200 baris pertama.
TOUS LES PERSONNAGES, INSTITUTIONS ET THÈMES CRIMINELS PRÉSENTÉS SONT FICTIFS
On s'en parle demain.
Il faut que je bosse.
Oui.
J'ai commandé une pizza.
On a une affaire.
Il est 11 h 00. Voici les nouvelles.
De violents affrontements se sont produits dans le Sahara Occidental.
Les forces de l'ONU stationnées dans la
zone ont été accusées d'agression sexuelle
sur les autochtones, y compris des enfants.
Tu le reconnais ?
- Abramski. - Le Abramski ?
Oui. Le spécialiste de la transplantation de moelle épinière. Marek Abramski.
Ils ont tiré à travers le judas.
Travail de pro.
Ta nouvelle collègue.
Sous-officier stagiaire Marta Zadara. Elle est en formation.
Samborski.
Il y avait une boîte à pizza juste à côté de la porte.
- Où est la pizza ? - Je sais pas.
La première patrouille l'a légèrement déplacée.
- Légèrement déplacée ? - Avec le pied. Avec le coude.
Avec le pied ? Avec le coude ?
- Ils ont tout niqué ? - Voilà !
Tu es dans la police. Pas dans un couvent.
Je vois que vous allez bien vous entendre. Je dois y aller.
Continuez sans moi. Au revoir.
On dirait que le tireur n'est pas entré.
- Qui nous a appelé ? - Les voisins. On les a déjà interrogés.
Ils ne savent rien ou font mine de ne pas savoir.
La vidéo sur l'interphone montre une personne portant un casque.
Le vrai livreur a été retrouvé inconscient à côté de la pizzeria.
Il se souvient de quelque chose ?
Juste un pain dans la tronche. Les gars avaient des casques.
Il n'y a rien sur le téléphone.
Il a seulement appelé la pizzeria.
On doit attendre les relevés de la ligne fixe.
Allons vérifier.
- La bleue a l'air plus utilisée. - Elle appartient à un mec.
- Quel cliché. - Un mec, c'est sûr.
Je te dépose ?
C'est du 11,43 mm.
Oui. Gros calibre.
Tout est clair.
Tir à travers le judas, pas de signes de lutte.
J'ai foiré ma génétique en deuxième année à cause de lui.
- Quand aurez-vous les résultats ? - Quand ils seront prêts.
- Quoi ? C'est votre première fois ? - La troisième.
Il est grand temps de vous y habituer.
C'est juste des tissus. Vous voulez du café ?
Café ?
Abramski était veuf. Pas d'enfants. Juste son travail.
On ne sait pas encore pour les femmes et les addictions.
Il n'a pas réalisé d'opérations chirurgicales récemment.
C'est une grande perte. Le professeur était un grand homme.
Tout le monde est... schockiert.
- Vous travaillez ici depuis quand ? - Depuis le tout début.
- C'est-à-dire ? - Dix ans.
Nous avons bâti la Fondation ensemble. On s'est rencontré en Allemagne.
Que faisiez-vous hier après 18 h 00 ?
J'étais en Allemagne.
J'ai atterri ce matin. Voici les billets...
- Joop Holten. C'est allemand ? - Non, hollandais.
Et votre présence ici ? À quoi la devons-nous ?
La Fondation fait partie d'un plan au niveau européen.
Nous voulions introduire la Pologne dans le circuit civilisé de transplantation.
Civilisé ?
- Et en polonais ? - Mais je parle polonais.
Oui, mais je ne vous comprends pas.
Pour qui travaillez-vous ? Qui paye qui ? Pour quoi ?
C'est compliqué de trouver un donneur de moelle épinière.
On a besoin d'une base de données.
Nous travaillons avec les plus grosses banques de données génétiques
dans tous les hôpitaux à travers l'Europe.
Et l'argent ?
Nous en recevons un peu de l'Europe, un peu de l'État polonais.
Abramski a lui-même levé quelques fonds.
Il savait comment pousser les entreprises à la philanthropie.
De la pub gratuite à la télé et il travaillait avec quelques célébrités.
Des ennemis ?
Pas d'ennemis. Seulement des amis.
Sauf un.
Les impôts ? Qu'est-ce que vous entendez par impôts ?
Allez vous faire foutre avec vos impôts !
Ferme ta putain de gueule !
- Ta gueule ! - D'accord, d'accord.
Samborski ! Zadara !
Pas besoin de hurler. Tu peux pas être un peu plus sympa ?
Plus sympa ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
Je sais pas. "Pourriez- vous venir ?" Ou un truc comme ça.
Ça ne sonne pas sympa pour moi.
- Et Abramski ? - Toujours mort.
- Ça a commencé. - Les médias ?
Et la hiérarchie.
Sa Fondation a sauvé l'enfant d'une huile au bureau central.
On a besoin de tous les papiers, documents, reçus, rapports.
