200 baris pertama.
Ça va ? La journée est bonne ?
C'est de l'humour.
Vous n'avez pas le droit d'entrer.
C'est mon ami qui est là.
C'est une partie du cerveau qui risque d'être endommagée.
S'il s'en sort, c'est un miracle.
Écoutez, allez marcher un peu et revenez dans une heure.
Ça va aller ?
D'ici un an ou deux, tu auras récupéré tes jambes et le reste.
On me le répète 10 fois par jour
que d'ici un an ou deux...
On va se griller une Gauloise ?
La seule table de libre est au 1er étage.
- Là-haut, ce n'est pas possible. - Mais pourquoi ?
Tenez. Regardez.
Vous avez compris ?
On va trouver une solution.
Tu emmerdes tout le monde, avec ta chaise.
- À Olivier. - Attention. Dans l'oeil.
- Ne croise pas. - Dans l'oeil...
Olivier, à toi.
À la tienne.
Ça surprend, mais en fait, c'est bon. Il est bien.
Il est bon.
Il y a mieux, mais c'est plus cher.
Qu'est-ce que tu as, Olivier ? Ça ne va pas ?
J'étais tranquille, à la maison. Je n'aurais pas dû venir ici.
Pourquoi ?
Soit vous voulez pas me peiner...
De quoi tu parles, Olive ?
- Ça ne vous choque pas ? - Quoi ?
Je suis au centre de toutes les discussions.
Ces regards, c'est insupportable.
À cause de ton fauteuil roulant ?
C'est une bonne marque, ton fauteuil.
La meilleure ! Vu le prix.
Oui. Ça n'arrange pas le trou de la Sécu.
Je comprends Olivier. On aurait dû aller dans un endroit...
avec moins de monde.
Moi qui ne sors jamais, je trouve l'endroit chaleureux.
C'est très bien, ici. Olivier fait sa coquette.
Bien sûr. Et pourquoi pas sa chochotte ?
Et eux, avec leurs messes basses, qu'est-ce qu'ils doivent se dire ?
Que le vin est bon, la bouffe, excellente.
Non. Ils doivent se dire que c'est un scandale
d'avoir laissé rentrer ça dans un tel restaurant.
Hein, Pascale ?
Je vais leur demander. Pousse-toi.
Non. Jean-Xavier, tu peux demander à ta femme de rester là ?
Elle fait ce qu'elle veut.
Arrête. Tu ne peux pas empêcher les gens de...
De me regarder comme un monstre de foire ?
- Tous des voyeurs ! - Oh ! N'exagère pas.
Ils se demandent quelle est ta maladie.
Merci, Estelle. Tu es gentille.
Tiens. Je vais leur dire de lancer des paris. D'accord ?
Et d'organiser un jeu concours.
Avec comme trophée les oreilles et la queue.
Le con !
- On peut commander ? - Commandons !
- Bonne idée. - Olivier, à toi.
Il y en a un à qui tu as coupé l'appétit.
Mais non. Ils viennent vers nous. Ils viennent certainement t'insulter.
Ou te demander si c'est un fauteuil roulant de compétition.
Olivier ?
Ça, alors !
- Le père d'Hugo, mon fils. - Bonsoir.
Stéphanie.
On a beaucoup entendu parler de vous.
Oui. Moi aussi, bien sûr.
Dommage qu'on se soit pas vus avant.
- Oui. Dommage. - N'exagérons rien.
Tu marches un peu ?
Bien. Je vous conseille le petit salé.
Bonne soirée.
Alors ? Qu'est-ce qu'on mange ?
Rien, rien. Je ne peux rien avaler.
T'as toujours pas faim ? C'est bizarre, non ?
Qu'est-ce qui est bizarre ?
Ils t'ont opéré il y a 3 jours.
T'as rien mangé. Ça ne t'inquiète pas, toi, médecin ?
Je ne suis pas chirurgien.
Je vais aller me renseigner, alors.
Tu ne bouges pas.
Oh, ça ne risque pas.
- Bonjour. - Bonjour.
Dr Mangin ? Stéphanie Ledantec, journaliste à France Info.
Que veut France Machin ?
Un reportage sur l'agression du docteur.
On peut plus se faire agresser en paix ?
- Écoutez. Je... - Rémi, Mademoiselle fait son boulot.
Approchez. Approchez.
N'ayez pas peur.
Il aboie, mais on lui a retiré ses dents depuis longtemps.
Bon. Je vous laisse.
Je vais chercher un vieux malade à qui je peux piquer le dentier.
On a arrêté votre agresseur.
On le soupçonne du meurtre d'un pédiatre.
Il aurait été poignardé, comme vous.
Il doit y avoir quelque chose de sexy chez les médecins
pour attirer un serial killer, non ?
- Alors... - Vous avez un problème ?
Non. Ça va. Ça marche.
