça l'énerverait. Je crois qu'on devrait ne rien faire.
On doit faire quelque chose.
Comme Rafael? Tu es fou.
On se tue dans les champs, et nos ventres restent creux.
- On doit faire quelque chose. - On doit faire quelque chose.
Oui, mais quoi?
Je ne sais pas.
Demandons à l'ancien.
Il le saura.
Vous battre.
Vous devez vous battre.
Avec des machettes et nos mains nues contre des armes?
- Achetez des armes. - Les acheter?
Allez à la frontière. Il y en a plein là-bas.
Mais avec quel argent?
Vendez ça.
Et tout ce que vous réunirez.
Même avec des armes,
on sait planter et cultiver, mais pas comment tuer.
Apprenez, alors.
Ou mourez.
Je vous attendais.
Vous avez fait du bon travail.
- Désolé, il n'y aura pas d'enterrement. - Quoi?
On a creusé la tombe et l'embaumeur a préparé le défunt,
- mais il n'y aura pas d'enterrement. - Je ne vous ai pas assez payé?
Ce n'est pas une question d'argent. Pour 20 $, j'enterrerais n'importe qui.
Mais l'enterrement est annulé.
Ça par exemple!
Je veux l'enterrer, vous aussi. S'il pouvait parler, il serait d'accord.
- On ne peut pas faire plus unanime. - Vous avez agi en chrétien, mais...
Écoutez, je ne cherche pas les compliments.
Je suis représentant en corsets.
Je descends la rue et un homme s'écroule, mort.
Les gens l'enjambent deux heures durant, sans lever le petit doigt.
J'agis juste en honnête homme.
- Allez, Henry... - Non. Il faut l'enterrer.
- Et vite. Il ne sent pas la rose. - Je sais. Je le ferais si je pouvais,
- mais on s'y oppose, en ville. - On s'y oppose? À quoi?
- Ils ne veulent pas l'enterrer ici. - Quoi? Au cimetière?
Il n'abrite que des assassins, des égorgeurs et des piliers de bar.
S'ils voulaient rester entre eux, c'est trop tard.
Ils sont blancs, mon ami.
Et le vieux Sam...
Le vieux Sam était indien.
Nom de Dieu.
J'ignorais qu'être un cadavre ne suffisait pas pour entrer au cimetière.
- Ça dure depuis quand? - Depuis que la ville s'est civilisée.
C'est pas ma faute. Ça ne me plaît pas.
Je traite tous les hommes comme de futurs clients.
- Alors, démarrez ce corbillard. - Mon chauffeur a démissionné.
- Il est raciste, hein? - S'il risque de se faire descendre.
- Trouvez-en un autre. - Personne ne le conduira. C'est tout.
Si c'est tout ce qui vous retient, je vais conduire, moi.
Je peux vous emprunter cette arme?
Je vous en prie.
Une minute. Ce corbillard m'a coûté 840 $ . C'est le seul du comté.
- Je ne laisserai personne tirer dessus. - Je vous dédommagerai.
- Je veux voir ça. - Moi aussi.
J'ai jamais joué les gardes sur un corbillard.
Allons-y.
- Tu es nouveau, ici? - Oui.
- D'où es-tu? - De Dodge City. Et toi?
De Tombstone. C'est animé par là?
- Et à Tombstone? - Pareil. Les gens sont calmes.
- C'est partout pareil. - Amis des Peaux-Rouges!
Du calme, c'est des paroles en l'air.
- On y arrivera. - Ce n'est pas d'y arriver qui m'embête.
C'est d'y rester.
Derrière, à gauche.
Je ne crois pas.
La fenêtre au deuxième étage. Le rideau a bougé.
Je suis mal placé. Laissons-le sortir la tête.
- Tu as été élu? - Non.
Mais j'ai fait un bon score.
Faites donc demi-tour, vous vous éviterez des ennuis.
Bientôt, OK?
Le comité d'accueil se constitue.
Arrêtez.
Arrêtez-vous ici.
Un problème?
Faites demi-tour et descendez la colline.
Il me faut six hommes.
C'est ma tournée.
Je voudrais vous payer un coup, et à votre ami, aussi.
Merci.
D'où venez-vous?
Ah, oui. Où allez-vous?
- Merci pour le spectacle. - De rien.
C'était quelque chose. Je n'oublierai jamais ça.
- Henry, la diligence part. - OK, j'arrive.
Attendez que Flora entende ça. Elle ne le croira pas.
Henry. La diligence. Allez.
Gardez ça.
- Où tu vas? - Vers le sud, plus ou moins.
Et toi?
Je me balade.
- C'est animé ici? - Oui.
Épicier et videur dans un bar, si c'est ton truc.
Ouais.
Salut.
Comment tu t'appelles?
Disons, Vin.
- Et toi? - Chris.
Entrez.
On pense pouvoir vous faire confiance.
- Merci. - On veut que vous nous aidiez.
- Cet homme, Calvera. - Un voleur. Un assassin.
Lui et ses hommes volent notre nourriture et nous laissent mourir de faim.
- Ce n'est pas tout, nos femmes... - Attendez. Une minute.
- Allez trouver les rurales pour ça. - On l'a fait. Deux fois.
Ils ne peuvent pas placer un homme dans un petit village éternellement.
Donc ils sont partis.
Et alors, il est revenu, Calvera, et tous les ans depuis.
Il continuera jusqu'à ce qu'on l'arrête.
Asseyez-vous.
- On a besoin d'aide. - On doit acheter des armes.
On n'y connaît rien.
Pouvez-vous nous acheter des armes?
Elles sont chères et difficiles à trouver.
- Pourquoi ne pas engager des hommes? - Des hommes?
Des tireurs? De nos jours les hommes sont moins chers que les armes.
- Le ferez-vous? - Votre aide serait une bénédiction.
- Je ne fais pas dans la bénédiction. - Non. On vous offre plus que ça.
- On pourrait vous nourrir. - Et on a ça.
Qu'est-ce que c'est?
On peut le vendre pour de l'or.
Tout ce qu'on possède.
Tout ce qui a de la valeur dans le village.
On m'a déjà offert beaucoup pour mes services, mais jamais tout.
Ça suffira?
Si on pouvait éloigner les bandits,
la vie serait agréable au village.
Mais là, nous, on peut encore le supporter un peu,
mais les enfants pleurent car ils ont faim.
Savez-vous ce que ça implique de se lancer dans une chose pareille?
On se battra aussi. Tous.
Quand Calvera viendra, la cloche sonnera l'alarme.
On se battra avec des armes, si on en a.
Sinon, avec des machettes, des haches, des bâtons, tout.
Une fois lancés,
vous devrez être prêts à tuer, encore et encore.
Jusqu'à la disparition de la cause de ces tueries.
- On comprend. - On y a réfléchi.
Tous les hommes du village sont d'accord?
Tous.
- Je verrai ce que je peux faire. - Gracias. Vous savez...
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