- L'enquête est encadrée. - Du gâchis de papier.
- Autre chose ? - Oui. Vous êtes officier maintenant.
Officier Zadara, pourriez-vous rester pour signer quelques documents ?
Tu vois ? Je peux être sympa.
Qu'est-ce qu'il y a ?
On m'a sorti de mon appartement.
Je ne sais pas pourquoi. Et Lady a besoin de boire.
Asseyez-vous.
- Merde, c'est qui ce mec ? - L'homo ?
Regarde ça.
- Il est pas mal, hein ? - C'est un déguisement ?
- Lui ? L'homo ? - Je ne sais pas encore.
C'était où ?
Hé Sambor, occupe-toi de tes fesses.
Tu n'as rien ?
Non.
Mais le vieil Abramski s'est pris une balle.
Comment tu sais ?
Je peux rien te dire. Je dois protéger mes sources.
- Décroche, ça doit être ton indic. - Je peux rien dire.
Si tu ne peux pas, moi non plus.
Sambor !
Sambor, tu penses vraiment qu'Abramski n'était qu'une coïncidence ?
Ce que je pense ne compte pas. Autre chose ?
Je peux fouiner, poser des questions. Une
hyène peut parfois mieux faire qu'un porc.
On a parlé de tes capacités la dernière fois.
Tu as vendu un rapport à un journal.
- Va te faire mettre. - Fais gaffe. Tu risques de le regretter.
Ça fait six mois que je ne t'ai pas vu et je ne le regrette pas.
Fais gaffe.
C'est une femme qui est sur le scooter.
Ils ont dû mettre son téléphone sur écoute.
Les données mobiles d'Abramski ?
- Je sais comment faire ça. - Rapidement alors.
Autre chose.
Je déteste qu'on me refile un nouveau partenaire sans me le demander.
Je déteste qu'on se mêle à mon interrogatoire.
Et je déteste les rouges à lèvres trop voyants. Juste pour que tu le saches.
Et je déteste les mecs qui parlent trop.
Tu es sale.
- Quoi ? - Fromage blanc.
Compris ?
Qu'est-ce que tu regardes ?
Il ne sait rien faire !
- Samborski est juste un pion. - C'est le meilleur flic de la ville.
J'ai d'autres amis.
Personne ne vous a vu ? On ne doit pas nous voir ensemble.
J'ai été prudent.
Ne cédez pas maintenant.
On est en sécurité.
Vous savez ce que je veux.
Voilà tout ce que vous avez besoin de savoir.
Fais coucou à Papa !
Papa !
Tu n'as nulle part où aller ?
Je n'en avais pas envie.
- Abramski était sur écoute. - Tu es sûre ?
Son téléphone était sur écoute. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Bien sûr que je la connais. Sylwia Górska est notre comptable.
- Vous avez l'air surpris. - Je ne savais pas qu'elle avait un gosse.
Les femmes ont des enfants.
Marek aimait bien ce genre de mélodie.
- Est-ce que Górska est au bureau ? - Non, elle ne travaille pas aujourd'hui.
Allez demander au service comptable au fond du couloir.
Malheureusement, j'ai un avion à prendre pour Varsovie.
Abramski a parlé à Górska avant de mourir.
Il a appelé d'une ligne fixe.
On a aussi son authentification.
Combien valait son site internet ?
Deux appartements à Wrocław, un à Cologne et un autre en bord de mer.
Et une très grosse police d'assurance.
Tout revient au fils et à sa mère.
Górska a organisé l'assassinat.
Pour une police d'assurance et quelques baraques ?
Vous avez le droit de garder le silence.
- Voulez-vous exercer ce droit ? - Non.
Vous êtes comptable, n'est-ce pas ?
Donc, vous savez combien font deux plus deux.
- Alors ? - Quatre.
Pas de mensonges. Pas d'omissions. Pas de demi-vérités.
J'ai assez de preuves pour vous enfermer pendant 48 heures.
- Vous le connaissiez depuis quand ? - Qui ça ?
Votre contact le plus intéressant.
Je ne comprends pas.
Vous avez suivi votre cœur ou tout faisait partie d'un plan ?
- Excusez-moi ? - Ou souffrez-vous d'anxiété sociale ?
J'ai tout mon temps.
Je ne comprends vraiment pas ce que vous me demandez.
Je finis à 16 h 00, ensuite vous irez en prison.
Votre mari s'occupera de votre fils.
- Je n'ai pas de mari. - Veuve ?
Divorcée ?
Les services sociaux s'en occuperont alors.
S'il demande qui est le père, je lui pète sa gueule.
Qui est le père ?
- Ce sont mes affaires, c'est tout. - Mademoiselle Sylwia, est-ce que vous...
avez eu une relation personnelle...
avec Abramski ?
Quel genre ?
- Je ne sais pas. Un adultère. - Non.
Mademoiselle Sylwia. Il est temps de parler.
Je n'ai rien à dire.
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