200 baris pertama.
Vous écoutez FM Bruxel, avec Vicky Vice.
Vous aussi,
vous avez cette impression de toujours faire un choix ?
Entre deux camps qui s'opposent totalement ?
Entre la gauche et la droite, entre le bien et le mal,
entre les Beatles et les Stones, entre votre tête et votre coeur ?
Chaque jour, ces choix nous tiraillent.
Et pourquoi cela ?
Je pense que nous devrions arrêter de choisir un camp.
Et je ne parle pas que de vous et moi, je parle de tout le monde.
Le temps est venu de se soutenir, de se serrer les coudes au maximum,
de crier ensemble : "Merde, suivons notre coeur !"
À quoi ressemblerait-il, ce futur ?
Ça vaut le coup d'essayer, non ?
Tout ce dont on a besoin, c'est d'espoir, d'un peu de dope
et d'un morceau qui déchire.
Elvis !
Ne te démets pas la hanche, hein. - Je ne t'avais pas entendue.
Et moi qui croyais que tu te déhanchais pour moi...
Ton ami bizarre est là.
Maman... - Elvis !
Oui ? - Vous sortez ?
Un pot de départ.
Tant que je ne dois pas venir te chercher
à cause de l'autre débile...
Content de vous voir, madame. - C'est ça, moi de même.
Marc !
Désolé pour ma mère. - T'inquiète.
Sympa son uniforme, ça fait ressortir...
Je t'ai entendu, Franky.
Pardon Agnès, c'est sorti tout seul. - C'est pas nouveau.
Vous buvez un coup avant de partir ? - Non, on va à L'Ours.
Non, on va au Bellatrine. - Pourquoi ?
Ma soeur y mixe, ça va être mortel.
À la prochaine, Agnès !
Promis, la fois prochaine, on boit un coup.
Ça va, alors.
C'est pas plus mal qu'on aille voir ta soeur.
Fais gaffe !
Joli ! - On ne lance pas la bouffe.
Désolé Agnès ! - Soyez prudents !
Je serai sage comme une image, promis !
Ne buvez pas trop ce soir, les jeunes.
Je vous connais. - Toi non plus !
À bientôt Agnès !
Salut maman ! - Fermez la porte !
Tu veux faire fuir les corbeaux du jardin ?
C'est ça, et les moineaux aussi.
Et les hommes ?
Vous vous maquillez toutes comme ça à l'unif ?
Oui.
Ton frère a pris mon sac de sport en guise de valise.
C'est moi qui lui ai donné.
J'en ai besoin.
Tu joues encore au foot ?
Qu'il prenne un sac poubelle. Ses affaires sont dans le couloir.
Bruxelles, on arrive !
Tu sais ce que mon vieux m'a filé ? - Non.
Une pièce de 20, pour des capotes.
Au cas où ma bite veuille prendre l'air.
Les gars ! Vous prenez quoi pour moi ?
C'est gentil, on en a encore.
J'y tiens ! On doit fêter votre départ.
Laisse tomber, Bart.
Un genièvre, pour moi. - Ah, ben voilà !
Et toi alors ? - Une bière.
Une bière, OK. Bon, une bière et un genièvre.
Pour nos deux petits nazis ici.
Une bière et un genièvre !
Ignore-le, Franky.
Allez, santé, hein !
À la santé de mes liebe freunden !
J'ai pas envie de me battre ce soir.
À ta santé, Bart.
Peace and love, d'accord Bart ?
Peace and love ? Qu'est-ce qu'il lui prend ?
Dis, Franky, toi aussi tu écoutes la radio pirate de ta frangine ?
Ma radio capte pas la FM.
Tu peux lui dire un truc ?
Dis-lui que sa voix me fait bander grave !
D'accord Bart, je lui dirai.
Gros naze.
Waw.
Je l'ai dit à ta mère : sage comme une image.
Qu'est-ce que t'as, le SS ?
Tant pis.
Eh ! Doucement, les gars !
Bart, arrête !
Alors Bart, ça va ?
Franky ! - Allez, les gars !
Lâche-le ! Franky, lâche-le !
Frangine.
Bart, tu peux lui dire toi-même, non ?
Quoi ? - Le petit Bart ici m'a dit...
... qu'il bandait grave quand il écoutait Vicky Vice.
