200 baris pertama.
Sofiko TCHIAOURELI Bouba KIKABIDZE.
Dans un film de Gueorgui CHENGUELAIA.
LES MELODIES DU QUARTIER DE VERI
Scénario :
Gueorgui CHENGUELAIA Anzor SALOUKVADZE.
Musique : Gueorgui TSABADZE.
Directeur de la photographie : Alexandre MGUEBRICHVILI.
Décors : Vakhtang ROUROUA Edouard LAPKOVSKI.
Chorégraphie : Youri ZARETSKI.
Paroles des chansons : Maurice POTSKHICHVILI.
Avec :
Iya NINIDZE Maïa KAN KAVA
David ABACHIDZE Erossi MANDJGALADZE.
Zourab KIKALEICHVILI
Alice FREINDLIKH.
Kakhi KAVSADZE Ramaz TCHKHIKVADZE.
Gueorgui GUEGUETCHKORI Gueorgui KAVTARADZE
Boris TSIPOURIA Baadour TSOULADZE.
Sous-titres français : S.Kouzmitchev, Y.Zvantsova.
Une production des Studios GROUZIA-FILM.
Nous lavons le jour,
Nous lavons la nuit,
Nous pouvons savonner le ciel,
Nous pouvons bouillir le soleil.
Nous lavons si le ciel est bleu,
Nous lavons aussi s’il pleut.
Pour que petits et grands.
Aient du linge tout blanc.
Le linge du soldat et du général.
Est lavé dans la même chaudière,
Est passé dans le même bleu,
Est repassé par le même fer.
C'est la vie.
Le bonheur est une bulle de savon.
Notre joie et notre consolation -
C'est l'amour.
Nous lavons à tous nos clients :
Aux pauvres les chaussettes,
Aux riches les rubans,
Aux religieux les soutanes,
Aux fidèles les pantalons.
Nous lavons pour le policier,
Le médecin, le tailleur, le boulanger.
Pour le commerçant aussi, Quand c’est propre c’est joli.
Nous lavons le jour, ,
Nous lavons la nuit,
Nous pouvons savonner le ciel,
Nous pouvons bouillir le soleil.
Nous lavons si le ciel est bleu,
Nous lavons aussi s’il pleut.
Pour que petits et grands.
Aient du linge tout blanc.
Les médicaments, à quoi bon ?
Quand il y a du savon.
La propreté chasse les maladies.
L'hygiène est le salut de la vie !
Ainsi affirmait Hippocrate !
Honneur et salut.
A tous les bien vêtus !
A tous les bien vêtus,
Honneur et salut !
Si on est propre,
On est déjà sainte.
Si on a une propre tenue,
Personne ne demandera : Qui es-tu ?
Les uns se traînent dans la boue.
Mais les chanceux sont tout en blanc.
Seule l'âme ne peut être blanchie.
Quand elle a été salie.
Bonjour, sauterelles.
Bonjour.
Tante Vardo, asseyez-vous.
Que dansez-vous là ?
Un quadrille.
Maro a vu comme on dansait chez le patron et me |‘a appris.
Maman disait : Je veux que vous soyez artistes.
Vous Fêtes. Du rouge sur les joues, et le tour est joué.
On ouvre une classe de danse.
Papa dit que si on y va, il paiera.
Le professeur vient d‘|ta|ie, son nom est Inocencio.
Maro et moi avons appris cette danse qui vient de chez eux.
Regardez !
Regardez ce que j'ai.
Que c’est joli !
C’est à qui ?
Ca ne vous regarde pas.
Vous, vous devez ne pas la déchirer ni gâcher.
Vous la mettrez pour l'examen.
Nous sommes des invités en ce monde,
Nous partirons, d'autres viendront.
Il faut faire plaisir à tout le monde.
C'est tout ce que nous pouvons.
Comme je n'aime pas.
Les rusés et les hypocrites !
Je ne prendrai pas leur pain,
Je préfère mourir de faim.
Quand la table est servie.
