200 baris pertama.
Ce film contient des images de nudité et de consommation de drogues
Il s'adresse à des adultes. Public averti.
Je ne pouvais pas m'arrêter pour la mort. Alors elle s'est arrêtée pour moi.
Nous étions seuls dans la calèche. Avec l'immortalité.
J'aime la mort.
Je déteste vivre.
J'avais l'habitude de dessiner sans cesse le monstre de Frankenstein
dans des positions différentes.
Je crois que c'était dû en partie
à la peur qu'il me faisait.
Ce pouvoir de la peur sur moi.
C'est un des contes les plus étranges jamais racontés.
Il parle des deux mystères de la création,
la vie et la mort.
Je crois que ma mère m'a emmené le voir.
"Deux Nigauds contre Frankenstein."
C'était en 1948, je crois.
J'avais six ans.
J'avais perdu mon père l'année précédente, en 47.
C'était donc une période de ma vie difficile émotionnellement.
C'était une autre raison d'en faire une fixation.
Ce pouvoir de la peur.
Quelque part, je crois que je voulais m'en saisir.
Pour ne pas la laisser me contrôler ainsi.
Tout cela évoquait quelque chose.
Quelque chose de fort.
Ça m'a touché au niveau des archétypes.
Vous savez...
J'ai ressenti là que
"Des choses vraiment étranges existent."
Je pense que je l'ignorais avant de voir ce film.
Il y a des choses vraiment bizarres
et des gens qui s'en préoccupent.
Ça a pris de l'importance
et j'ai dû penser à un certain degré :
"J'ai envie de me soucier des choses bizarres.
Ça a l'air amusant."
AMUSEMENT !
ACTE 1 C'EST VIVANT !
C'est un vrai défi, si vous n'êtes pas déjà fan,
d'aimer le Grateful Dead.
Parce qu'il y a tant de distraction.
Mais si vous laissez de côté les fans passionnés,
et le manque complet
de tous les éléments habituels d'un spectacle américain,
alors vous trouverez
qu'il y a une richesse qui vous comble l'âme.
Le Grateful Dead a exploré la liberté.
Et ils étaient à la pointe
GD BIOGRAPHE &; AGENT
d'une immense remise en cause des valeurs américaines.
Pour moi, le Grateful Dead est le plus américain des groupes
parce que chacun des musiciens qui a lancé ce groupe
venait d'un lieu différent, musicalement parlant.
Et ils se sont débrouillés pour que ça marche.
Vous avez un joueur de banjo de bluegrass,
vous avez un joueur d'harmonica de blues,
vous avez un guitariste folk.
Un batteur de rythm and blues,
vous avez un compositeur classique d'avant-garde
qui gratte la basse.
Et peu de temps après, un batteur de fanfare.
Sans oublier un parolier génial,
qui a créé dans ses textes
une culture hyper américaine alternative.
Et vous prenez tous ces courants,
vous dissolvez tous les ego à l'acide
et vous mélangez vigoureusement...
C'est le son Grateful Dead.
Un, deux, trois, quatre.
J'ai passé le plus clair de ma vie
comme biographe du Grateful Dead.
Voila comment ça s'est passé :
en 1971, quand le Grateful Dead a sorti un album.
Au dos, il était écrit "Freaks Morts Unis,
FREAKS MORTS
Qui es-tu ? Ça va ? Contacte-nous."
Qui es-tu ? Où ? Suis-nous."
Ils ont ouvert une boîte postale à San Rafael.
Je venais d'écrire sur Kerouac.
Biographie Kerouac
J'ai envoyé un exemplaire du livre à Jerry,
et ma vie a changé.
Kerouac était le grand héros de Jerry.
Il avait grandi en lisant Sur la route et c'était essentiel pour lui.
C'est vraiment significatif, cette idée
des rouleaux de papier machine.
Je veux dire que ça colle si bien avec ma façon de penser.
- Vous me comprenez ? - Oui.
C'est comme "Mettez ça là."
Comme un disque, c'est ce qu'un disque doit être.
Pas de début ni de fin, rien de cette merde.
Ce truc qui ne ressemble à rien, c'est juste...
Ça marche. Pour moi, ce truc fonctionne.
Pour d'autres ça ne fonctionne plus, mais pour moi ça marche.
Je n'avais jamais rencontré ce genre d'esprit.
