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Un garçon aime une jeune fille qui en choisit un autre à la place ;
Cet autre aime encore un autre et ces deux-là se marient par bonheur.
La jeune fille se marie par dépit avec le premier homme bien qu'elle rencontre -
Le jeune homme le prend mal.
C'est une histoire si ancienne, Et pourtant, toujours nouvelle ;
Et lui qui vient de vivre ça, Cela lui brise le cœur en deux.
Je ne pourrais être heureuse nulle part ailleurs.
C'est pas ces conneries de mode ou d'anonymat, Les enfants n'ont même pas Internet à l'école.
J'adore cette banalité.
Alors je sais ce que tu aimes chez Eric.
Et je sais qu'il n'a jamais été aimé comme ça.
Oh, les amis.
Au moins quand tu es avec lui. Et Marty.
Levons nos verres à vous deux.
Santé!
Alors, c'est comme ça qu'on fait la fête ?
C'est ta façon de faire la fête ?
Ne fais pas le malin, Basti !
De la bière ! Bière ! Bière !
Si je savais que tu buvais tant, Je t'en aurais acheté une aussi.
C'est l'alcool.
Tu sais, c'est pas vrai.
Je t'aime !
Je t'aime aussi !
Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?
T'es pas calé, mec !
Pas calé?
C'est ce que cette salope a dit aussi, "Pas calé." Tu veux voir à quel point je suis calé ?
C'est ton frère.
Viens, Basti.
- Allez, viens. Il est temps d'y aller. - Besoin d'aide ?
Non, c'est bon. Reste ici.
Trois ans plus tard
Laisser partir quelqu'un n'est jamais facile.
Et celui qui est parti ne ressent pas le chagrin de cet adieu.
C'est le deuil d'une âme jeune et claire comme Sebastian qui nous fait sentir cette perte soudaine.
Néanmoins, que cet adieu soit la naissance de nos souvenirs les plus précieux.
Et ce sont nos souvenirs qui ne peuvent nous être enlevés.
Le jour viendra où nous devrons aussi partir ... malgré toute la tristesse.
Mais tous nos proches ne seront pas loin de nous mais dans nos âmes.
Sébastian n'a pas vécu assez pour fonder une famille, mais il restera comme un fils et un frère aimant.
Aujourd'hui, son frère Eric a apporté un des disques préférés de Basti.
Sébastian, nous en sommes sûrs, c'est quelque chose que tu aurais apprécié.
J'ai déjà vu ça. La tempête n'arrivera pas avant demain.
Ta mère.
- Qu'est-ce qu'elle a en tête ? - Je ne sais pas.
Il va falloir rentrer les chevaux.
Je sais.
J'ai vu dans les journaux, que le garçon Schlemiehl est mort. Basti.
Je voulais savoir si tu en avais entendu parler.
Oui.
Et tu n'as rien dit ?
Non, maman, en effet.
Dois-je appeler Eric ?
Non.
- Tu l'as fait ? - Non, je ne l'ai pas fait.
Tu es comme ton père. Garder le silence, éviter la lutte.
C'est un brave garçon.
Tu pourrais au moins te responsabiliser pour les choses présentes.
- Mange ta salade. Tomates et oignons. Comme tu l'aimes. - Merci.
- Et n'oublie pas les chevaux. - Je n'oublierai pas.
Tu as parlé à ta mère ?
Elle voulait juste lui faire un bel adieu.
Elle n'a pas vu Basti ces dernières années. On sait tous les deux qui l'a cherché et qui a merdé.
- C'est toujours son fils. - Achim. Ecoute. Cette histoire d'église est ridicule.
- Ridicule ? - Oui.
Je sais qu'il était difficile. Mais tu dois te ressaisir.
- On me regarde comme si j'étais le mauvais. - Alors n'agis pas comme si c'était le cas.
Allez. Laisse quelqu'un te tuer et tout le monde te verra comme un putain de saint.
Eric. Il n'y a pas que du bon et du mauvais.
Et tout le monde a oublié quel connard c'était.
As-tu été en contact avec Marty ?
Écoute, Achim. Je dois y aller. A plus tard.
Alors, on sort ce soir ?
Tu peux dormir chez moi.
Je dormirai à la maison.
Tu ne comprends pas.
Mais si. Tu vis à Pétaouchnock par choix et tu es dans ta voiture 2 heures chaque jour.
J'ai grandi là-bas. Je sais que tu ne comprends pas...
Je suis de Neuruppin, ce qui n'est pas non plus Brooklyn.
Ou Sir Lancelot qui saute de son tracteur pourt'engrosser avec sa super bite ?
Quoi ?
Très bien. Pars et passe un bon moment. Je vais rester un peu plus longtemps.
D'accord. Pense juste à ta vie. Et ne rentre pas trop tard.
Sinon, tu rentras chez toi à 30 ans.
40.
50.
85.
