200 baris pertama.
SOUMISSION
Allô. Bonjour.
C'est pour une commande.
Super. Vous avez un gaufrier ?
Parfait. Alors j'aimerais...
Une seconde.
J'arrive.
Oui ?
- Hal ? - Oui.
Rebecca Marin de Lichter et Haynes.
Oh. Bien sûr. Entrez.
Très bien.
Ça vous convient ici ?
- Ça ira. - J'arrive tout de suite.
- Je termine un appel. - Pas de problème.
Faites comme chez vous.
Vous êtes toujours là ?
Donc, n'importe quelle sorte de gaufre.
Vous avez de la confiture ?
Fruits de la passion ? Très bien. Mettez-en un peu.
Et les pâtes, sans crevettes, juste avec les tomates et les oignons.
AVOCATS
Et vous avez le tartare ?
J'en prendrais aussi.
CONSEIL D'ADMINISTRATION
Et la côte de bœuf, à point.
- Test. Test. - À point, pas saignant.
- Test. Test. - J'ai presque terminé.
Des frites, des épinards.
Et deux martinis et une bouteille de Montepulciano.
Oui. Et un sundae avec coulis.
Parfait. Merci beaucoup.
- Désolé. - Pas de problème.
Ça a l'air bon.
Oh, mon Dieu. Regardez tout ça.
- On doit faire la causette ? - On peut.
Vous vivez ici ?
Oublions la causette.
Comme vous voulez.
Je commence ?
Allez-y. Je mets juste un peu de musique.
Mise à jour du dossier Hal Porterfield.
Je suis Rebecca Marin de Lichter-Haynes.
Bon, les généralités. Anniversaire ?
- Le 7 avril 1987. - Numéro de sécurité sociale...
958-00-0493.
- Et votre taille ? - 1,83 m.
- Votre poids ? - 200.
- Livres ? - Oui, livres.
- Un problème ? - Non. Je le note.
7 AVRIL 1987
Une maladie cardiaque ?
- Diabète, cancer ? - Non.
Épilepsie, Willis Ekbom, hypertension, pneumonie ?
Non, madame.
Avez-vous déjà été traité pour addiction ?
Cela inclut les groupes de soutien.
- Ils liront vraiment ça ? - Qui ?
- Le conseil. - Sans aucun doute.
Et si je dis une bêtise, j'aurais pas le poste ?
- Je l'ignore. - Vraiment ?
Je ne fais que recueillir et vérifier des informations pour le rapport.
- Si je mens. - Je le saurais.
- Comment ? - Ça dépend.
D'abord, j'utilise mes yeux.
Vous ne faites pas 1,83 m pour 200 livres.
- C'est amusant. - Le conseil vous considère
pour le rôle crucial de PDG. Donc, non.
- Ils ne vous croiront pas sur parole. - Bien.
Alors, oui.
Pour addiction à l'alcool ?
- Deux fois. - Et vous continuez de boire.
- Socialement. - Abusez-vous de médicaments ?
Si j'abuse de médicaments...
- Ce n'est pas clair ? - J'ai un traitement.
- Je ne sais pas si c'est grave. - Des drogues récréatives ?
Marijuana, cocaïne, MDMA, héroïne...
Oui. Je veux dire, non. Pas d'héroïne.
Combien de fois ?
Combien de fois j'en ai pris ?
- Oui. - Dans ma vie ?
- Oui. - Des milliers de fois.
Des dizaines de milliers.
- J'écris ça ? - Vous m'avez dit être honnête.
Souffrez-vous d'IST chroniques ?
VIH, sida, herpès...
- Si vous demandez pour vous... - C'est pour l'enquête.
- Non, c'est faux. - Si.
Je mets oui pour toutes ?
Ou j'écris : "Porterfield baise comme Caligula." ?
Hal Porterfield baise comme Caligula.
Dépucelé à quel âge ?
- Allons. - Quoi ?
- C'est quoi, ça ? - La prochaine question.
- 13. - Non.
- Si. - Non.
- Avec une monitrice. - Hal.
Je vous assure que ça ira plus vite si vous dites la vérité.