Et ce qui m'attirait,
c'était son état d'esprit.
Vous savez.
C'est pour ça que je m'y suis mise
et trente ans après, encore...
PETITE AMIE DE JERRY
Et pourquoi je suis encore là.
J'ai lu Sur la route à 14 ans.
Avant d'entrer au lycée.
Le monde des beatniks.
Ça faisait tellement partie de moi,
et partout où j'allais.
Il y avait une librairie.
Dans le parc Menlo.
Et un café appelé le Kepler.
LIVRES REVUES CAFÉ
Et dans cette librairie,
on pouvait tomber sur...
DIRECTEUR ÉDITION
Toutes sortes de jeunes de 18 et 19 ans,
en train de traîner, de lire Sur la route ou Les clochards célestes.
- Ginsberg. - Ferlinghetti.
- Kenneth Patchen. - Howl.
- Toute la poésie. - Mysticisme oriental.
- Bouddhisme. - Politique de gauche.
Tout ça. C'était en train de diminuer.
J'appellerais ces gens des post-beatniks pré-hippies,
qui cherchaient un sens à la vie.
Nous étions les originaux, les phénomènes.
C'était ma tribu.
Et là, chez Kepler,
Le premier que j'ai rencontré, c'était Garcia.
Et voilà ce beatnik avec une guitare.
Il chantait du folk à cette époque.
Je crois qu'il n'avait que 18 ans.
Et Robert Hunter faisait aussi partie de ce groupe.
Mais ils n'ont écrit des chansons ensemble que des années plus tard.
J'ai senti qu'un vrai partenariat
était en train de se créer là.
Est-ce que c'est prêt ? Je ne...
On s'est rencontrés en mars,
on était en 1961.
Et puis, mon anniversaire est fin mai.
Jerry et Bob ont joué et chanté.
J'ai une annonce.
Le père de Barbara demande si quelqu'un veut manger encore.
On trouvait tous notre inspiration dans les autres,
en découvrant que nous étions un genre de famille, de groupe.
Hunter se distinguait des autres membres du groupe.
Il possédait une voiture.
Une très vieille voiture.
Tous les quatre,
Bob, Allen, Jerry et moi,
on est devenus une sorte d'équipe.
Ils me récupéraient après l'école.
On faisait des virées en voiture.
Et il y avait ce sentiment.
On ressentait quelque chose
qui venait des beatniks.
Le magnifique, merveilleux sentiment de connexion.
Je me souviens de Hunter
déclamant Dylan Thomas :
"Et la mort n'aura pas de territoire."
Souvenez-vous que notre génération avait grandi
sous la menace de la bombe.
Ça n'incitait pas à trouver un sens à la vie, à avancer.
Question de possibilités.
C'était juste dans l'air.
Chacun était en attente avec cette impression
que quelque chose va arriver.
Comme si on l'avait tous su.
Tout le monde attendait que cette chose arrive.
Quelque chose arriverait.
Chacun a fait de son mieux pour que ça arrive.
Fumez !
Les gens essayaient des trucs bizarres.
Vous me comprenez ?
Tous ont commencé à fumer de l'herbe, et à l'aimer.
Bon ! C'est bon.
On aurait dit que les gens perdaient la foi en la réalité.
Genre "Ça ne peut pas se limiter à ça.
Ce n'est vraiment pas assez."
"Ce n'est pas assez. Sans intérêt."
Et " Ça n'exige pas assez de moi."
"Ce n'est pas un défi.
Ce n'est pas assez amusant," vous savez.
Oui, Jerry adore s'amuser.
On a vu À bout de souffle de Godard.
J'ai dit "Je veux me coiffer comme ça." Jean Seberg.
Bien que je pose
pour des pubs de Macy dans les journaux
pour cent dollars par jour.
Jerry a dit "Allons-y."
Donc il m'a aidée à me couper les cheveux très courts, avec des ciseaux à ongles.
Finie ma carrière de mannequin.
Cette photo bien sûr, c'est dans le tunnel de l'amour.
J'AIME UN BEATNIK
Je l'aimais vraiment.
J'étais déjà aux beaux-arts.
Et j'avais cette vision Beatnik globale
de l'art et de l'amour,
de la littérature, la musique.
Vivre avec Barbara, c'était un vrai rêve
car elle respirait la joie.
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