200 baris pertama.
Base de l'armée de l'air américaine Allemagne de l'ouest, 1959
Je suis Terry West, et toi ?
Priscilla Beaulieu.
Je t'ai déjà vue. Famille de militaire ?
Oui.
Tu es d'où ?
Du Texas.
Mon père a été affecté ici en août.
Vraiment ?
Ça te plaît, l'Allemagne ?
Je gère les spectacles ici.
Ma femme joue parfois.
Chouette.
Tu aimes Elvis Presley ?
Bien sûr. Qui ne l'aime pas ?
Je suis ami avec lui.
Il nous invite souvent, avec ma femme. Il aime voir des gens du pays.
On y va ce week-end, si ça te dit.
Je dois demander à mes parents.
D'accord.
À bientôt.
Il vient me chercher et me raccompagne.
Tu veux aller avec des inconnus chez Elvis Presley ?
Hors de question.
Il y aura d'autres gens.
C'est le week-end, pourquoi je pourrais pas ?
Je serais avec Terry et sa femme.
- On ne les connaît pas. - Qui sont ces gens ?
Non.
Il n'y a rien à faire ici.
Mon capitaine ? Terry West.
Enchanté. Ma femme, Ann.
J'organise les concerts, ici. Ma femme et moi sommes amis avec Elvis.
Il invite du monde. Votre fille est la bienvenue.
Elle m'a dit de vous demander.
Je vois.
Quelle est votre unité ?
Celle du caporal-chef Bryant.
Toujours aussi revêche ?
- Oui ! Si vous avez des tuyaux... - Il n'y en a pas.
Votre fille sera bien chaperonnée avec ma femme et moi.
La maison est tout près.
Je la prendrai à 20 h 30 et la ramènerai à votre heure.
Nous allons en parler.
Celle-ci est jolie.
C'est ma robe de Pâques, ça ne va pas.
J'espère que tu t'amuseras ce soir.
Désolée que ce soit dur pour toi, ici.
Tu te feras bientôt de nouveaux amis.
Je ne veux pas de nouveaux amis.
Je sais.
Ils vont arriver.
- Bonsoir, Vernon ! - Salut, Terry ! Entrez.
C'est le père d'Elvis.
Venez.
Je vais chercher à boire.
Ça va ?
Et qui voilà ?
Elvis, je te présente Priscilla Beaulieu.
Une amie de ma femme.
Tu veux t'asseoir ?
Qu'est-ce que tu fais par ici ?
Mon père est affecté à Wiesbaden.
- D'où tu viens ? - Austin, Texas.
Tu te plais ici ?
Ça va.
Tu es en quoi, première, terminale, au lycée ?
Troisième.
Troisième quoi ?
Au collège.
Au collège !
T'es un bébé !
Merci.
La petite a du cran.
Je reviens.
Quels sont les quatre grands groupes alimentaires ?
Viande, laitages,
fruits et légumes forment la pyramide alimentaire.
Priscilla, c'est Terry.
Bonjour.
Elvis me demande si tu peux venir vendredi.
Vraiment ?
Il veut me voir ?
Tu veux que je demande à ton père ?
Ils me laisseront jamais y retourner.
Je vais lui parler.
Merci. Au revoir.
L'Esquive, on serait perdus sans toi.
Priscilla.
Je te présente ma grand-mère, l'Esquive.
Bonsoir.
Petit, je lui ai balancé un ballon et elle l'a esquivé.
Depuis, je la surnomme l'Esquive.
T'as failli te prendre une raclée !
Lui, c'est mon pote Joe.
Toujours à s'empiffrer.
J'aime pas leur friture.
Vas-y doucement.
Les jeunes écoutent quoi, aujourd'hui ?
Bobby Darrin.
Et Fabian...
Et vous.
Tant mieux.
Je pensais qu'ils m'avaient oublié.
Et toi, t'as une chanson préférée ?
Tu veux que je devine ?
Heartbreak Hotel.
Ça plaît encore aux jeunes ?
Si on allait un peu au calme ?
Tu veux monter dans ma chambre ?
N'aie pas peur. Je ne te ferai pas de mal.
J'aime bien parler avec toi.
D'accord.
En haut de l'escalier, c'est la première porte à droite.
Je te rejoins.
On y va ?
Bientôt, Dee.
Donne-moi des nouvelles du pays.
Les choses n'ont pas tellement changé.
C'est chouette de parler avec quelqu'un du pays.
Je connais des tas de filles, mais aucune des States.
J'aurais aimé que ma mère te rencontre.
Elle est décédée en août.
Tu lui aurais plu.
J'aurais aimé la connaître.
Elle était tout pour moi.
Je lui parlais tous les jours.
Dee a mis le grappin sur mon père.
Elle l'a envoûté. Elle cherche à le transformer.
Comment je vais faire, à Graceland, sans elle ?
C'est la maison que je lui ai achetée.
Elle me manque.
J'ai le mal du pays.
Je sais.
Moi aussi.
C'est l'heure de rentrer, petite.
Je ne suis pas fatiguée.
- Ces sorties doivent cesser. - Ça devait être une seule fois.
S'il veut te revoir, on tient à le rencontrer.
Elle a fini ses devoirs ?
Je vais vérifier.
Tu as besoin de dormir.
Je vais bien.
Il sera parti dans quelques mois.
Ne gâchez pas ma vie.
Ne nous parle pas sur ce ton.
Il vient de perdre sa mère et il la pleure encore.
Il a confiance en moi.
- Bonjour, monsieur. - Entrez, fiston.
Ça peut être dur, en cette saison.
C'est sûr, il fait pas chaud, la nuit.
Vous devez avoir hâte de rentrer au pays.
Oui, monsieur.
Tenez.
Merci, madame.
Quelles sont vos intentions ?
Vous êtes Elvis Presley.
Les femmes se jettent sur vous.
Pourquoi ma fille ?
J'ai beaucoup d'affection pour votre fille.
Elle est très mûre pour son âge
et j'apprécie énormément sa compagnie.
J'avoue que c'est pas facile d'être loin de chez moi.
Ne vous inquiétez pas pour elle.
Écoutez, fiston.
Vous viendrez la chercher vous-même.
Bien, monsieur.
Ramenez-la avant 22 h.
Je comprends.
Ça va ?
Ne craignez-vous pas que votre ami s'en serve comme excuse
pour commencer à négocier ailleurs ?
Si mon ami cherchait une excuse,
il en trouverait dans les journaux.
Que voulez-vous dire ?
Je parle du décès prématuré de Paul Vanmeer.
Peterson, cherchez pas à me convaincre.
Peu importe, tant que je fais rien.
Je ferai rien, sauf si vous envoyez
ce maniaque après moi.
Méfiez-vous, jeune homme.
Jack, contrôle-toi !
Quelle déception, Billy.
Vous nous devez des excuses.
Tu as vu Sur les quais ?
Il faut que tu le voies.
Y a personne comme lui.
C'est le genre d'acteur que je veux être.
Tu y arriveras.
Je veux étudier à l'Actors Studio à New York.
Et raconter des histoires où je peux vraiment m'impliquer.
Comme Brando et James Dean.
Je crois que tu seras super.
Je suis pas sûr d'avoir encore une carrière musicale.
Quoi ?
Mais si !
Je vais y aller, il est tard.
On nous file ça pour veiller pendant les manœuvres de nuit.
Tu peux en prendre un en cours, pour pas dormir.
Merci.
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