Je vous lance par une question, et vous racontez ce qui s'est passé.
Sans vous arrêter.
- Jusqu'au coup de couteau ? - Oui.
Eh bien, je...
J'étais en train de quitter mon cabinet,
quand mon assistante m'annonce un patient sans rendez-vous.
Et entre un type, l'air absent,
qui ne répond pas vraiment à mes questions.
Soudain, il sort un couteau.
Et là, je me souviens...
juste du couteau, mais pas d'avoir été frappé.
Et je me suis réveillé le lendemain matin à l'hôpital.
Qu'est-ce que c'est ?
Ah ! C'est France Info.
C'est génial !
Mon pauvre chéri.
Il manquait plus que ça.
Ils n'ont rien à se foutre sous la dent, les médias.
C'est ma femme. Et mon fils.
S'il vous manque quelque chose, vous pouvez appeler.
Claire, tu veux bien lui donner notre numéro ?
Pauvre Claire ! Elle ne t'a même pas vu
sous le charme de cette Stéphanie.
"Sous le charme" ? Il était ensorcelé, oui.
Et à ta femme, tu demandes de donner ton numéro à cette Stéphanie.
Faut-il rappeler qu'il était sous perfusion et incapable de se lever ?
- Claire était là. - Oh, l'avocat du diable !
- C'est ton mari. - Toujours prêt à défendre son ami,
son frère.
Je dirais que cet acte prouve qu'inconsciemment,
Olivier partageait avec elle le désir de la faute
pour mieux la vivre.
Dis donc, tu veux faire psy à la télé ou quoi ?
Un conseil : garde ton boulot, parce que tu as tout faux.
Olivier, à ce moment de sa vie,
ne voulait plus rien partager avec sa femme.
Vous avez fini de parler de moi comme si je n'étais pas là ?
Vous voyez pas que la revoir me met dans le même état
qu'à notre premier rendez-vous ?
Je n'ai qu'une demi-heure. Ça ira ?
Bon. Vous, on n'en parle plus. Vous n'êtes pas mort. Tout va bien.
Le seul qui nous intéresse, c'est le tueur.
Que pouvez-vous nous dire sur lui ?
Qui ? Le tueur ?
Ah, mais je ne sais pas. Je...
Si on veut lui couper la tête, je suis d'accord.
La peine de mort est abolie depuis un bout de temps.
Ah, bien ! Alors, qu'on le relâche. Je m'en fous.
Vous allez bien ?
Pas vraiment.
Ce sont les suites de l'opération ?
Non. C'est rien de tout ça. Je... Je voudrais que vous soyez ma femme.
Vous voudriez...?
Que vous soyez ma femme. Je sais pas comment le dire autrement.
Vous êtes sous le choc de votre agression.
- On se connaît à peine. - Asseyez-vous.
Asseyez-vous ! Merde !
Je joue toute ma vie sur ce coup, en 5 minutes.
"Sur ce coup" ? C'est ridicule. Je m'en vais.
Non ! Restez.
Je ne veux pas vous perdre.
Vous savez pas ce qu'est perdre quelqu'un.
Ça m'est arrivé une fois. Je préférerais mourir.
Que de me perdre ?
Oui.
- Et pour écouter de la musique ? - Là, c'est quoi ?
- Du bruit. - Si c'est pas Mozart...
Du bruit.
Ses élèves n'écoutent que de la techno.
Je comprends tes problèmes avec eux.
Lesquels ?
Entre joints et techno, ils tournent au ralenti.
Et les cerveaux des fonctionnaires du Quai d'Orsay ?
- C'est pas une attaque personnelle. - Ton mari croit faire de l'humour.
L'encourager dans cette voie est risqué.
Bon, bon. On est là pour danser. Tu viens ?
C'est pas ce que je réussis le mieux en ce moment...
Bravo, Pascale !
Si on louait une baraque ensemble, cet été ?
Pourquoi ? Nous, on a notre maison de Douarnenez.
Justement. Ça vous changerait.
Tu vois pas que depuis 15 ans, Pascale, elle s'y emmerde.
Qu'est-ce que tu racontes ? Pascale ?
Bien évidemment !
Regarde-la. Elle aime vivre, danser, rire.
Elle était bien cinglée, avant de te rencontrer. Pas vrai ?
- C'est toi ! - Je te réveille ?
Non. Rentre. Viens.
Jean-Xavier est dans son bureau. Il travaille sur son bouquin. Viens.
Tu as faim ?
Mange ! Mes gosses se sont régalés.
- Ne te fous pas de moi. - Non.
- Pour une fois que je cuisine... - Tu m'as écouté ?
Mais oui ! J'ai entendu.
Tu m'as dit que...
avec... Stéphanie, c'était plus important qu'avec ta femme.
Que veux-tu que je te réponde ?
No comments yet. Be the first to leave one.