Frida

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Frida 2024 720p AMZN WEB-DL DDP5 1 H 264-FLUX
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Diterbitkan pada: 2024-03-22
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Tout ce que j'ai peint dans ma vie, c'est le reflet sincère de ce que je suis.

Ce que je ne pouvais pas exprimer autrement.

Je peins car j'en ai besoin.

Frida Kahlo a laissé un riche témoignage de sa vie

à travers sa correspondance, ses carnets et ses illustrations.

Ces mots sont les siens.

Qui aurait cru que ces taches de couleur prendraient vie

et m'aideraient à vivre ?

Mexico était tout mon univers.

J'étais heureuse.

Je courais joyeusement dans tous les recoins de mon jardin.

Je criais et riais sous un plant de verveine.

Ma mère était obsédée par la religion.

Elle invitait les prêtres à faire la messe à la maison.

Ses amies se joignaient à elle pour réciter le rosaire.

Tandis que tout le monde priait,

je m'efforçais de ne pas rire.

Je me souviens avoir demandé ce qu'étaient les mystères de la Bible.

On me répondait : "Le dévouement absolu à notre Seigneur."

Mais je continuais à embêter le prêtre avec mes questions.

"Comment est né le Christ ?

"La Vierge Marie était vraiment vierge ?"

On me jetait dehors, je gâchais la Bible pour les autres enfants.

Mon père était photographe.

Son studio me fascinait.

Papa était athée. C'était le seul qui lisait, à la maison.

Des ouvrages scientifiques, de géographie, d'Histoire.

Je le suivais partout.

Il peignait de petits paysages près de la rivière,

à l'aquarelle et à la peinture à l'huile.

Il rangeait sa boîte de peinture à l'huile dans un coin de son studio.

Je lorgnais sur cette boîte.

Vert,

lumineux, chaud, positif.

Magenta,

aztèque.

Rouge mexicain,

le sang de la figue de barbarie.

Marron café,

la couleur du mole,

de la terre.

Jaune,

couleur du soleil et de la joie.

Petite, je me promenais dans un monde rempli de couleurs,

de formes tangibles.

Le monde était mystérieux, plein de secrets.

Le déchiffrer et le comprendre était comme un jeu.

Je voulais être médecin,

j'ai donc rejoint l'école préparatoire.

UNIVERSITÉ NATIONALE DU MEXIQUE

Au début, je ne m'y plaisais pas,

car je devais aller au dernier étage avec les autres filles.

Elles disaient :

"Frida est un peu bizarre."

Je me suis liée à un groupe d'amis surnommé les Cachuchas.

On portait des casquettes,

et j'étais la seule fille.

Frida était survoltée, à l'école de médecine.

Elle bousculait toutes les traditions.

CAMARADE DE CLASSE

Naturellement, elle était attirée par les garçons rebelles,

et elle a rejoint notre groupe.

Je suivais les Cachuchas partout

et je prenais part à toutes leurs bêtises.

On avait accroché des pétards à un chien et on l'a lâché dans l'école.

CAMARADE DE CLASSE

Ça a entraîné un chaos incroyable. Tous les cours ont été suspendus.

Frida était dans un couloir, morte de rire.

Au lieu d'aller à mes cours, j'allais aux leurs.

J'ai réussi mon année de justesse. Je trichais pour avoir des bonnes notes.

Alejandro était le meneur des élèves.

Il participait à toutes les manifestations étudiantes.

Je suis attirée par les gens intelligents.

Je choisis des personnes qui me paraissent supérieures.

Mon Alex.

Mon Alex adoré.

Mon Alex.

J'aurais voulu qu'Alejandro me baise,

mais il préférait me dire de jolies choses.

Il me récitait des poèmes, m'embrassait, m'enlaçait.

Je pense que tout ce qui donne du plaisir est positif.

Souffle.

Parfum.

Aisselle.

Amour.

Abîme.

Ce jour-là, j'ai pris le bus avec Alejandro.

Je me suis assise près de la rampe, et lui, à côté de moi.

Peu de temps après, il y a eu l'accident.

Un tramway s'est approché lentement du bus et l'a heurté au milieu.

COMPAGNON

Le bus s'est révélé étonnamment flexible.

Il s'est plié en deux.

Quand il est arrivé à son point de rupture,

il a éclaté en mille morceaux.

Ça n'a pas été violent

mais silencieux,

lent.

La rampe m'a transpercée comme une épée transperce un taureau.

Ce serait mentir de dire qu'on s'en rend compte,

que l'on pleure.

Moi, je n'ai pas pleuré.

Je n'avais pas conscience de la gravité de ma blessure.

Je pensais en être sortie indemne.

Je me suis retrouvé sous le bus.

Dès que j'ai pu me lever, j'ai cherché Frida.

