200 baris pertama.
A Cup Of Team
Félicitations. Bien joué.
Vous en voulez ? C'est gratuit.
Quand on en finit une, ils la remplacent.
J'ignorais qu'on faisait du vin à Malte.
Votre discours est prêt ?
Pas besoin.
Vous allez citer des gens ?
Certains.
Ferez-vous allusion à ma contribution à l'enquête ?
- Que faites-vous là ? - On m'a invité.
C'est réservé aux enquêteurs de la police.
Vous n'avez rien à faire à cette table.
J'enquête aussi bien que vous.
Je peux résoudre n'importe quel crime.
Bien installé dans votre fauteuil.
S'il vous plaît, messieurs. Cette soirée est déjà assez pénible.
C'est quoi, une meuf avec des œufs au bacon sur le pif ?
Des œufs au bacon ? Je sais pas.
Un petit-déj'.
Sachez qu'en dépit des apparences,
je veille encore sur vous.
C'est politique, je sais.
Votre poste vous convient ?
J'apprécierais les défis, s'il y en avait.
Sérieusement. Ça vous plaît, d'être inspecteur ?
Il n'y a rien à faire.
Disputes conjugales, bagarres du samedi soir au kébab.
Rien de plus, depuis...
l'Éventreur.
Ça m'indiffère.
Une autre grosse affaire vous arrivera vite.
Soyez prêt.
Sans faute.
J'ai dit un truc ?
C'était qu'une blague.
J'ai jamais aimé ta gueule.
L'équipe de l'inspecteur Cazenove a œuvré comme personne.
Grâce à eux,
la capitale est plus sûre que jamais.
J'ai le plaisir de remettre notre plus haute distinction...
à l'inspecteur Cazenove.
L'inspecteur Ross,
après des années de valeureux et précieux service...
Pardon.
Félicitations.
Votre travail est impressionnant. Vraiment formidable.
Merci.
Vous me connaissez ?
L'homme qui a laissé fuir l'Éventreur.
Pour votre gouverne,
j'ai passé votre enquête en revue, je n'ai trouvé aucune erreur.
Merci, ça me touche beaucoup.
Quelle honte, sa disparition.
Maintenant, une médaille du courage.
Pour le sergent Ray Miles.
C'est votre sergent.
Je serai bref.
L'Éventreur m'a poignardé au foie.
J'ai failli mourir.
Si je suis devant vous,
c'est grâce à mon supérieur, qui est resté avec moi et m'a sauvé.
Il pouvait continuer,
l'arrêter,
résoudre l'affaire d'une vie.
Mais non.
Il est resté là.
Pour ça, nous voilà punis.
Casés au fond, à la dernière table avant les chiottes.
Je me demande...
S'il m'avait laissé mourir,
l'avait arrêté,
était parti attraper l'Éventreur,
il serait au premier rang,
là où on sert du champagne.
Depuis quand sauver la vie de son sergent
est le mauvais choix ?
Merci, donc.
Mais non merci.
Je dois choper un bus pour retourner à ma table.
Des appels, cette nuit ?
Rien, désolé.
Vous n'avez rien à faire ?
On est tous à jour.
Détendez-vous. Savourez ce moment.
Reprenez les dossiers.
Voyez s'il y a... du rangement à faire.
Pour avoir l'air occupé ?
Soyez prêts à agir. Vigilants.
Je vois.
On arrive tout de suite.
- On en a un. - Une dispute ?
Dans le fleuve.
- Un suicide ? - Un vrai crime.
Merci, pour hier soir.
Je n'ai dit que la vérité.
J'ignorais que ça vous tenait autant à cœur,
ce qui est arrivé.
- Me concernant. - C'était qu'un discours imbibé.
Ça veut pas dire qu'on va se marier.
Faites comme chez vous.
- Qu'avez-vous pour moi ? - Un truc horrible.
Plus rien ne me dérange.
Il a passé au moins deux semaines dans l'eau.
