200 baris pertama.
"L'homme et la femme vivaient nus.
"Ils ignoraient la honte."
Mon père arborait ce chapeau melon
aux enterrements, mariages, grandes réunions syndicales
et au temple, bien sûr!
Mon père était très à cheval sur la religion.
Mon frère était un ivrogne
mais il était tout pour moi.
Il me lavait, me mouchait, m'expédiait à l'école...
À ses moments de loisir,
c'était le meilleur mineur du Pays de Galles.
N'est-il pas adorable!
Qui êtes-vous?
Un pilier de notre Venise: moitié écrivain, moitié guide...
Un écrivain!
En une journée, il produisait le charbon
que le Cardiff-Londres brûlait en une semaine.
Voilà, M. Tyvian.
Et voilà mon frère qui met le cap sur cette chaumière...
C'est ma tournée.
Continuez, Ty.
Vous avez sans doute oublié pourquoi nous sommes ici.
"Si je t'oublie..."
Un soleil de plomb fondu.
Venise pendant la Biennale du Cinéma.
Mon roman me donnait la gloire, le film la fortune.
Je voguais sur les eaux de Babylone
tiré par un char de feu.
Et voici M. Branco et M. Jones.
M. Branco! Quelques mots...
J'espère la victoire.
Voici Tyvian Jones, l'auteur du roman.
Vos impressions?
Tout ça, ça me fait une belle jambe.
Francesca, enfin!
Bonjour, Anamaria.
- Bonsoir. - Sergio!
II y a foule!
Tyvian, c'est merveilleux!
- Félicitations! - Merci.
Vous êtes extraordinaire!
Extraordinaire! Je pèse mes mots.
Vous croyez que ça leur a plu?
L'empereur t'emmène à Rome.
J'ai laissé ma chemise de nuit dans ta chambre
pour te tenir compagnie.
Je savais que votre livre ferait un bon film.
Je ne me trompe jamais.
Il a fallu te forcer à faire ce film!
La victoire a mille pères... et mères.
Votre film introduit une dimension nouvelle
dans la narration cinématographique.
Comme c'est gentil.
Je vous présente Francesca Ferrara.
Occupe-t'en.
Voici l'auteur du scénario:
M. Arthur McCormick. Excusez-moi.
Votre journal désapprouverait cette rencontre.
Allez vous désaltérer, ma vieille comtesse.
Champagne!
Un jus de tomate pour M. Jones.
Dans votre roman, les Gallois sont tous gros buveurs.
Et les Italiens de très bons amants.
Soyons amis, ce soir.
Mon film...
Notre film est un triomphe.
J'attends votre 2ème roman, Tyvian.
Si Francesca vous convainc de l'écrire.
J'y arriverai.
Anamaria m'a trouvé une maison sur la lagune.
Je vais y commencer mon roman.
Je l'achète, sur un simple résumé.
Je suis prêt à vous faire une avance.
Toujours l'argent!
Tyvian méprise l'argent.
Votre argent m'intéresse beaucoup, M. Branco.
Vous voulez le roman tout de suite?
Je m'en occupe! Un roman de Tyvian Jones
adapté par Arthur McCormick...
Dialogues italiens de Mme Tyvian Jones.
Écoutez!
Écoutez-moi tous!
Les triomphateurs d'aujourd'hui poursuivent leur collaboration.
Tyvian va écrire un nouveau roman, et Francesca a trouvé un mari.
À Francesca et Tyvian!
Je dis au revoir à Tyvian. Je te retrouve à l'aéroport.
Tu m'as fait affreusement peur.
J'ai cru que tu annonçais notre mariage.
Tu penses à ton roman?
Je veux un mariage en gondole, Tyvian.
C'est mon église, della Salute.
Je sais.
Ça t'ennuie?
Les guerres de religion, c'est dépassé!
Marions-nous où tu veux.
Tant qu'il y a une nuit de noces.
Branco ne peut-il se passer de toi?
II prétend que non.
Ne rentre pas à Rome ce soir.
Reste avec moi.
D'accord.
Je vais demander à Branco.
Ne néglige pas ton travail.
On se reverra ce week-end.
- Qu'y a-t-il? - Le gouvernail est cassé!
II faut réparer!
Un bris de gouvernail? C'est le bouquet!
Fais-nous débarquer.
- Comment? - À la rame!
II y a une maison!
Répare et viens nous chercher.
Ne t'en fais pas, chérie, ce n'est rien.
Prends ma main.
Mettons-nous à l'abri.
Attends, j'allume.
Monte!
Je vais fermer la fenêtre.
- Prends ça. - Tout de suite, chérie.
Belle maison, non?
Pose ça là.
Ouvre-la!
On a eu de la chance.
Tu veux te changer?
Je te laisse.
Je vais faire du feu.
Je t'attends en bas.
Que voulez-vous?
Ce que je veux? Vous êtes chez moi!
Je suis avec une amie.
Excusez-moi.
Vous vous croyez à l'hôtel?
Quel sans-gêne!
Et vous avez cassé une fenêtre!
Où est-elle, votre amie?
Servez-vous à boire.
Prête, ma chérie?
Ce n'est pas ma faute.
Je me suis permis de vous en faire un.
Trop aimable.
Je ne bois pas.
Je m'appelle Silvano Pieri.
J'ai retenu une chambre à l'hôtel.
Mais avec ce bris de gouvernail et cet orage...
Vous pouvez rester ici.
- Notre hôte vous a servi à boire? - Je vous présente Mme Olivieri.
Vous avez pris l'orage?
J'ai failli passer la nuit à Venise.
J'aurais eu tort.
Française?
Vous vivez à Venise?
Moi, oui. La dame habite Rome.
Je croyais connaître Rome...
J'en ignorais l'essentiel.
Tu dois être fatiguée, Eva.
Tu veux aller te coucher?
Je peux vous offrir des ufs et du café.
Nous avons dîné tard.
Où vais-je dormir?
Là. Dans ma chambre.
Vous n'avez vraiment pas faim?
Vous avez ce qu'il vous faut?
Je reçois peu de femmes, ici.
Vous ne me croyez pas?
Vos vêtements sècheront mieux à la cuisine.
Écoutez.
Désolé de cette intrusion, mais que ça soit clair.
La fille est à moi.
Vous comprenez?
Vous croyez que je vais vous prêter mon lit?
J'ai longtemps attendu cette nuit.
Pas sous mon toit! Vous dormez ici et moi dans le bureau.
Écoutez.
Elle n'est à Venise que pour le week-end.
Comme c'est triste.
J'ai dépensé une fortune pour elle.
Je lui ai même offert un petit tableau de grande valeur.
Elle est mon obligée. Entre gentlemen...
Entre gentlemen...
Je paierai si vous voulez.
Vous êtes un épicier!
Je perds mon temps!
Votre ami est parti.
Il vous croit son obligée.
Ce n'est pas mon style.
Je crois au droit du conquérant.
Vous devez valoir le coup.
Il m'a proposé de louer la maison... pour la nuit.
Et votre mari? II est beau, bien sûr...
Vous le trompez donc avec ce minable.
Pourquoi pas avec moi?
Pourquoi pas?
Voyons ce que vous savez faire...
Oui, vous êtes chez Mme Olivier.
C'est le colonel. Il veut vous parler.
Désolé, elle ne peut pas vous parler.
À quelle heure?
À 8 heures et demie. Je lui dirai.
- Qu'a dit le docteur? - Je vais très bien.
C'est merveilleux!
Êtes-vous assez riche?
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