200 baris pertama.
LES TROIS MOUSQUETAIRES Les ferrets de la Reine
Alors...
Ne l'utilise qu'en dernier recours, quand tout a échoué.
Elle m'a bien servi, comme tu le vois.
Oui, père.
Voulez-vous vous asseoir ?
Non, le temps nous manque. Tu dois partir.
Je t'ai donné ma botte secrète.
Voilà en plus 15 couronnes et ceci...
Ton grand-père a brandi cette épée contre les Maures à Lépante.
Je m'en suis moi-même servi au service du roi Henri.
Maintenant, elle est à toi.
Elle te servira d'introduction auprès de Monsieur Tréville.
Il se souviendra d'elle...
et de moi.
Mon fils, tu veux devenir mousquetaire...
Tu es jeune mais brave
car tu es un Gascon et un d'Artagnan.
Bats-toi dès que tu le pourras.
N'accepte aucune insulte.
Sauf si elle vient du roi ou du cardinal de Richelieu.
Méfie-toi du cardinal, il gouverne à travers le roi.
Mais c'est le roi que tu sers. Et la reine.
Alors...
Va faire tes adieux à ta mère.
L'onguent pour les blessures est dans ta valise.
Sèche bien ta cape et tes souliers.
Oui, mère. Au revoir.
Au revoir, père.
Ne vends pas le cheval.
Laisse-le mourir de sa belle mort.
N'hésite pas à te battre...
mais fais attention à toi.
Avance !
Qui donc arrive sur ce bouton d'or ?
Ou est-ce un fromage à pattes ?
Dites-moi de quoi vous riez, que nous en riions ensemble.
Je ne parlais pas à vous, mais de vous.
Mais moi, c'est à vous que je parle.
Tournez-vous et voyons qui rira le dernier !
Ces Gascons...
Dois-je lui couper la gorge ?
Remettez-le à cheval et qu'il s'en aille.
Nous avons peu de temps, Milady.
Le cardinal veut savoir quand le duc de Buckingham quittera Londres.
- Et ensuite ? - Vous attendrez ses ordres.
Et vous...
Quand vous reverrai-je ?
Vous... Assassin...
Je vous châtierai, monsieur.
Pardonnez-moi, madame, je dois tuer votre ami.
Vous n'avez pas peur ?
Arrière, péquenaud !
Je vous contacterai.
Il est très beau...
Même avec sa rapière brisée.
Claude... Payez la note.
Monsieur Tréville ?
Il est en haut. Suivez-moi.
J'admire ta ceinture, Porthos.
En effet, je dépense mon argent en beaux atours...
- Ou l'argent de ta maîtresse ! - Non, Aramis.
Sur mon honneur, ces 12 pistoles étaient à moi.
Le pourtour tout entier est brodé d'or.
Incroyable ! Où a-t-on trouvé assez d'or en France ?
Puis-je lever ta cape pour admirer ta ceinture ?
Non. Milles excuses, mais j'ai un rhume.
La discrétion sert la vanité...
Je ne comprends pas. Je connais ma valeur,
mais non !
Je ne peux pas être discret sur ma propre vaillance.
Belle entaille. Un souvenir des gardes du cardinal,
monsieur Athos ?
Menteur ! C'est une pustule !
Bien sûr, je le vois sans mal.
Vous ne voyez aucune différence, ni ne changez votre traitement...
Monsieur Tréville va vous recevoir.
Votre père dit que vous portez sa vieille épée...
Souffrez que je vous en prête une,
jusqu'à ce que la vôtre ait repoussé.
Je ne demande pas la charité.
Dans ce cas, vous n'en recevrez pas.
Ce n'est pas de la charité mais de la courtoisie.
Pour que le fils d'un vieil ami
tienne ses ennemis un peu plus loin de lui.
Dans ce cas, monsieur, je vous en remercie.
Je ne peux vous offrir davantage.
Ne peut entrer chez les mousquetaires
que l'homme qui a effectué une campagne
ou s'est distingué par son aptitude à tuer.
Je peux écrire une lettre à monsieur Dessarts,
qui commande les gardes et sera ravi...
Lâche ! Je vous crache dessus !
Quoi ?
Pas sur vous, monsieur...
Sur ce méchant borgne...
Vous, monsieur ! Veuillez vous arrêter !
