200 baris pertama.
- C’est le troupeau dont tu nous as parlé ? - Oui.
Seattle n’a jamais vu d’aussi bon bœuf.
Tout droit venu du Wyoming.
- Salut, Jeff, ça va ? - Où je les marque ?
Amène-les au dock. On va les faire monter à bord.
- Ça s’est bien passé ? - Pas trop mal.
- Des pertes ? - Peu.
Tu es parti avec quatre hommes.
- Deux ont voulu faire demi-tour. - Je vois.
Arrêtez. C’est bien.
Ils ont accompagné les bêtes, donnez-leur 200 dollars.
C’est ça, 200 dollars.
Tom, voici 100 dollars pour toi
et 100 dollars pour toi, Joe.
Voici vos armes.
Vous avez assez attendu, allez-y, tirez.
J’ai hâte de te voir au bout d’une corde.
J’ai oublié de te serrer la main. Comment ça va, Ben ?
- Bien. - Toujours avec ta pipe ?
- Bien sûr. - La voici. Tu as bonne mine.
Toi aussi. Tu as toujours la cloche.
- Tu ne voudrais pas que je la perde, si ? - Oh non.
Inutile de demander ce qui s’est passé ?
- En effet. - C’est bien ce que je pensais.
Capitaine Benson.
Voici mon associé. Il avait bien dit qu’il amènerait le bétail à temps.
Vous avez dix minutes pour les faire embarquer.
- Il aime pas le bétail. - On dirait que non.
Arrêtez de piquer ces bœufs. Vous voulez abîmer leur viande ou quoi ?
BATEAU LE PLUS RAPIDE POUR LA MINE D’OR DE DAWSON
Amenez la passerelle !
Larguez les amarres.
On a une cabine de luxe, très sélect. Toi, moi et un autre.
- Pas elle. On partage avec un homme. - Pardon.
Rube Morris, du Klondike. Un peu débraillé, mais propre.
Le voici. Ouvre la porte et dis bonjour à mon associé, Jeff Webster.
- Salut. - Bonjour.
Elle est verrouillée. J’ai pas de clé.
Va demander une clé au capitaine. Jeff est fatigué, il a besoin de dormir.
Capitaine Benson, une minute ! Il y a un assassin à bord.
- C’est lui, le grand près du bastingage. - Ramenez le bateau !
Ne soyez pas idiot, Walters, ce n’est pas une barque.
Revenez ! Cet homme, sur le pont inférieur, est accusé de meurtre !
Désolé, vous allez devoir attendre.
Je vais l’arrêter et vous le remettrai à notre retour.
Mettez-le à la cale.
Enchaînez-le, c’est un meurtrier.
En avant, toute. Nord-nord ouest.
Descends, Joe.
Donnez-moi votre arme.
Ici.
Cachez-vous dans le lit.
Dans le lit.
Avec mes éperons ?
- Ouvrez ! - Ils vont bientôt arriver.
Il y a quelqu’un ? Utilisez votre clé.
- Désolé, Mlle Castle. - Je l’espère.
- Nous recherchons un meurtrier. - Dans ma cabine de luxe ?
- J’ignorais que vous étiez là. - Ce n’est plus le cas.
Et verrouillez la porte.
Vous devez avoir meilleure allure après vous être rasé.
Mon rasoir est dans ma sacoche.
Vous en avez peut-être un ?
Si vous mettez la clé dans la serrure et la tournez,
- ils ne pourront pas utiliser leur passe. - Je le sais.
Vous saviez, alors ?
Vous avez une meilleure idée ?
Non, et je ne sais pas pourquoi vous avez agi ainsi.
Il me faut une raison ?
- Je ne crois pas aux actes gratuits. - Vous avez raison.
- Il va peut-être me falloir un ami à Skagway. - Et en attendant ?
En attendant, je vais dire à vos associés où vous êtes.
Une fois la voie libre, vous irez dans votre cabine.
Et en attendant ?
Vous pourriez me remercier.
Ce n’est pas dans mes habitudes.
Ouvre la porte, c’est moi. J’ai à manger.
- Soupe et bœuf. - De la soupe à quoi ?
Juste de la soupe.
Cinq dollars pour le bœuf et les patates.
- Cinq dollars ? - C’est les prix de Skagway.
Le bœuf sur pied coûte un dollar la livre
et plus de dix dollars une fois préparé à Dawson.
Les patates sont brûlées. Mais on va être riches.
Pour cela, il suffit que tu amènes ce troupeau au Klondike.
- Ils me recherchent toujours ? - Non, ils ont laissé tomber.
Le café est froid. Au prix où il est, ils auraient pu le faire chauffer.
Assieds-toi.
- Où est ton repas ? - Le café me suffit.
Il t’en faut 40 litres par jour.
J’espère qu’on n’en manque pas à Dawson.
Selon Rube, la route qui y mène est difficile.
Il dit qu’il y a des glaciers, de la neige et tout ça.
- Il pense qu’on est fous. - Qu’en penses-tu ?
Je pense qu’on est fous et qu’on va être riches.
Puis on achètera un ranch dans l’Utah où on pourra vivre ensemble.
Bon vieux Skagway.
Il ne reste que nous.
- Où sont les autres ? - Disparus.
Ils sont à terre. Où, d’après toi ?
