200 baris pertama.
Bienvenue à Buka Street,
le quartier de la restauration de la communauté d'Otanwa.
On y trouve les différents mets
de toutes les tribus du Nigeria.
Mon client !
La patronne est là.
Client, viens ici !
Client ! Hein ?
Client ! Client !
Viens ! Où tu vas ? Achète chez moi !
J'ai de l'eba, de la soupe !
Laissez-moi ! Vous pimentez pas vos plats.
Que le piment t'emporte !
À Buka street, moi, Yejide, je vous fais
lécher votre assiette.
Iya Ade, vendeuse d'amala
tient le meilleur buka.
- De l'ewedu ou du gbegiri ? - De l'ewedu.
Attendez. Avant de poursuivre,
revenons au tout début.
COMMUNAUTÉ D'OTANWA (ANNÉES 80)
Une famille normale est constituée de parents et d'enfants.
Elle est censée baigner dans l'amour,
la paix et l'harmonie. Comme cette famille.
Et voici ma famille.
Mon père, Mazi Kanayo Maduka.
Il ne fait que manger. Il ne pense qu'à ça.
C'est un de ses grands points faibles !
- Mon mari ! - Hé !
Arrête de manger. Tu veux gâcher la photo ?
Et voici ma pénible belle-mère en quête d'attention.
La pénible Ezinne.
Où est-elle ?
Asake !
- Je suis là. - J'arrive, mon mari !
Viens !
Et voici ma mère.
Ma mère ! Asake !
D'une santé à faire des envieux.
D'une beauté époustouflante.
Elle est trop belle !
Vous vous demandez sûrement où est Yejide.
Pas vrai ?
Je suis là, dans le ventre de ma mère.
Je dois encore naître.
Dis, où sont tes enfants ?
- Et les tiens ? - Et tes garçons ?
- Les enfants ! Venez ! - Calme-toi.
On est prêts !
Ah ! Venez !
Les portraits de papa !
Mes enfants.
Vous êtes prêts, monsieur ?
Oui, on est prêts.
Souriez, les enfants.
Vous voyez ?
Une famille pas simple.
Avec ces photos,
on voit de quelle famille je viens.
Hum ! Et revoilà mon père.
Mazi Maduka Kanayo.
Le petit vendeur de pièces de rechange,
mon papa, vient de se remarier.
Si vous êtes belle et savez bien cuisiner,
mon père vous épousera !
En avant !
Hum.
Ma mère ne l'a pas bien pris du tout.
Asake, ma mère.
Mais la pénible Ezinne
est prête à fêter ça, eh oui.
Elle veut une autre femme
pour détrôner ma mère.
Bienvenue, mon mari.
- Ça va ? - Très bien.
Bienvenue.
Allez, doucement.
C'est bon, ça.
Cette femme vient te remplacer.
Tu ne dis rien ? Je veux t'entendre.
Mon Dieu !
Maman ! Maman !
Appelez votre père.
- Papa ! - Quoi ?
Non, docteur ! Pas de césarienne !
- Pour quelle raison ? - M. Maduka,
la patiente en veut une.
Sa DPA est toute proche.
C'est quoi, ça ?
La date prévue de l'accouchement
est imminente.
Elle y a consenti. On peut.
C'est quoi, ces bêtises ?
- Asake. - Écoute, mon mari,
c'est ce que je veux.
Accoucher aujourd'hui.
- Mais Ezinne… - Et alors ?
Ah !
Vous y êtes presque.
Madame, poussez !
Pas tant que je ne verrai pas mon mari !
Hé, regardez-la ! En quête d'attention !
Ezinne, la menteuse !
Pousse, paresseuse !
Tout ça pour attirer mon père
qui n'en aurait que pour ma mère autrement.
J'ai dit que je voulais voir mon mari !
VACCINEZ-VOUS CONTRE LA VARIOLE ET LA FIÈVRE JAUNE
Je vous en prie, vite.
M. Maduka !
Revenez.
Asake ne coopère pas.
- M. Maduka ? - Oui ?
Votre autre épouse,
Ezinne, refuse de pousser avant de vous voir.
- Oui. - Allons-y.
M. Maduka !
- Venez ! - Maduka !
- M. Maduka ! - Maduka !
Je meurs !
M. Maduka.
Enfin, moi, Yejide Adufe
Njideka Maduka, j'ai vu le jour.
Le même jour que mon affreuse
demi-sœur casse-pied et répugnante,
Awele.
Je la détestais déjà intensément.
Rien que de la savoir à mes côtés,
je me suis mise à pleurer !
Et cette jalouse d'Awele,
comme sa mère, poussa ses hurlements assommants
pour couvrir ma voix.
Ça, jamais !
Ah, ce jour-là…
une nouvelle guerre vit le jour.
Oui, les affaires marchent bien
pour ma mère et moi.
Asake, le cordon bleu.
La reine de l' amala de la communauté d'Otanwa.
Regardez-les !
Awele et sa mère, Ezinne, avec leur ofe-akwu fade.
On les bat !
De l'amala.
- Quoi ? - Laisser ici. Qu'est-ce que c'est?
Calmez-vous, ce n'est pas prêt.
Servez-moi ! Dites, ça va pas ?
- Allez ! - Un peu de patience !
Enfin !
J'ai dit, un peu de patience.
On fait ça à un client ?
- Maman ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Regarde ! - Où ça ?
Prends à manger !
Maman Micheal, viens servir !
- Quoi ? - Tu attends quoi ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Non !
Bon sang !
La garce !
Arrête !
Vends plutôt ça !
Arrête !
Malgré les hurlements de mon père
qui essayait de nous séparer,
même avec la foule autour, la lutte continuait.
En tout cas, mon père, Mazi Maduka Kanayo, récoltait
ce qu'il avait semé au centuple.
- Hé... - Quand es-tu rentré ?
Ma belle-famille ! Vous êtes les bienvenus.
Lanchili, tu es le bienvenu.
C'est Olanshile.
Tu vas m'apprendre
à prononcer le Yoruba ?
Hein ?
J'ai commencé à parler le Yoruba avant ta naissance.
Lanchili va très bien, monsieur.
C'est du pareil au même.
C'est pour ça que j'ai pu épouser ta mère.
J'aime les femmes Yorubas.
- J'aime encore plus leur cuisine. - Mon mari
Elle cuisine à merveille.
Mon mari... Salut.
Mon mari
- Maman. - Oui ?
- Tout va bien ? - Très bien !
Mon mari
Chukwuemeka est là.
- Oui. - Chukwuemeka ?
Oui, il est venu nous annoncer
ses intentions au sujet
de notre fille. De notre Ijeawele.
Monsieur, je vous salue.
Montrez votre visage.
- Vous le cachez ? - Enlève ça.
C'est la mode.
Je suis accro à la mode.
Tu as vu son torse ?
- C'est un boxeur ou... ? - Un batteur.
Oui, à mi-temps.
Comment ça, à mi-temps ?
No comments yet. Be the first to leave one.