200 baris pertama.
C'est bon, je pars.
Du calme !
L'AMOUR QU'IL NOUS RESTE
- Bonjour ! - Papa !
Bonjour.
- Je dérange ? - Non, au contraire. Assieds-toi.
C'est quoi, cette odeur ?
Panda s'est encore roulée là où il faut pas.
Génial...
- Pourquoi vous emmerder avec elle ? - Comment ça ?
Elle adore se rouler dans la saleté.
- Elle est trop mignonne ! - Ouais, mais elle fait chier.
C'est la vie qui fait chier, les animaux nous font du bien.
On y va, Panda.
- Tu pues la transpi, papa. - Ah, voilà Panda !
Ída, tu joues ? Tu es avec Þorgils.
- OK, ça marche. - Vous êtes une équipe.
Ouais, on est ensemble.
Elle a voulu choper le ballon.
- Ída, je me mets avec toi. - Réception !
Merde !
Ouais !
La ferme !
La ferme !
Bonne nuit.
- T'as dit bonne nuit à ton père ? - Oui.
Le lait a un goût de crème.
- Bonne nuit. - Pareil.
Tu vas direct au lit, hein ? Alors il a un goût de crème ?
C'est pas bon.
Grímur, t'oublies pas un truc ?
Si.
Merci.
- Je peux écouter une histoire ? - Oui, d'accord.
- Bonne nuit. - Désolée, attends.
Bonne nuit.
Sur une petite île, se tient une petite maison blanche.
Une hutte, en réalité.
Il y a d'autres bâtiments sur l'île,
mais la hutte est dans une zone isolée.
Une vieille femme vit seule dedans, et de sa fenêtre...
Panda, viens ici !
On va y aller doucement.
Oui, je sais.
Voilà.
Ça va mieux ?
Et tout de suite, un bon vieux classique.
PRENDS-MOI ENTRE LES SEINS, DAVID !
Mets le morceau de bois pour bloquer.
- Voilà. - C'est bon ?
Où sont les toilettes ?
J'ai presque 40 ans et toujours pas de toilettes dans mon atelier.
- T'as un évier et un robinet. - Ils sont pas connectés.
- C'est comment l'hiver, ici ? - Froid, il paraît.
Mais j'ai le droit d'utiliser un radiateur soufflant.
Ça me fatigue, putain.
Sers-t'en comme pièce de stockage. Déballe même pas tes trucs.
Concentre-toi sur l'extérieur. Tu peux rien foutre là-dedans.
Marre de pisser dans un seau.
Bien sûr, c'est ridicule.
Allez, plus vite on s'y met, plus vite on se barre.
C'est même pas un sujet.
Mais j'ai pas l'argent, papa.
On en trouvera, c'est pas le fond du problème.
C'est pas tout, l'argent.
Faut lui trouver une occupation
stimulante pour les années qui viennent.
Je suis bien d'accord.
Vois ça comme un investissement.
Je paye une partie, elle une autre.
Et Magnús paye ce qu'il reste.
- Tu vas devoir lui annoncer. - Compte sur moi, pas de problème.
Le souci, c'est pas l'argent, je te dis.
Mais de prendre la décision de l'acheter ou non.
Si on ne se dépêche pas, elle nous passera sous le nez.
- Appelle-le alors. - Je vais le faire.
- Maintenant. - Je le fais.
Magnús, comment ça va ? C'est Pálmi.
T'es en mer ?
Ça se passe bien ?
Content de l'entendre.
Va falloir aligner les billets.
Ída a trouvé une jument.
- C'est une jument de 9 ans. - Viens !
Elle s'appelle Marín, comme ta grand-mère.
C'est un animal splendide.
Pas bien grosse et un peu moche, comme ta grand-mère.
Elle est pleine d'entrain et parfaite pour Ída.
Il faut bien trouver un moyen de la faire rester,
sinon elle déménagera en ville.
Oui, elle est OK.
Mais tu sais bien que son art, ça décolle pas pour le moment.
Je lui ai dit que tu paierais la jument. T'es marin.
Ton portefeuille est plein.
Elle me fait un doigt, là. Mais elle t'embrasse.
Viens dîner avec Íris et moi à ton retour.
On laisse les mères voir les poussins ?
Pas encore, ils sont trop petits.
- Elles leur feraient du mal ? - Possible, oui.
Ou le coq va se taper les poules devant eux.
- Panda ! - Trauma à vie.