Vous n'êtes pas alcoolique, ça vous fait grimacer.
Arrêtez ces postures, c'est gênant.
J'écris 25 ans et on passe à autre chose.
D'accord.
Quoi ?
J'ai raison, c'est ça ?
C'était à 25 ans ?
- Prochaine question. - J'ai vu juste.
La prochaine question, Madame l'avocate.
C'est fascinant.
- Qu'est-ce que vous faites ? - Je...
Vous n'êtes pas moche.
Il doit y avoir plein de filles
à l'hygiène dentaire irréprochable et avec des talents de cuisinières
qui adoreraient se jeter sur votre petit cul tout propre.
Ouais.
Non.
C'est... bon.
Ce n'est pas ce que je voulais. Ce n'est pas dans le script.
- Le script. - Ouais.
- Il faut demander... - Oui.
Pour la masturbation.
"Dire méchamment que j'ai été dépucelé à 25 ans et passer à la suite.
Demander combien de fois je me masturbe".
C'est ça. Et puis ce truc sur ma bite.
- D'accord, je vois. - Bien.
C'est ce que je veux que tu dises. Ça pose un problème ?
- Je m'en tiens au scripte ? - Oui, c'était bien.
N'ajoute rien. Tu sais exactement quoi dire.
Compris.
- Tu sais ce que tu veux. - Exactement.
- Et le client est roi. - J'adore entendre ça.
- J'ai juste... - Quoi ?
- Je peux dire un truc avant ? - Bien sûr.
Tu y as réfléchi et je ne veux pas minimiser ce travail.
- Merci. Si tu lis... - Excuse-moi.
- Je parle. - D'accord.
C'est un service spécial.
- Mon e-mail... - Je l'ai lu. On se touche pas.
C'est pas le problème...
- C'est plus excitant sans contact... - Hal. Hal !
J'ai besoin de silence.
Il ne s'agit ni des règles ni de ce qui t'excite.
C'est accessoire.
Si on ne se touche pas avec mes clients...
c'est qu'ils n'attendent rien de physique.
C'est mental.
Oui, c'est mental. Je dis que c'est mieux...
Et je dis que tu te trompes sur ce que tu penses vouloir.
Je dis que si je pointais un pistolet sur ta tête,
tu ne pourrais pas dire ce que tu veux.
D'accord, d'accord.
- Dis-moi combien je te dois... - Ne fais pas ça.
Ne soupire pas en roulant des yeux comme un putain d'attardé.
Qu'est-ce que tu m'inspires selon toi ?
Je ne sais pas.
Et si tu réfléchissais une seconde avant de parler ?
T'as déjà essayé ?
Je te déçois ?
C'est ça.
Tu n'es pas si stupide.
Tu veux que je sois moins déçue ?
Comment ?
Ne pose pas de questions.
- C'est joli ici. - Merci.
La salle de bains.
C'est ici ?
Elle a besoin d'un bon ménage.
Tu vas la nettoyer ?
D'accord.
Tu vas salir ces belles serviettes ?
Réfléchis.
Bravo.
C'est sale ?
Le lavabo est sale, Hal ?
- Je crois que tout est assez propre. - Arrête.
Regarde-moi.
Tout n'est pas propre. Il y a de la saleté.
T'es juste trop paresseux et négligent pour la trouver.
T'as besoin d'aide ?
Oui.
Alors, demande.
- Veux-tu m'aider à nettoyer ? - Bien sûr.
Commence par te mettre par terre.
Hal, tu vas abîmer tes vêtements.
Je dois les enlever ?
À ton avis, bordel ?
Regarde-toi.
Tu es insignifiant.
Rampe aux toilettes.
Je veux que tu nettoies derrière les toilettes.
C'est là qu'est la saleté.
- Hal. - Oui ?
Quand tu penses à toi, que vois-tu ?
- Une sorte de déchet ? - Non.
Un petit sac de nourriture pourrie, de mouchoirs et de verre cassé.
Non.
Un monticule dans le coin d'une décharge ?
De la vase ?
La merde qui reste là pendant un million d'années ?
- C'est très propre. - Merci.
Tu as mérité une gâterie.
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