200 baris pertama.
Dans une boulangerie, un client demande du pain.
"Du noir ou du blanc ?", lui demande le boulanger.
"Peu importe", répond le client. "C'est pour un aveugle."
Un type veut acheter un cheval.
Le marchand de chevaux lui demande : "Quel genre de cheval voulez-vous ?"
"Peu importe, pourvu qu'il soit assez long. Nous sommes huit."
Moi aussi, j'en connais une. Un éléphant rencontre une souris.
L'éléphant dit à la souris : "Mais comme tu es petite !"
"Forcément", lui répond la souris. "J'ai été malade trois semaines."
"C'est encore loin jusqu'en Amérique, maman ?"
"Tais-toi, mon fils ! Continue de nager."
Un homme assassine sa femme. Ses yeux lui sortent de la tête.
Alors l'homme dit à sa femme : "Tu n'en crois pas tes yeux, hein ?"
- J'ai eu un accident. - J'ai vu.
Elle m'est rentrée dedans par l'avant.
Comment ça ?
Elle a freiné comme une folle. Sans raison.
Et alors moi... Mais je ne suis pas fautive.
Y avait-il quelqu'un avec toi ?
- Non, j'étais seule. - Tu as été imprudente ?
Non, je n'y étais pour rien.
J'avoue que la dernière fois, j'étais en partie responsable.
Elle a freiné trop brusquement.
Maintenant, tu es nerveuse.
Cela ne coûtera pas plus de 20 ou 25 marks.
- Davantage ? - Il faut compter 90 marks.
Autant que ça ?
Tu pourras le faire, non ?
Oui, à la fin de la semaine.
Tu es un amour.
Hanna vient nous voir.
C'était une camarade d'école.
Elle nous attend à l'appartement.
- Que voulez-vous faire ? - Nous promener, je pense.
Elle ne connaît pas bien Munich.
J'ai envie de m'acheter une jupe.
Pourquoi pas ?
Je ne vous accompagne pas. Je reste à la maison.
- Pourquoi ? - Je suis surmené.
Ça a été fatigant aujourd'hui ?
Que s'est-il passé ?
Des ennuis ?
- C'était ta faute ? - Non...
- L'ambiance générale de la maison. - Comment ça ?
Difficile à expliquer. Il y a certaines choses...
Tu veux dire, un avancement ?
Je n'irai plus à ces invitations.
- Pourquoi ? - Parce que j'en ai marre.
Tout le monde est assis...
Ces femmes mûres !
Puis on montre des photos des enfants...
Il faut qu'on voie qu'elles ont quelque chose.
Quand y es-tu allée pour la dernière fois ?
Noël passé.
Qu'est-ce que vous avez à leur reprocher ?
Rien !
Cela m'ennuie un peu.
Tu veux dire que nous sommes pareils ?
Non, je ne crois pas.
Nous menons une vie normale.
Mais je ne crois pas que nous soyons petit-bourgeois.
Non, mais pas non plus...
Je ne sais pas quel est le contraire.
Quelle conversation bizarre !
- Tu trouves ? - Vous êtes libre. C'est certain.
Vous pouvez vous exprimer librement,
vous habiller comme vous voulez.
Votre coiffure est jolie mais...
Vraiment ?
Un peu trop bouclée ?
Ma femme ne pourrait pas se promener comme ça.
Nous avons certaines obligations. Nous connaissons bien mon patron.
Vous ne comprenez peut-être pas. Ou bien vous ne voulez pas comprendre.
Je vous comprends parfaitement bien.
Moi je la trouve chouette, ta coiffure.
Tu ne pourrais pas te promener comme ça.
Ça me plaît aussi. Mais une femme doit être indépendante.
C'est une conversation inintéressante. J'aimerais savoir ce que tu fais.
- Je m'attendais à ça. - Ça m'intéresse.
- Que fais-tu ? - Rien, au fond.
Ce n'est pas mal. Et alors ?
Je fais ce qui me fait plaisir.
C'est encore mieux.
Et puis, je ne sais pas encore ce que je veux faire.
Si vous pouvez vous le permettre...
Bien sûr. Autrement...
Vous avez de l'avance sur nous. Vous êtes indépendante.
Il devient agressif !
Vous avez une tâche sur votre revers.
- Où ça ? - À gauche.
- Ici ? - Oui.
Je ne vois rien, ce n'est pas grave.
Je ne comprends pas comment on peut dire :
"Je ne sais pas encore ce que je veux faire."
La plaisanterie est finie maintenant.
La plaisanterie ? Quelle drôle de plaisanterie !
- Ne sois pas si agressif ! - Je ne suis pas agressif.
Je réponds à ce qu'on me dit.
J'aimerais un disque.
Je l'ai entendu à la radio mais je ne sais plus son titre.