Pourquoi les poules se laissent baiser comme ça par le coq ?
Bon Dieu !
Panda, reste tranquille.
Toutes des putes sauf Guðrún.
C'est quoi, ce langage ?
- Assise. - Heureusement, personne n'entend.
Non.
C'est prêt. Þorgils, sors une assiette.
Non.
- Quoi ? - Non.
- Non. - Tu obéis !
Lâche-moi.
T'es un coq ou une poule ?
Juicy ! Sensuel et juicy !
Merde, les mecs.
- J'y arrive pas. Je suis excité. - Maggi !
- T'es excité, toi ? - Quoi ?
- Tu vois ce que c'est "excité" ? - Non, laisse tomber.
Stjáni, tu mouilles, avoue !
À ton avis ?
- Quoi ? - Rien.
- Je t'ai vu, tu sais ? - Vu quoi ?
- Me lancer ce sale regard. - Quel regard ?
Celui-là...
- J'ai lancé aucun regard. - Si ! Je t'ai vu faire ça.
Bon Dieu !
- L'eau déborde vachement. - C'est à cause de la pluie.
Ouais.
- Profites-en pour laver tes mains. - Laisse tomber.
Je préfèrerais les tremper dans la rivière.
- Pas de cookie, t'es sûr ? - Oui !
Rien, t'es sûr ? J'ai peur que tu sois affamé.
Non, ils sont dégueus, tes cookies.
Comment ça ?
- Ils sont merdiques. - Non, trop bons !
Je comprends, mais l'ordinateur lit pas ce format.
C'est parce que c'est un format vectoriel.
Je vais t'envoyer un PDF, ou un JPEG tout simple.
Merci beaucoup.
- Appelle-moi si ça pose problème. - OK. Cool.
Tu penses repasser en ville, bientôt ?
- C'est pas prévu. Pourquoi ? - T'es enfin célibataire,
tu pourrais venir chez moi et on verrait bien...
- Ça marche. - Quoi ?
- C'est bon, ça marche. - Il dit que ça marche.
OK, super. Tu me diras si tu passes en ville.
D'accord.
Je cuisinerai un truc sympa.
Je peux pas trop parler, là. Mais on se rappelle.
OK, prends soin de toi.
Et merci pour le coup de main.
- Salue ton frère pour moi. - Promis. Salut.
On se rappelle.
De la chatte, de la chatte, de la chatte.
Arrête !
- Où tu as appris à faire ça ? - Grand-père m'a montré.
On a planté des arbres.
Le pauvre oiseau...
Ses yeux sont fermés. Pourquoi ils sont fermés ?
Tu crois qu'il est mort ?
Peut-être qu'il dort. Mais il ne bouge pas du tout.
- Son ventre se gonfle même pas. - Non...
Il respire pas ?
- Il est mort ? - Oui.
- Le pauvre. - Le pauvre, oui.
En plus, j'ai déjà vu un oiseau mort il n'y a pas longtemps.
J'ai rien vu, beaucoup trop de nuages.
Dommage. Je sais combien vous vouliez voir le glacier.
Oui.
J'aurais adoré, mais j'aurai peut-être plus de chance au retour.
Je vous le souhaite.
C'était tout blanc ! Y avait peut-être un bout de glacier.
Mignon, ce chien.
- C'est le vôtre ? - Oui, elle s'appelle Panda.
Panda ? Salut, Panda.
Salut, salut.
C'est un cocker spaniel ?
Non, c'est un chien de berger. Un berger islandais, en fait.
J'aimerais avoir un gros chien. Gros comme un cheval ou un poney.
J'aurais aimé vous montrer mon ancien atelier.
Il était magnifique. À deux pas du port.
Non, c'est très bien ici.
C'est bien.
Que du marron, donc ?
Du marron, oui.
Marron avec parfois des nuances de noir ou de rouge.
C'est très...
Très terreux, très nature.
- Peter Malding, vous connaissez ? - Je crois pas.
C'est un des artistes de la galerie, qui aime les grands formats.
Mais cinq fois plus grands que les vôtres.
- Ouahou. - Oui...
Son atelier est dans un énorme hangar d'aéroport.
Des parois de 10 m de hauteur. C'est immensément grand.
J'y suis allé une fois. Il vit au Portugal.
Je reconnaîtrais peut-être si je voyais...
Il est en bord de mer.
On est allés se baigner plusieurs fois.
Je suis certain que vous connaissez. Il est génial et marche pas mal.
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