200 baris pertama.
Respirez lentement.
Inspirez.
Puis expirez.
N'essayez pas d'ordonner vos pensées.
Laissez-les s'échapper.
Et inspirez...
très profondément.
Et expirez.
Et quand je dirai "maintenant", vous ouvrirez les yeux.
Maintenant !
Oui... refermez les yeux.
C'est bien... c'est bien.
À présent, détendez-vous deux fois plus que tout à l'heure.
Prenez votre temps.
Maintenant, je vais te ramener
à la source.
À la source de tes angoisses.
Je te guiderai
pas à pas.
Pas à pas...
jusqu'à la source de ton angoisse.
Jusqu'à la vérité.
Tu es à Cologne,
dans ta ville natale.
C'est l'été, juste avant ton incorporation.
Ton père est là.
Tu as très envie de faire la guerre,
tu ne demandes qu'à partir et tout laisser derrière toi.
La femme que tu aimes est là.
Mais quelque chose te sépare d'elle.
Allez !
Qu'est-ce qu'ils veulent ?
- Vêtements. - Ne nous faites rien.
Vos vêtements... uniformes. Et tout ira bien.
Seulement les uniformes.
À genoux !
Tu as la courante ou quoi ?
C'est bondé là-dedans.
Allez, ouvre.
Marie, tu reviens de l'écurie,
tu regardes chastement les lumières de Bethléem, là où il y a l'oiseau.
Et maintenant, l'archange Gabriel, s'il te plaît.
Marie, tourne-toi un peu, je ne vois rien !
Davantage par ici !
Frieda, t'accueilles le messie, et je vois rien.
Donne-toi un peu ! Paul, plus vite.
Tourne-toi davantage, je ne vois rien.
Brigade des murs !
Descente de police ! Le spectacle est terminé !
Messieurs dames, mettez-vous en rang.
Remballez vos attributs familiaux et bouclez-la !
Embarquez tout ça.
Toutes les photos, les films, les boîtes, tout !
Jaenicke, ne négligez aucun détail.
Celui avec la trompette, là. Active-toi !
Vous deux, chargez tout ça dans la voiture.
- T'es qui, toi ? - Le charpentier.
- C'est supposé être qui ? - Le père de Jésus.
Regarde, Dieu est aussi de la partie.
La Vierge Marie, le garçon avec les cheveux bouclés...
tous là !
Koenig...
Paragraphe 118 : l'art est libre.
Faudra prouver que je ne suis pas un artiste.
Tu es un rat.
Et toi, une mouche à merde. T'abandonnes jamais, hein ?
Tu trimbales trop de merde.
Ne m'en veux pas, mais on peut pas laisser passer ça.
On n'en a pas fini.
Il y en a plus pour longtemps. Ils finissent avec le Saint Couple.
C'est terminé.
Je te connais, toi.
Faites-les tous sortir !
Montre-toi !
Tu me tues ici,
et mes collègues te font la peau en bas.
- Le gros ne m'aura pas. - Oh que si ! Il a un flingue.
- Et plus gros que ton jouet. - "Jouet" ?
Merci.
Vous avez peut-être d'autres méthodes, à Cologne,
mais dans la capitale, mieux vaut dégainer en premier.
Oui, mais mon arme est tombée dans le puits d'aération.
Je le dirai à Willy, tu la récupéreras demain.
Alors, crétin. Maintenant, tu vas dire merci.
Quoi ?
J'ai rien entendu.
Merci.
Tu connais la raison ?
Je t'ai évité la peine de mort pour avoir tenté de tuer un flic.
Mais tu seras inculpé pour tentative de meurtre,
sans parler des cochonneries avec les garçons.
- Mais j'ai pas... - Parle quand je te le demande.
Mais...
Peut-être que cette balle n'a jamais été tirée.
Et n'importe comment... tu as pu nous échapper ici.
Tu vois ce que je veux dire ?
Bon...
Présente-toi à mon collègue de Cologne.
- Nom ? - Kraïevski.
J'ai pas entendu !
- Kraïevski, Franz. - Grade, régiment ?
Caporal d'infanterie
du deuxième front...
- Comment ? - Sur le front ouest.
Domicile ?
Dans les ruines, à Hermannplatz.
Je vois. Je comprends mieux.
Écoute-moi. Erwin, du kiosque,
à la station de métro. C'est notre homme.
Va le voir à midi pile.
Et quand on te posera une question, tu n'auras qu'à répondre.
Alors, tu as la tremblote ?
Ressaisis-toi.
Ça va aller.
Où est Charlotte ?
Charlotte ?
Où étais-tu ?
Partout.
Tu n'as pas dormi ?
- Non. - Tu pars travailler ?
Je sais pas comment tu fais.
Si tu dors, tu n'es plus attentive.
Et je dois faire attention.
Et ici ?
Le paradis.
Leopold ?
Tes yeux sont des aimants
Comme des étoiles au firmament
Tes baisers
Sont des fils qui nous lient
De la Terre au paradis
Un zeste de technique
Un zeste de bonheur
Un zeste d'amour
Un zeste de douleur
De la machine, tel est le moteur
Voilà ce qui occupe le stupide cur
- Poche de gauche. - Tu as rapporté quelque chose ?
Jaune.
Je l'avais pas encore.
C'est quoi, ça ?
Rien, juste un bleu.
Apporte-moi mes bas. Ceux qui sont fins.
T'inquiète, Toni.
C'est quoi ce boucan ? Et le loyer, il est où ?
- Sur la table. - Non. Il en manque la moitié.
J'aurai le reste ce soir.
Mais fais gaffe !
Pas évident de pisser quand on a la trique.
Tâte ça un peu !
Espèce de porc !
Charlotte !
Il nous faut 20 marks. Schroeder va nous foutre dehors.
Ce soir, c'est promis.
Charlotte ?
Tiens, un petit souvenir de ton séjour dans la capitale.
- Ce type, d'où le connaissais-tu ? - Kraïevski ?
Tu vas pas me croire, mais il bossait avec nous.
Il était policier.
Il croyait pouvoir reprendre du service après la guerre.
Un "trembleur" !
Un jour, lors d'une opération, ça pétaradait dans tous les sens,
et ce dégonflé a commencé à paniquer.
Il s'est fait virer
sans les honneurs.
Dégage de là, andouille !
Laisse-moi !
Arrête.
Je vais à la police. Tu viens ?
Au front, les dégonflés sont mis en rang.
Il suffit de souffler dessus, et ils se mettent à chialer.
J'ai été en Belgique.
En France.
Et toi ?
J'ai fait que la finale.
La ligne Siegfried.
Ce sont des automates foutus.
Rien de plus.
Et les automates cassés sont bons pour la décharge.
Probablement.
- Bonjour. - Excusez-moi.
- Désolée, mais on attend aussi. - J'attends depuis une heure.
Un chewing-gum ?
C'est bon. Merci.
- Reckwitz est arrivé ? - Bonjour, Monsieur le conseiller.
Y a presque rien aujourd'hui.
- Salut. - Salut.
Bonjour, Jaenicke. Tu es bien chargé.
- Bonjour, les filles. - Bonjour, inspecteur.
- Qui est ce type chic ? - La voilà.
- Bonjour, mesdames. - Bonjour.
Donc il nous faut 12 copies.
Je peux les faire !
- 37 avis de constatations pour B. - Moi !
90 citations à comparaître pour H.
Par ici.
- Il faut quelqu'un qui connaît... - Moi !
Le français ?
Mademoiselle Amélie, bien sûr.
C'est tout pour le moment.
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