Les poissons...
Homme, 60 ans ou plus,
grande plaie pénétrante au thorax,
quelques côtes manquantes.
Son cœur est en morceaux. Il n'en reste presque rien.
Le crâne a été défoncé plutôt violemment.
Il en manque une partie.
Le cerveau, lui, a disparu.
Il va me falloir plus de temps.
Je ne promets rien, vu son état.
- Ça va, Miles ? - J'ai besoin d'air.
Le sergent Miles a eu une crise de panique.
Sans doute à cause du stress consécutif à sa blessure.
Tous ensemble, aidons-le à se remettre sur pied
en faisant preuve de compréhension,
de bonté.
- J'étais preums pour ton bureau. - Bande de vautours.
Grosse mauviette.
N'arrêtez pas pour moi.
On doit identifier la victime.
On ignore si son ADN est fiché.
Son séjour dans l'eau a effacé ses empreintes.
- Son dossier dentaire ? - Il portait un dentier.
- Je vérifie les disparitions. - Bien. En attendant...
on se sert de ça.
Sur mesure. Le chausseur devait avoir une forme.
C'est une copie du pied scupltée dans du bois.
Chacune est unique.
On trouve sa forme, on a son nom.
- "Smith" ? - Le chausseur.
Il a arrêté.
Ses formes ont été rachetées par le patron du pub Grave Maurice,
sur Whitechapel Road.
Si on appelait des renforts ?
Ce n'est qu'un pub.
Vous venez ?
Allez-y, j'attends dehors.
- Respirez. - Je sais. Ça ira.
Monsieur l'agent ?
Inspecteur.
J'aimerais voir les formes de M. Smith.
Servez-vous.
T'as fait quoi ?
Il nous appartient maintenant
de nous présenter...
humblement devant Dieu,
conscients de servir un dessein en action.
... notre patrie contre l'invasion qui la menace.
Quoi encore ?
Des voyous ont bouché les éviers, au-dessus.
- Bon sang ! - Désolé.
Vous dérangez pas pour moi.
Sergent Mansell.
Excusez le bazar. Bienvenue.
Finley Mansell, roi de la cantine. Content de te voir.
- Je t'ai gardé une place près de moi. - On va se marrer.
On a un meurtre. Aujourd'hui, on bosse sur le terrain.
Je suis là pour ça.
C'est parti.
Merci.
La forme correspond à Lennie Cobb.
Disparu il y a deux mois de semi-liberté.
Il purgeait 18 mois pour fraude bancaire.
Un prisonnier modèle, apprécié de tous.
D'où ma question : pourquoi un meurtre si brutal ?
Excusez-moi.
Un type, en bas, prétend tout savoir sur le meurtre.
Suivez-moi.
Quoi ?
En uniforme, vous m'ignorez ?
Un vrai fantôme.
Du fric, des planques,
de la chatte.
Bienvenue dans l'East End.
- Éteignez ces conneries. - On arrive au moment intéressant.
Les jumeaux Kray ont aidé Frank "la Hache" Mitchell
à s'évader de prison et l'ont caché dans cet appartement.
Quand Mitchell devint gênant, fidèles à leurs habitudes,
ils réglèrent le problème par la violence.
Ils envoyèrent des hommes le tuer, puis arracher les balles de son cœur
et de son cerveau.
Le cadavre de Frank Mitchell...
Bon, ça suffit. Le spectacle est terminé.
Cobb appartenait au gang des Krays.
Il s'est fait la belle, puis il est mort.
C'est pas une coïncidence. Sa mort est un message.
Quel message ?
Une revanche ? Un hommage ? Qui sait ?
Mais vous savez ce qu'on tient, non ?
Un autre imitateur.
Un cinglé des frères Kray.
Ils ont beaucoup de fans, vous savez ?
Les Kray sont l'archétype du gangster britannique.
Ils ont rentabilisé la violence.
La pègre leur doit tout.
L'esthétique bling-bling,
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