- Excusez-moi, je suis pressé. - En effet, jeune homme.
Vous me bousculez et pensez vous en tirer avec des excuses.
Cela mérite une leçon...
J'ai dit "excusez-moi".
Je n'ai nul besoin d'une leçon.
Vous l'aurez, cependant !
Où ?
Le couvent des carmélites. A midi.
De l'or sur tout le pourtour ?
- Pardon, je courais... - Avec les yeux fermés ?
J'ai dit "pardon".
Vous m'en rendrez justice !
- Où ? - Au Luxembourg. A une heure.
Regarde ! Sur l'échafaudage !
Excusez-moi, messieurs.
Excusez-moi, vous avez fait tomber ceci.
De l'or de la part d'une belle.
Cette bourse n'est pas à moi.
Je l'ai vue tomber !
Vous en voyez trop. C'est le défaut des paysans...
- Je suis gascon. - ... qu'il faut civiliser un peu.
Ancien séminariste, je ne me bats qu'en cas de nécessité.
Mais vous avez compromis une dame.
Disons à l'hôtel Tréville, à deux heures.
Monsieur, votre bourse.
Si je dois mourir, ce sera de la main d'un mousquetaire.
Vous êtes rapide.
Même sans courir.
Mon épaule est meurtrie.
Que cela ne vous désavantage pas. Si vous voulez remettre...
En aucun cas. Je me bats aussi bien avec ma main gauche.
Si cela vous désavantage, je m'en excuse.
Vous êtes fort courtois.
Pour votre blessure, j'ai un onguent qu'a préparé ma mère.
Vous me comblez.
Trop tard pour déjeuner.
Mes témoins.
Tu te bats contre ce monsieur ? Je dois le combattre moi-même.
Pas avant une heure.
Je dois aussi le combattre.
A deux heures.
Vous êtes à Paris depuis quand ?
Depuis huit heures ce matin.
Vous êtes rapide.
Mon père m'a recommandé les duels.
Espérons que vous lui ferez honneur.
Les gardes du cardinal !
Rengainez vos épées !
Les duels sont interdits par la loi.
C'est une affaire privée. Passez votre chemin.
Nous devons maintenir l'ordre et arrêter les bagarreurs.
Posez vos épées et suivez-nous.
Impossible.
Impensable.
Improbable.
Dans ce cas, nous attaquerons !
Ils sont six, nous sommes trois.
Non, quatre.
Vous ne comptez pas.
Cela ne vous concerne pas.
Faute d'en avoir l'habit, j'ai le coeur d'un mousquetaire.
Jeune homme, retirez-vous et sauvez votre vie.
- Quel est votre nom ? - D'Artagnan.
Dans ce cas,
Athos,
Porthos, Aramis et d'Artagnan,
en avant !
D'abord, prions...
Doux Jésus... Toi qui es humble et bon...
Puis-je ?
Désolé !
Aramis, une épée !
Pour l'amour de Dieu...
D'Artagnan !
Laissez-le-moi !
Baissez votre épée !
Rendez-vous, Biscarret. Je vous l'ordonne.
Si c'est ainsi...
Sonnez la cloche, les nonnes vous soigneront.
Venez, partons sans attendre.
Une trop brève rencontre...
Par le sang du Christ !
Voyez cela, du feutre des Flandres ! Souillé par vous et vos ruffians !
Vous devrez payer pour ces dommages !
Dix pistoles, en voilà le prix !
Non, vingt pistoles !
Et vingt en guise d'amende, pour vous apprendre la politesse !
Voleur !
La charité est l'une des vertus du cardinal, n'est-ce pas.
Allons-nous rester là jusqu'à l'arrivée du prévôt ?
Il nous faut partir, messieurs.
Pour vos amis blessés,
j'ai un onguent préparé par ma mère que vous apprécierez...
Pendant qu'il regardait mon chapeau, je l'ai frappé.
Porthos,
la bourse, si tu veux bien...
Notre devise : un pour tous, tous pour un.
En d'autres termes, dix pour lui, dix pour lui, pour vous et pour moi.
Mon cher Aramis en a besoin pour impressionner sa maîtresse.
Mon cher Porthos en a besoin pour se vêtir décemment.
Vous en avez besoin pour vous loger et engager un domestique...
Et moi...
Et vous ?
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