- C’est Skagway. - Skagway.
Regarde. Quatre nouveaux saloons depuis le mois dernier.
- Où sont-ils passés ? - Allez.
- La ville est désertée. - Allez.
- Les gens sont gentils, ici. - Je sais.
Quatre nouveaux saloons.
Au moins, je ne vais pas mourir de soif.
Dépêche-toi, je dois faire débarquer le troupeau.
- Skagway s’est développé. - Donne-moi cette bouteille.
- Pourquoi as-tu fait ça ? - Pour Maggie !
Tu m’as promis d’arrêter de boire.
Cette fois, tu vas donner de l’or à ta femme qui t’attend au Missouri.
Ça donne envie d’arrêter de boire.
Voici pour le foin. Je suis là pour mon bétail.
On s’en est occupé, ça fait 500 dollars de plus.
Comment ? Le bétail n’a pas besoin qu’on s’occupe de lui.
- Il a bien fallu le nourrir. - C’était compris.
Non.
On ne veut pas de problème. 500 dollars ou on garde le bétail.
J’ai pas 500 dollars.
Et j’ai entendu parler de voleurs comme vous.
- En plus… - Ouvre la barrière, Rube !
Aide-moi, Ben.
D’accord.
Il est de mon devoir
de faire respecter la peine que j’ai infligée à ces hommes
pour les meurtres et vols commis sur le territoire sous ma juridiction.
Cependant,
je veux qu’on comprenne bien qu’on ne doit pas applaudir, crier,
ou se répandre en ivrogneries quand je pousserai le levier
car cela est contraire à la dignité d’une telle occasion.
Que se passe-t-il ?
Vous, là !
- On a un peu perdu contrôle, désolé. - Désolé ?
Vous venez de contrecarrer la loi.
À Skagway, on n’aime pas les délinquants.
On ne ménage pas nos efforts pour le prouver.
La potence et les cordes sont neuves, 13 marches y mènent,
chaque marche ayant coûté plus de 12 dollars,
et vous menez votre troupeau au milieu de la population.
Vous avez tout gâché. Et vous dites que vous êtes désolé.
- Oui, je suis désolé. - Une minute.
- Restez là. - Je les finis ?
Non, laisse-les. On va les garder pour dimanche.
M. Gannon, ce n’est pas sa faute. C’est moi qui ai lâché les vaches.
Ne me donne pas de leçons. Tu devrais être dans le Missouri.
- J’ai perdu tout mon argent à Seattle. - Ramenez-les en prison.
Va avec eux.
- Et lui ? Il n’a rien fait. - Comment ? Il a gâché ma pendaison.
Descendez et justifiez-vous, même si cela ne sert à rien.
C’est un cas de trouble de l’ordre public
et tentative de meurtre de la moitié de la ville.
C’est plus grave. On le recherche pour meurtre à Seattle.
Seattle va devoir attendre. Ici, il a gâché une pendaison.
Je vais ajouter cette accusation, ça fait deux crimes.
J’ai promis de le ramener, ainsi que son associé.
Vous n’allez ramener personne. Allez-vous-en.
Prenez son arme et enfermez-le.
Vous aviez l’intention de l’utiliser ?
Non, je montrais au shérif adjoint où la trouver.
Je vais vous faire pendre, mais vous allez me plaire.
- Merci beaucoup. - Enfermez-le.
Merci.
- Toujours dans le pétrin ? - On le dirait bien.
De la compagnie.
Voici le Dr Vallon, le meilleur de Skagway.
Et le seul, c’est pour ça.
Voulez-vous demander à Monsieur Gannon d’étudier rapidement mon dossier ?
Inutile de le presser. Il dit que vous auriez pu sauver la main de Gigi.
Ses os étaient écrasés, il fallait amputer.
Peut-être, mais vous avez gâché la carrière d’un bon pianiste.
- Je peux ? - Bien entendu, faites comme chez vous.
La profession médicale est impossible en Alaska.
- Pourquoi êtes-vous venu ici ? - Parce que je me rends à Vienne.
Huckleberry, vous avez renversé ma soupe.
Renée, je m’appelle Frank Newberry.
Moi, je vous appellerai Huckleberry, parce que ce nom me plaît.
C’est bon de vous voir en vie.
Papa, notre soupe.
- Vous êtes l’homme du bétail. - C’est ça.
Je pense que je vous aime bien.
Moi aussi.
Vous m’aimerez encore plus quand vous m’entendrez chanter.
Mais vous ne m’entendrez pas s’ils vous pendent.
Sans doute que non.
C’est dommage.
- Papa, notre soupe. - Il faut toujours manger.
Et ne lis pas en mangeant.
- C’est mauvais pour l’estomac, pas vrai ? - Oui.
Prenez mon siège.
M. Gannon vous veut au tribunal pour le procès.
- Bien sûr. Salut, docteur. - Je vais avec vous.
Tu m’entends ? Ne lis pas en mangeant.
Merci.
- C’est ici que je chante. Élégant, non ? - Très.
Le tribunal est là.
- Rube ! - Je suis revenu !
- C’est bon de te voir. - Honte à toi.
- Ça ? C’est de la limonade, horrible. - De la limonade ?
- Qu’est-ce que j’ai fait ? - Tu as renversé 14 grammes de poudre d’or.
No comments yet. Be the first to leave one.