J'ai compris avec horreur qu'elle avait une barre de fer dans le corps.

Un homme a dit : "On doit la retirer."

Il a posé son genou sur le corps de Frida et il a tiré.

Frida criait si fort

qu'on n'entendait plus la sirène de l'ambulance.

UN BUS PERCUTÉ

Les médecins pensaient qu'elle était perdue.

Tout dépend du temps qu'il faudra pour que ma fracture du bassin guérisse

et que mes blessures au pied cicatrisent.

Le médecin dit qu'il faudra probablement que je reste comme ça

pendant trois à quatre mois.

Désormais, je vis dans un monde de souffrance,

transparent comme la glace,

qui ne dissimule rien.

Cet accident m'a détruite.

Mais au moins, la faucheuse m'a épargnée.

Tout le monde me dit de garder espoir,

mais personne ne comprend ce que ça représente pour moi,

moi qui ai passé ma vie à déambuler librement dans les rues.

Les quatre murs de ma chambre m'exaspèrent.

Je suis seule avec mon âme.

Ma mère a fabriqué un appareil en bois

sur lequel je peux fixer mes feuilles.

Elle a accroché un miroir à ma tête de lit

pour que je puisse me voir et me servir de mon reflet comme modèle.

J'ai commencé à peindre des portraits de mes amis.

"Cher Agustin,

"j'ai fait ton portrait avec amour."

"Pour ma belle Alicia.

"Avec toute mon affection. Ton amie, Friducha."

"Miguel, mon petit frère,

"n'oublie jamais la Cachucha n° 9, Frida Kahlo."

"Pour Alex,

"afin que tu ne m'oublies pas.

"Continue de m'écrire.

"Voici mon portrait, Alex.

"Il sera chez toi d'ici quelques jours.

"Je t'en prie, accroche-le assez bas

"pour pouvoir le regarder comme si tu m'avais en face de toi."

Après avoir passé un an dans le plâtre,

mon corps était encore endolori et très faible.

Mais je voulais que le peu de santé qu'il me restait

me serve à produire quelque chose d'utile.

Quand la révolution a commencé, j'avais conscience de ce qu'il se passait.

J'avais quatre ans pendant la révolte de Zapata

contre le gouvernement.

Les paysans ont pris les armes pour obtenir le pain qu'on leur refusait.

CHEF DES RÉVOLUTIONNAIRES

Des terres et la liberté.

Au Mexique, le mot coraje désigne la violence

face aux injustices.

Je ressens la douleur des opprimés.

Je veux vivre afin de me battre pour eux.

C'est pourquoi dès que j'ai été autorisée à remarcher après mon accident,

j'ai rejoint le parti communiste.

LES NOUVELLES VALEURS DE LA PEINTURE MEXICAINE

L'ART ET LA RÉVOLUTION

DES FRESQUES GLORIFIENT LES INDIGÈNES DU MEXIQUE

Le souvenir précis que je garde de la révolution mexicaine

est à l'origine de ma détermination.

Diego Rivera réalisait les fresques du ministère de l'Éducation.

LE MAÎTRE DE L'ART MURAL

Diego était communiste.

Toute sa force créative était au service de la révolution sociale.

DES TERRES ET LA LIBERTÉ

UN MEXICAIN QUI DÉPEINT LE MEXIQUE

Il a très bon goût.

Il admire tout ce qui dégage de la beauté,

qu'il s'agisse d'une femme ou d'une montagne.

Je ne l'avais croisé que de loin, mais je l'admirais énormément.

Un jour, je lui ai apporté quatre tableaux et sans cérémonie, j'ai dit :

"Diego ! Descendez !"

Je me tourne et sous l'échafaudage, je vois une jeunette de 18 ans.

Elle avait un joli corps nerveux et un visage délicat.

"Je ne suis pas venue vous faire la cour.

"Vous êtes un homme à femmes, mais je viens vous montrer mes tableaux.

"Dites-moi si ça vous intéresse.

"Sinon, tant pis.

"Je trouverai un autre moyen d'aider mes parents."

Elle m'a impressionné d'entrée de jeu.

Ses toiles contenaient une énergie créatrice rare.

J'ai répondu tout de suite : "Selon moi, vous devez continuer à peindre."

Il m'a dit : "Vous avez du talent."

C'est comme ça que notre histoire d'amour a commencé.

Diego est un grand enfant.

Ses grands yeux sont toujours en mouvement,

comme s'ils avaient été conçus pour un peintre.

Ses lèvres charnues affichent toujours

un sourire tendre et sarcastique.

Elle adorait l'écouter parler.

CAMARADE DE CLASSE

Elle le taquinait et lui faisait dire des grossièretés.

Diego avait une nouvelle maîtresse.

Elle était très jeune.

Komen

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