Morte.
- De quoi avez-vous parlé avec Achim ? - De Basti. Du bien. Du mal. De tomates.
Et puis merde. Eh bien, qu'est-ce que tu es ?
Qu'est-ce que tu es ? Es-tu bon ? Es-tu mauvais ?
Les clés.
Allons, la voiture.
- Hé. - Hé.
- T'étais occupée ? - Et toi ?
Tu m'as manqué.
Je vais à la fac demain.
Papa a dit qu'il va y avoir une tempête demain.
- Je n'en peux plus. - Qu'est-ce que tu fais ?
Que se passe-t-il ?
Ouais ?
Hé.
Salut, Marty. C'est moi.
- Qu'est-ce qui ne va pas ? - Mec, entendre ta voix c'est génial.
Tu sais où j'ai été aujourd'hui ?
Oui.
J'ai l'impression que rien ne change. Peu importe qu'on soit là ou pas.
Qu'en penses-tu ?
C'est dimanche demain. Je passe te prendre comme au bon vieux temps ?
Marti ? Tu es là ?
Oui.
Je passe te prendre à 5 heures ?
Non, ça ne marchera pas.
C'est pas grave. Je serai là à cinq heures.
Marti.
Ecoute, gamin.
On ne fait pas de mal à ces arbres. Regarde.
Tu ne le vois pas, mais ils sont déjà morts.
Et c'est pas triste de couper des arbres morts, non ?
Tu es un poisson.
Bonjour.
UNE COUPE NETTE
J'aime ce que tu as fait avec la maison.
C'est bien.
Ravi de te voir.
Toi aussi.
- Comment tu les as attrapés ? - C'est l'endroit de l'oncle Achim.
Tu peux aussi pêcher ici.
Moi, c'est Eric.
Merde.
- Je vais pisser. - D'accord.
- Pas de bière ? - Bientôt.
Tu ne comprends pas ? C'est drôle.
- Je ne vois pas l'utilité de la poésie. - Tu ne comprends pas.
Ce n'est pas divertissant. Ni palpitant. Ni relaxant. La poésie existe, tout simplement.
- Voilà mon homme. - Comme les chats.
Peux-tu payer la note de ton frère ?
Bien sûr. Désolé.
- Bocki, tu as réussi. - C'est vrai. J'aurais jamais pensé me prélasser comme ça.
Eh bien. L'un de nous devait réussir.
Qu'est-ce que tu bois ?
- Bocki ! Je vais prendre une grande bière. - Pas de problème.
Pas de bisou ?
Et moi alors ?
Le plaisir est une fille étourdie, Et les amours ne durent pas longtemps ;
De vos sourcils, elle fera une boucle, vous embrassera vite et s'éloignera.
Dame chagrin, méprisant toute agitation, s'engage à vous embrasser ;
Elle dit qu'elle n'est pas du tout pressée, Et sur votre lit, vous vous asseyez et tricotez.
C'est bien.
N'est-ce pas ?
Ça ne marche pas ?
Quel est le problème ?
Arrête, Basti.
Basti. Arrête, s'il te plaît.
Basti. Arrête ça.
Donne-moi un instant.
Est-ce que ça va ?
Non. Arrête.
Bonjour.
Je n'en peux plus.
Hé.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je peux rester ici quelques jours.
Et Eric?
C'est bon si je ne dis rien ?
Bien sûr.
Je suis désolé que tu aie perdu ton frère.
Je pensais que tu m'appellerais.
Je pensais que tu voulais pas de ma pitié.
Pitié ?
ça aurait demandé des tripes. Je me faisais du souci. Mais c'est pas grave, je suppose.
On a découvert quelque chose sur sa mort ?
Tu sais comment c'est. Les policiers connaissaient Basti. Alors pourquoi s'en préoccuper ?
Au fait, Je te suis très reconnaissant de l'avoir accueillie.
C'est ce que font les bons amis. Et qui aurait pu savoir qu'elle ne déménagerait jamais?
Eric.
Elle m'a appelé. Il y a deux semaines. Après un an ? Ou plus ?
Et?
Alors on s'est rencontré.
- Rencontré ? - Rencontré.
Et elle m'a raconté cette charmante petite histoire.
Je ne suis pas ici pour changer d'avis.
Qu'ai-je fait de mal ?
Rien.
Je suis vraiment désolée, mais je ne pouvais pas te le dire.
Me dire quoi ?
J'ai juste besoin de savoir pourquoi on est pas ensemble.
Tu es juste partie. Partie.
Il est gentil avec toi ?
Martin?
Il te traite bien ?
Tu le connais.
C'est ton frère.
- Et lui ? - Il te ressemble.
Toujours. Mais on est pas vraiment pareils.
Parle-moi. Qu'est-ce qui ne va pas ?
Que suis-je pour toi ?
Tout.
Qu'est-ce que Basti a fait ?
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