Mon âme est pleine de vie.
Je donnerai tout l'or du monde.
Pour un verre de vin rempli.
Je me ferai une charrue,
J'y attellerai un poisson,
C'est dans l'eau que je sèmerai.
C'est en mer que je récolterai.
Elle peut tout !
Tu parles !
Papa, viens vite !
Papa, t'as oublié ? Nous allons à l'examen.
Qui sont ces jeunes filles ? Comme elles sont jolies !
Tante Vardo dit que nous sommes comme les filles du roi.
C'est elle qui vous a habillées ?
Où vas-tu, Pavle ?
Bois un verre avant de partir.
A la tienne !
Mes belles m'attendent, elles sont venues me chercher.
Gratsi.
Un quadrille !
Bravo, bravo, bravissimo !
Magnifique, magnifique !
Faites comme ça.
Tire la pointe.
Voilà.
La main va comme ça.
Alice !
C'est une trouvaille !
- Où sont vos parents ? - Oui, oui.
Papa. Papa 5.
Ne reste pas là.
Viens vite !
Je crois qu'on leur a plu !
Excusez-moi, qui êtes-vous ?
Leur père.
Ces ravissantes jeunes filles sont les vôtres ?
Elles ont grandi sans leur mère. Elles adorent danser.
Elles dansent bien, ça se voit.
Mais notre établissement est payant.
C'est combien ?
Les études coûtent...
50 roubles.
C'est le minimum.
Excusez-moi.
Ce n'est pas pour nous.
Vous n'avez pas compris.
C'est avec plaisir que nous... Mais vous comprenez...
Vos filles nous ont plu, mais...
Qu'est ce qu'ils t'ont dit ?
A force de voler trop haut, on tombe très bas.
Bonsoir, tante Vardo.
Racontez, sauterelles, il vous a complimentées ou grondées ?
Complimenté.
Nous avons bien dansé, vos robes sont belles,
Mais...
Mais quoi ?
L'école n'est pas pour nous,
il faut beaucoup d’argent. Papa n’en a pas.
Il dit qu'il ne gagnera pas autant de toute sa vie.
C'est combien ?
50 roubles. Pas un kopeck de moins.
Oh, 50 roubles !
Si on a les poches vides, on ne doit pas danser alors ?
Non.
On ne doit pas faire son lit ?
On ne doit pas faire la vaisselle ?
On ne doit pas balayer ?
Attrapez g.
Toi le balai, et toi la pelle.
Où est votre papa ?
Hier il nous a ramenés à la maison, et on ne l'a pas vu depuis.
J'ai erré partout à la recherche du bonheur.
Je n'ai vu que le malheur.
Il y a tant en ce monde de désespoir.
Que le ciel devrait devenir noir.
La roue du destin tourne...
Le temps coule comme une rivière,
Il nous transforme en poussière.
Qui nous comprendra ?
Qui soignera nos plaies ?
La roue du destin a tourné...
Je ne sais pas où chercher la vérité.
Dieu, ouvre les yeux !
Regarde comme je vis,
Tu dois avoir honte aujourd'hui.
Bonsoir, papa.
Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu n'es pas chez le patron ?
Je n'irai plus chez Aga-Gueork.
Que dis-tu là ? N’y pense même pas.
Je préfère me jeter dans la rivière !
Pourquoi dois-je subir ça ? Est-il facile de porter du bois ?
Il t'oblige à le porter sur toi ?
Hier soir on lui a amené du bois
et on l'a laissé près de la barrière.
Aga-Gueork est devenu fou furieux.
Travaille toute la nuit, a-t-il dit, qu'au matin il soit dans la remise.
Je n'ai même pas fait la moitié.
Je dois m’échiner ou quoi ?
.J’ai tout laissé et je suis partie.
Vardo, tout ce que tu as fait est parti en fumée.
La joie n'est pas pour nous. Dieu n'est pas pour nous.
Ne fâche pas Dieu, Pavle.
Un jour, il nous verra nous aussi de Là-haut.
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