The Wrong Box

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The Wrong Box
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Diterbitkan pada: 2011-01-12
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Messieurs...

Messieurs, je vous souhaite la bienvenue.

Permettez-moi dès maintenant

d'exprimer mon extrême gratitude

envers vous qui avez bien voulu honorer cette noble pièce

de votre présence, cet après-midi.

J'ai ici, dans la main,

un document d'un grand intérêt

et d'une extrême importance...

D'une extrême importance

pour chacun d'entre vous.

Ce document, messieurs, expose les règles concernant un accord

pour participer à un projet, appelé tontine.

Une tontine est, en fait, une loterie.

Une loterie pure et simple, messieurs.

"Simple".

Dans cette tontine, chaque parent ou tuteur

a placé pour chacun de vous,

et en votre nom,

la somme de 1 000 livres sterling.

Le montant ainsi obtenu sera géré

par un comité perpétuel

qui le fera fructifier pour le dernier survivant.

"Survivant".

Ces 20 000 livres augmenteront encore et encore

grâce à une gestion intelligente, qui ne coûtera

que des frais insignifiants.

Et cette somme, devenue importante,

sera remise à celui d'entre vous

qui sera le dernier survivant de la tontine.

C'est aussi simple que cela.

Laissez-moi donc conclure

en vous souhaitant une longue vie à tous.

Comme personne ne sera présent lors de sa victoire...

"Sa victoire".

...saluons-le maintenant,

celui que le destin a choisi de désigner.

Hip hip hip !

Hourra !

- Canon chargé ? - Oui, mon commandant.

- Alors, feu ! - Feu ?

Vous avez bien entendu. Feu !

N'ayez crainte, il sait reconnaître sa proie.

Regardez,

là-bas !

Tue !

Au nom de la reine !

C'est avec grand plaisir que je baptise ce navire "Répulsion".

Que Dieu bénisse ceux qui navigueront à son bord.

Salaud !

C'est la pagaille. La victoire nous attend.

- Sonne la charge ! - Quoi ?

Donne-moi ça, imbécile.

Alors, messieurs,

d'où viennent ces balivernes sur le manque de sécurité ?

Je vous écoute. Où est le problème ?

Attends, Toumba. Tu dois suivre le code de l'homme blanc.

Il n'est pas sportif, il n'est pas correct

de tirer sur un rhinocéros avant qu'il ne charge.

A ma mort, mon fils,

tout ceci

t'appartiendra.

Oui, père.

En reconnaissance des services, nombreux et variés,

que vous avez rendus à la Couronne,

je vous adoube...

Nous sommes effroyablement désolée, Sir Robert.

Michael !

Oui, grand-père ?

L'heure est venue.

Oui, je pense véritablement

que l'heure est venue.

Enfin.

Enfin.

Pas si vite !

Tu es bien rapide !

Oui, monsieur. C'est que j'ai cru...

Je sais ce que tu as cru, mais écoute-moi bien.

La mort ne se définit pas juste par l'absence de signe de vie.

Tu as vu le pouls, à l'école de médecine ?

On l'a effleuré.

Mais on découpe surtout des trucs.

- Tu sais ce que c'est ? - Non. Je ne l'ai pas ouverte.

- Hackett est mort. - Hackett ?

Nous étions ensemble à l'école.

Un vilain nom pour un sale môme. Il a dû mourir de la vérole.

Le plus important

est qu'il ne reste que mon frère Joseph et moi

- dans la tontine. - Je vois.

Vraiment ? J'en doute. J'en doute.

- Il ne s'agit pas de toi. - Non.

Il s'agit de moi. De ce que je pense et ressens.

Va chercher Joseph. Dis-lui que je veux le voir.

- Ça ne va pas vous énerver ? - Bien sûr que si !

Moins que de te laisser sans la tontine,

endetté, et avec un avenir douteux

d'idiot dans un métier de charlatan.

Dis-lui que je me meurs.

Merci, Peacock.

C'est un honneur, monsieur.

Comment va votre grand-père, ce matin ?

- Il dit qu'il est mourant. - Comme toujours.

