200 baris pertama.
Salut.
Moi, c'est Bob.
Scott.
C'est bien, bon chien. Non, ne te lèche pas.
C'est bien.
Regarde...
fais comme Cannibal.
- Il me les faut sur le plateau. - J'arrive.
Tu sais ton texte ?
Lou dit qu'on peut pas filmer le grognement et l'attaque en un plan.
On peut, mais en deux temps. Il faut préparer les chiens séparément.
Je ne comprends pas pourquoi.
Parce qu'il porte la tenue de dressage d'attaque
alors les chiens le prennent pour un jouet à mâcher.
Ça les amuse, ils adorent.
C'est une question de sécurité.
Scène 37, 1re prise.
Moteur !
Caméras A et B, annonce !
Brownie !
Cannibal !
Bullet !
Ici, les gars !
On est prêts ?
Prêts.
Action !
Scottie,
ta mère a appelé.
Elle voulait quoi ?
Te voir.
Je suis obligé ?
Bien sûr que non, mais...
c'est ta mère.
Elle dit qu'elle va beaucoup mieux.
- Pour combien de temps ? - Joe, arrête.
J'y réfléchirai.
Et un certain Bob Black a appelé.
Encore un de ces types de San Francisco ?
Non, il est du coin, West Hollywood.
Salut, p'tit cul !
C'est ici que tu vis ?
Oui, pourquoi ?
T'as dû emménager quand les ploucs sont partis pour Beverly Hills.
Au revoir, Rose, à demain.
Amuse-toi bien.
À propos, c'est Bob.
Salut, Bob.
Mesdames et messieurs,
la vedette du spectacle.
Célèbre dans le monde entier
pour son candélabre...
et son piano.
Le spectaculaire
Liberace !
Cette partie du boogie-woogie est étrange et mérite une explication.
C'est une interruption, un "break".
Si je joue et que je m'interromps à un endroit,
vous allez penser que j'ai oublié la musique.
Mais je n'ai rien oublié, c'est une partie sans notes.
D'où le nom de "break".
On s'amuse bien.
Essayons quelque chose.
Seulement ces dames,
cette fois, d'accord ?
Toutes les filles ensemble.
C'était épatant.
Alors, les gars...
à votre tour.
J'adore ! C'était épatant.
Je te l'avais dit, George,
les hommes viennent à mes concerts.
Ça me fait plaisir
et je connais une autre personne ici à qui ça fait plaisir,
ma mère.
Maman, j'ai une idée. Ça va être à ton tour.
Je vais jouer rien que pour toi.
D'accord, maman ?
Maman,
tu swingues, ce soir !
Merci à tous de m'avoir accompagné pour ce boogie-woogie,
j'aimerais faire une petite expérience.
J'ai joué ce boogie sur une mesure à 8 temps.
Je vais essayer de le jouer sur une mesure à 16 temps.
Il est inouï !
Merci beaucoup.
Vous savez...
Allez-y,
contemplez-moi tant que vous voulez.
Vous avez payé pour ça.
On me demande toujours :
"Comment jouez-vous du piano, avec toutes vos bagues ?"
Et je réponds toujours : "Très bien, merci."
À présent, j'aimerais vous présenter
une autre paire de mains pianistiques
pour un morceau en duo.
Mon protégé
et ami, M. Billy Leatherwood.
Regarde ça !
Une paire de folles assorties !
C'est drôle que ce public aime un truc aussi gay.
Ils n'imaginent pas qu'il est gay.
Voilà Ray. Tu le vois ? En noir.
Ray !
Bobby !
Content que tu sois venu !
On a adoré, merci ! Voici mon ami, Scott Thorson.
Enchanté.
C'était incroyable, merci.
Venez saluer Lee.
- T'es sûr ? - Oui, il sera ravi.
Lee ? Regarde qui est là.
Lee, tu étais fantastique !
Voici mon ami, Scott Thorson.
Sa première fois à Las Vegas.
Un innocent égaré !
Comme dans un film de Disney. Un petit Bambi.
Ravi de te rencontrer.
Vous étiez incroyable.
Je ne suis qu'un pianiste.
Mais les gens ont eu l'air de s'amuser.
Tu étais super aussi, Billy.
Ray, un verre pour nos amis ?
Pas pour moi, j'ai un autre spectacle.
Vous allez recommencer ? Je ne sais pas comment vous faites.
Qu'il est mignon ! Pas mal, pour une vieille peau, hein ?
Tu as une mine fantastique. Et avec le public, c'est génial !
Ça marche à chaque fois.
Je monte ce spectacle une fois par an.
C'est comme ça tous les soirs.
Tout jeune, je jouais dans les saloons, à Milwaukee,
on disait encore "saloons", c'est dire mon grand âge !
Moi aussi, je suis du Wisconsin.
Non, c'est vrai ?
Ça doit être le destin.
Un soir, le public me demande de jouer un air du hit-parade,
intitulé "Three Little Fishies".
Il y avait à peine une mélodie, ce n'était pas difficile.
Je l'ai joué, ils étaient contents.
Et je ne sais pas comment ça m'est venu,
mais j'ai eu l'idée de jouer ça
comme si c'était du Strauss.
Et ils ont adoré !
On aurait cru que j'avais inventé le piano !
Là, j'ai compris que l'important,
c'était de donner du plaisir.
C'est ça que j'aime.
J'adore donner du plaisir aux gens.
Vous restez en ville ce soir ?
Oui, il est trop tard pour rentrer.
Lee, s'ils venaient pour le brunch, demain ?
C'est trop de dérangement.
Non, brillante idée ! Faisons ça.
Mais après 15 h. Je dois dormir pour être beau.
Bienvenue, les bohémiens !
C'est un palais ?
Lee se prend pour le roi Louis II.
C'est qui ?
Le Liberace de Bavière.
C'est un pianiste aussi ?
Non.
Presque l'heure de faire trempette.
Excusez ma tenue décontractée.
Ravi que vous ayez pu venir.
Ces chiens seraient pas mieux au barbecue ?
Il est méchant avec mes bébés. C'est ma famille.
Voici Baby Boy.
Il est très vieux.
Il est sourd, il ne voit plus.
Je suis son chien d'aveugle.
Je peux avoir des gouttes pour ses yeux.
Scott s'occupe d'animaux.
J'ai travaillé pour un vétérinaire,
plein de caniches avaient des problèmes d'yeux.
Ça serait fabuleux !
Personne n'a pu l'aider.
Je déteste le voir souffrir.
J'ai adoré ce qu'ont dit les critiques de San Francisco :
"Liberace n'était pas Rubinstein,
"mais Rubinstein n'est pas Liberace."
Voici mon homme de maison, Carlucci.
C'est lui qui fait la loi ici.
Porc.
Roulés de porc, vous en voulez ?
Non, merci.
Après, je te ferai faire le tour du propriétaire.
Super.
Je m'occupe de la décoration,
j'adore ça.
J'appelle ça "kitsch palatial".
Jolie formule, non ?
Je n'ai jamais vu tant de pianos.
Je n'y touche jamais.
Enfant, maman m'obligeait à jouer tous les jours.
Je n'avais pas d'amis.
Alors, maintenant je ne joue jamais...
quand je m'amuse.
Ce sont de vraies colonnes romaines.
Ioniques.
Je soutiens à moi seul
toute l'industrie autrichienne du strass.
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