200 baris pertama.
24 dollars pour venir dans le Bronx !
Ne te plains pas, tu ne viens qu'une fois par an.
Attendez, je vous aide.
Adam sera là ?
Si oui, sois gentil.
T'en fais pas.
Bonjour, maman.
Mieux vaut tard que jamais.
Pour le Seder, tous les juifs sont sur les routes.
C'est l'Exode.
A voir ton costume,
on ne dirait pas que les gens mangent moins de viande.
Ne le froisse pas.
On se connaît, non ?
Salut, papa.
Ca va, Adam ?
Qui tu as, toi, cette année ?
Attends...
La bar mitzvah de Owen Zuckerbrot !
Il les récupère à la synagogue.
Convertis-toi, tu auras une kipa à ton nom.
Attends !
Vous avez vu ? Il n'a pas oublié l'hébreu, quand je pense que...
Quel dommage qu'un garçon si intelligent...
abandonne à six mois du diplôme.
Tu as abandonné ?
A six mois.
- Trois... - Changeons de sujet.
On peut parler, oui ? Je t'ai pas vu depuis 4 mois.
Je ne suis pas là pour ça.
Il a bonne mine.
Regardez-moi cet appétit !
A 23 ans,
il mange comme un grand, pas de quoi s'extasier.
- Je l'admire... - Te gêne pas, Rose.
- 24 ans qu'il m'appelle Rose ! - 23...
au début vous le snobiez, le Goy.
Ouvre, pour le prophète Elie.
Pourquoi a-t-il un plus grand verre ?
Tu ne te renouvelles pas.
Laisse la chaîne, sinon...
c'est l'Ange Exterminateur...
qui va débarquer.
A votre âge, on change de quartier.
- Tu as quel âge ? - On ne sait pas.
C'est de la superstition.
Pourquoi provoquer Dieu ?
J'y vais.
Ce n'est pas un si mauvais quartier.
Alors, pourquoi je peux pas venir en Cadillac ?
Vous pourriez trouver ailleurs, je peux vous aider.
Sur leur tombe, on gravera...
"Les derniers Juifs du Bronx".
Salut, Jesse.
A quelle heure ?
Pas de problème.
Ne t'en fais pas.
D'accord. A tout à l'heure.
Ton grand-père ?
Que voulait-il ?
Nous présenter ses voeux.
Ton père connaît notre numéro, Vito ?
Ca m'étonne.
Il nous surprendra toujours.
Tu l'as dit.
Bonne nuit.
Trouve-nous un taxi, j'arrive.
Il faut déménager.
Pas à vos frais.
Vous êtes des proies faciles dans cette jungle.
Je ne viens plus si vous ne déménagez pas.
Ecoute ton petit-fils, maman.
Jesse voulait quoi ?
Nous présenter ses voeux.
A d'autres, Adam.
Il a besoin d'une caution. J'y vais.
Il t'appelle, toi !
Tu le vois, lui, et moi tu m'évites.
C'est grave ?
Il a cogné un flic dans un bar.
Il a cogné un flic !
Il l'a amoché ?
Il a dit : "Je l'ai sorti à coups de lattes, le lardu."
Il ne changera jamais.
Je suis ravi d'avoir une forte hérédité.
J'espère être aussi bagarreur à son âge !
Méfie-toi, avec cette hérédité...
il nous a légué pas mal de tares en prime.
Evite-le.
Il ne m'a jamais fait de mal.
Ca pourrait venir.
Qu'il passe la nuit en taule.
Prête-moi 800 dollars.
Non. J'ai raqué il y a 3 ans et depuis, pas de nouvelles.
Les cautions, terminé.
C'est moi qui te les emprunte.
J'ai 200 dollars, il m'en faut 800.
Pour toi ?
L'année de la mort de ma mère...
j'avais sept ans...
je suis parti avec Jesse acheter un arbre de Noël.
A minuit, on passe devant un garage.
Sur le toit, il y avait un superbe sapin illuminé.
Jesse s'arrête et dit : "Parfait ! Il est déjà décoré."
Attends...
Je faisais le guet...
j'avais sept ans
et mon père était en train de piquer un sapin !
Ca te fait rire ?
J'en ai des tas comme ça.
A douze ans, je l'aidais à voler des trains électriques.
Je devais sécher l'école pour lui filer un coup de main.
- Il voulait les revendre. - Ca a marché ?
C'est pas le problème !
C'est pour te prévenir.
800.
C'est bien.
Grâce à toi ils quitteront peut-être le quartier.
Facile... je les tiens.
On a le pouvoir sur qui nous aime.
Ca marche dans les deux sens...
celui que tu aimes a autant de pouvoir sur toi.
Tu as raison.
- Match nul, alors ? - Oui.
Tu les as décidés à déménager !
Ah, le taxi.
On dîne mardi ?
Nous venons à quelle heure ?
- Tu invites Christine ? - Bien sûr.
Elle est toujours la bienvenue. On te ramène ?
Non, merci.
On ne le ramène pas ?
Affaire N 178 649 325...
Coups et blessures.
Hier, à 18h, dans un bar, 502, 10ème avenue...
M. McMullen a frappé...
un policier en congé.
Je suis curieuse...
d'entendre cette histoire de votre bouche.
Votre Honneur...
j'ai subi la brutalité policière.
Les faits, M. McMullen.
Ca s'est passé si vite... je vais essayer.
On se querellait.
J'avoue y être pour quelque chose.
Comme souvent dans ces cas-là...
on en est venus à parler de ma mère,
une Indienne pure souche.
Et il me sort...
"On aurait dû les tuer tous."
J'ai vu rouge.
C'est-à-dire ?
J'ai fait ce que j'ai pu, vu mon âge.
Pour son âge, il s'est montré très efficace...
18 points de suture...
nez et mâchoire fracturés.
L'émotion... la peur... Votre Honneur.
Voici son casier judiciaire.
Une première condamnation à 3 ans, en 1947...
juste après sa naturalisation...
et ainsi de suite...
Le Procureur voudrait-il
condamner mon client sans procès ?
On est là pour la caution.
Le petit-fils de l'accusé est là.
Mon client a des répondants.
Caution fixée à 5000 dollars...
dont 500 payables tout de suite.
Tu les as ?
T'es lesté, dis donc.
Vito avait du liquide.
Il a toujours du pognon à blanchir.
C'est un fraudeur, ton père.
J'en ai beaucoup souffert.
T'as grandi, depuis le temps.
L'argent.
C'est devenu un foutoir la prison !
Je ne connais pas.
Tu perds rien.
Quand on est jeune, à la rigueur...
Ah bon ?
Ca endurcit, comme l'armée.
Portefeuille, montre, mouchoir...
sans oublier 270.000 dollars... Je plaisante.
270 dollars.
C'est de pire en pire !
Il n'y a pas qu'ici.
Tu as l'air en forme. Ca te réussit, la fac.
Tu te trompes...
ça ne me réussit pas du tout.
C'est le flic qui a cogné le premier ?
Adam... c'est toujours moi qui cogne le premier...
pour avoir le dessus.
Depuis quand es-tu rentré ?
J'ai arrêté en janvier.
J'étais à deux doigts du Doctorat en biologie.
C'est ton vieux qui paie ?
Non, j'ai une bourse...
de la Fondation Westinghouse.
Il n'y en a que six par an.
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