Mais Peacock, il veut voir son frère Joseph.

- Le petit Joseph ? - Oui.

Ils ne se sont pas parlé depuis 40 ans !

Oui, je sais, Peacock.

- Il doit être mourant. - Oui.

Au revoir, Peacock.

Bonne journée,

M. Michael.

Il y a trop d'effervescence dans cette maison.

Oui ? Qui est là ?

Joseph Finsbury est-il chez lui ?

Je ne vous entends pas. Veuillez parler plus bas.

Joseph Finsbury est-il chez lui ?

Plus bas.

Joseph Finsbury...

- Est-il chez lui ? - Non, il est absent.

Savez-vous quand il sera de retour ?

Puis-je savoir qui le demande ?

Permettez-moi...

Permettez-moi de me présenter.

Je suis Michael Finsbury. Du même nom.

Excusez mon manque d'hospitalité,

mais dans les 12 derniers mois, 320 jeunes Londoniennes

furent agressées par des inconnus

et pour certaines, inutilement mutilées. Entrez.

Merci.

On dit que c'est lié au temps.

Vous êtes donc Michael Finsbury.

Pour être exact, Michael Hubert Gregory Finsbury.

Je suis votre cousine Julia.

Je sais.

Veuillez entrer.

Merci.

Pratiquez-vous...

l'élevage ?

Non. Le cousin Morris est un fervent collectionneur d'oeufs.

C'est la grande occupation de sa vie.

C'est louable.

Vous trouvez ?

Personnellement, je les trouve... obscènes.

Oui, bien sûr. Ils sont obscènes.

Maintenant, je me rends compte de leur énorme obscénité.

- Il n'étudie donc pas les oiseaux. - Non, juste les oeufs.

Tant mieux. Ce serait encore plus obscène.

Vous réfléchissez beaucoup, comme moi.

Quel est votre sujet préféré ?

Je me passionne pour le corps humain.

J'étudie la chirurgie à Sainte-Marie.

C'est là que vous allez le matin. Je vous vois souvent...

par la fenêtre.

Quelle coïncidence incroyable !

Je vous vois par ma fenêtre

et j'ai souvent le désir ardent

de vous faire signe de la tête. Mais cela choquerait grand-père.

Tout comme l'oncle Joseph.

Voilà, voilà.

Votre oncle Joseph est là ?

Non, il prend le soleil, à Bournemouth,

avec les cousins Morris et John.

Puis-je demander pourquoi vous le demandez ?

Mon grand-père est mourant.

Ce n'est pas grave. Cela fait des années.

Mais son état semble avoir empiré,

et il tient à voir son frère avant qu'il ne soit trop tard.

Vous pourriez envoyer un télégramme à l'oncle Joseph.

On dit que le service télégraphique est excellent.

Oui ! Je l'ai entendu dire.

Quelle excellente idée.

Je n'en ai jamais envoyé.

On devrait toujours élargir ses horizons.

Bien...

C'est ce que je vais faire.

Merci de m'avoir ouvert les yeux sur l'obscénité des oeufs.

C'était une remarque très...

Pardon. C'était une remarque très éclairante.

C'est magnifique à vous d'être passé.

Je vous en prie. J'espère vous revoir souvent.

Bien... Je vais à Sainte-Marie.

Je suis persuadée qu'ils ont besoin de vous à l'hôpital.

Entre autres choses, mon oncle dit

que 124 maladies tropicales peuvent être contractées en Angleterre.

Principalement par les fruits frais, les voyageurs

et les essuie-mains des lieux publics.

124 ?

Vraiment ?

Il faut que je le note.

Au revoir.

Au revoir.

Les oeufs, j'ai fait sa connaissance !

J'ai enfin fait sa connaissance.

C'est Michael Finsbury.

Ne faites pas ça trop souvent. Cela ferait jaser.

Vous avez tout à fait raison.

Mais je n'ai pas l'adresse de votre oncle.

Pension de Mme Goodge.

Pension de Mme Goodge.

Flodden Road.

Bournemouth.

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Komen

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