C'est vrai, Bart ?
Je rigolais.
T'as peut-être besoin d'un coup de main ?
Non ?
On se dégonfle ?
Bon, on fout le feu à cette soirée ou pas ?
Vicky Vice est dans la place !
Allez, santé !
Plus fort !
Allez, comment on dit...
Quand on a mal. - Le chagrin ?
Quoi ?
Ducon...
Du chagrin... Non, quand tu as mal.
Quand tu dois partir... - La mélancolie ?
Ouais.
C'est ça.
T'inquiète pas, mec. Tous les deux à Bruxelles, ce sera génial.
La mélancolie.
Il faut qu'on reste ensemble, Marc.
Pourquoi tu pars, toi ?
Parce que t'y vas.
Allez hein. C'est bon, donne !
Eh, l'embrayage. - Quoi ?
Doucement, relâche-le doucement.
Là, tu passes la deuxième. Vas-y. - Comment je fais ?
Là, en-dessous.
Et merde... Les flics.
Bordel, c'est les flics.
Avance !
Franky, lâche-moi. - Vas-y, avance !
En panne ?
Le moteur est noyé.
Mettez-la sur la béquille, j'arrive.
Vous avez bu ?
Une bière ou deux. - Deux.
Deux bières, voyez-vous ça. Sans casque, en plus.
Papiers. - Vous fêtez quelque chose ?
Oui et non.
C'est oui ou non ?
On va travailler à Bruxelles demain. - Faire quoi ? Ouvrir un café ?
Dans la police.
Pardon ?
On commence demain... - J'ai entendu.
Drôle de façon de s'y mettre, hein ? De Vuyst Marc.
De Vuyst, comme André De Vuyst ?
Son fils.
André est ton père ?
Comment il va, ce con ?
Ce con est décédé, monsieur.
Comment ?
Quand ça ? - Ça fera deux ans en octobre.
Un accident de voiture. Il allait chercher des frites.
J'ai... On s'est bien amusé avec ton père.
Et ta mère ? Elle est fière de toi ?
Remets-lui le bonjour de la part de Flor.
Elle saura qui c'est.
Viens Rik, on a fini journée.
Dis donc... Le bonjour à ta mère... De la part de Flor ?
Cul sec !
Occupée ? Y'a deux types qui te cherchent.
Quels types ? - Deux cons avec des têtes de nazis.
Alors, frangine ?
Ça va ?
Pas mal, la fête. - Qu'est-ce que tu fous là ?
Le brigadier Verhellen souhaite offrir à sa frangine un spaghetti.
Là ?
Et le vin qui va avec, bien sûr.
C'est à toi ?
Tu sais que tu n'as pas le droit d'être là ?
Dans ton kot ?
Non, sur tout le campus.
T'es sérieuse ?
Ouais. Vous êtes la gendarmerie.
Vicky, allez.
C'est la VUB ici, t'es plus sur la même planète.
Si Marc lâche une caisse, on le sent d'ici.
On est de l'autre côté de la rue.
Je sais, mais on appartient à deux mondes différents, Franky.
Allez frangine, on s'en fout de la politique.
Toi peut-être, mais pas moi.
Ça fait six mois qu'on s'est pas vu. - Je sais, Franky...
Je t'expliquerai ce week-end, d'accord ?
Je te ferai des nids d'oiseau.
Vous voulez du space cake ? - Non merci, Chantal...
Bon...
Oh, j'oubliais.
Un cadeau, acheté avec ma première paie.
Eh ben, quel cinéma... C'est qui ces types ?
Des types de Lovendegem.
Merde...
Tout le monde en rang dans dix minutes pour l'appel.
De Vuyst, Verhellen, debout !
Verhellen, au rapport, chef. - De Vuyst, au rapport, chef.
Bien.
De Vuyst, vous rejoignez... Ouh là... la brigade motorisée.
Verhellen, à la logistique. Rapport à 7h15 précises.
Des questions ?
Oui ?
J'avais postulé à la BSR, chef.
La brigade motorisée, c'est une faveur, De Vuyst.
On paierait pour avoir ta place. - Je ne sais pas rouler à moto.
Ah bon ? - Moi bien, chef.
Et où avez-vous postulé ? - Au groupe Diane.
Imbécile. - Il ne peut pas prendre ma place ?
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