Je me souviens d'un long prélude plein de sensibilité.
Quant au texte...
C'est un jeune homme qui chante.
Sa maîtresse l'a quitté.
Il chante qu'il ne faut plus mentir.
Au milieu, il n'y a de nouveau plus que des instruments.
Le refrain se répète très souvent.
Avez-vous une idée de ce que cela pourrait être ?
II est passé à la radio dimanche soir.
C'était une émission des succès de la semaine.
"Le hit-parade."
Cela doit s'appeler ainsi.
Cette chanson nous a tellement plu à ma femme et à moi.
J'aimerais ce disque pour lui faire plaisir.
Est-ce un chanteur ou une chanteuse ?
Un chanteur, je suppose. Il est difficile de les distinguer.
Est-ce une chanson drôle ?
Non. C'est une chanson très triste.
C'est chanté avec beaucoup de sensibilité.
Le chanteur soupire souvent.
Et sa voix derrière fait...
Pourriez-vous me montrer quelque chose ?
Si vous voulez jeter un oeil. Une chanson de Heintje ?
Le chanteur n'était pas si jeune.
C'est un texte étranger, n'est-ce pas ?
C'est chanté en italien ? Non, ce n'est pas ça.
Freddie peut-être ?
Non, ce n'est pas Freddie. Ma femme l'aurait reconnu.
Voilà un tube du moment.
Comment s'appelle-t-il ?
Ah oui, c'est possible. J'aimerais l'écouter.
Non, ce n'est pas ça. Il n'y a pas autant de tempérament.
La mélodie dont je parle est lente.
C'est une musique tendre.
Merci, mais ce n'est pas le bon.
Comme on dansait autrefois...
Quand j'ai connu ma femme, on dansait serrés l'un contre l'autre.
Cette musique nous rappelait ça.
C'est peut-être un genre de fox-trot, plus lent.
Vous pouvez essayer de nous la chanter ?
Attendez...
Peut-être le début.
- Et le texte vient ensuite ? - Oui, il vient juste après...
Savez-vous ce que cela pourrait être ?
II y a un solo de batterie.
- C'est bien une chanson allemande ? - Oui, une chanson allemande.
C'est assez rythmé, non ?
Très légèrement seulement.
Celui-ci peut-être, c'est assez nouveau. Je vous le fais écouter.
Oui, c'est bien ça. Vous avez sauté le début ?
Oui, je le remets.
C'est bien celui-là.
Dis, tu te souviens de cette soirée où nous devons aller ?
Tu veux dire que nous sortons ?
- Je n'en ai pas très envie. - Tu ne te rappelles pas ?
- Je veux bien te croire. - Cela conviendrait à Christian.
Il s'appelle Christoph. Il n'y a pas de Christian.
- Il y en avait deux ! - Non, il s'appelle Christoph.
-C'était Christoph, à l'époque ? -À l'époque ?
- Le grand ? - Pardon ?
- Le grand, oui. - Déjà à l'époque ?
À l'époque, c'était Christoph. Et il n'y a pas de maintenant.
Je croyais que c'était Christian.
Tu les confonds depuis que nous nous connaissons.
Ce grand type s'appelait donc Christoph ?
Oublie donc ce Christoph !
Pourquoi m'as-tu offert ce disque ?
Tu me l'as offert, non ?
- Ce disque me plaît. - À moi aussi.
Tu te souviens de la première fois ?
Je crois que nous étions allés danser.
Je parle de la première fois.
Je m'en souviens très bien.
C'était la première fois que nous allions danser.
Il y avait une dizaine de personnes.
Vers la fin de la soirée...
Je t'ai dit :
"Je rentre avec toi."
- Devant ta porte. - Mais tu n'es pas venu.
Tu m'as dit que ta logeuse ne permettait pas les visites.
Tu n'es pas venu.
J'étais très fâché.
- Mais plus maintenant. - Non, mais je m'en souviens très bien.
Nous nous sommes... Ah, ce baiser !
- Tu as trouvé ça bizarre ? - Pas du tout.
Mais tu m'as dit :
"Non, c'est impossible. Ma logeuse est terrible."
C'était vraiment impossible. Ce n'était pas une excuse.
Je te crois. Plus tard, j'ai fait la connaissance de ta logeuse.
Je comprends.
- Ça fait combien de temps ? - Un bon moment.
Tu es gentil.
Comment ça va ?
Et alors, cet avancement ?
Ce n'est pas un avancement proprement dit.
Disons un meilleur poste.
Tu vas voir, ça ira mieux.
- Prends-en donc un peu. - Il ne digère pas bien.
Chez grand-mère, on est plus sévère !
- Juste un peu. - Ou tu préfères du lait ?
No comments yet. Be the first to leave one.