American Madness

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Diterbitkan pada: 2017-02-17
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200 baris pertama.

Bonjour. Union National Bank.

Un instant.

Allez, Oscar. Ça vient ?

- Tu trouves, oui ou non ? - Utilise tes doigts de fée.

- Oscar, allez. - Si c'était une fille, ce serait déjà ouvert.

Arrêtez un peu. Ça suffit.

Monsieur est vexé.

Neuf heures, et on poireaute.

Je passe la moitié de ma vie à attendre l'ouverture des grilles.

Dites, où est Matt ?

Sûrement en haut, à penser à sa blague du jour.

Ce type me tue avec ses blagues.

Quand il arrive, restons de marbre.

Que personne ne rie.

Le voilà.

Comment ça va, les valets ?

- Bonjour, Matt. - Comment ça va, Matt ?

Vous connaissez l'histoire du prêteur sur gages à l'œil de verre ?

Non, Matt. C'est quoi, cette histoire ?

Je vais vous la raconter.

Un type décide de mettre sa montre au clou.

Le prêteur sur gages lui dit: "Je vous en donne 50 $, mon gars,

"si vous devinez lequel de mes yeux est en verre. "

Le type répond: "D'accord,

"je vais vous le dire.

"C'est l'œil droit. "

Le prêteur sur gages dit: "C'est exact.

"Comment avez-vous deviné que c'était l'œil droit ?"

Le type répond: "Eh bien, il a l'air plus humain que l'autre. "

Humain. Vous pigez, le droit semblait plus humain que l'autre.

Alors ? Tu as perdu le mode d'emploi ?

Vous êtes vraiment des tocards.

J'adore tes blagues, Matt. Très drôle.

Laissez-moi le temps de comprendre.

- Très drôle. - Vous êtes un public de choix.

Allez, les cols blancs. Au travail.

Tu transportes trop d'argent, Hank. On en enlèvera ce soir.

- D'accord, Matt. - Tu as ce qu'il faut ?

Ça va aller, Matt.

- Tu en as assez ? - Ça ira.

Il me faut la paie des employés de Manville.

- Combien ? - Dans les 24 000 $.

C'était plus, la semaine dernière.

Tiens, voici 25 000 $.

Tu veux bien me rendre un service, Charlie ?

- Oui ? - Passe-moi 10 $.

Dix dollars ?

Si je les avais, je ne serais pas là.

- Charlie. - Oui ?

Je te rembourse samedi. Je te jure.

Passe-moi 10 $, tu veux ?

Il faut que je les mette sur mon compte. Sinon, Helen...

Tout ce que je peux offrir, c'est mon amour.

Je te signe une reconnaissance de dette.

Je te donne ce que tu voudras. C'est une question de vie ou de mort.

Pour qui ?

Pour toi, si tu craches pas ces 10 $.

La Dépression, ça te dit quelque chose ?

Mince !

Viens donc nous rendre visite.

On ne parle pas de la dette de guerre des Français. Il ne s'agit que de 10 $.

Ce crétin me rappelle le type et son deuxième dollar.

Qu'a-t-il fait du premier ?

Il s'est acheté un portefeuille.

- Bonjour, Helen. - Matt, approche.

- Quoi ? - Approche.

Hé, attention. On pourrait nous voir.

Vraiment ?

Regarde qui est là.

Hé, Jim.

Ce n'est pas un bon vent qui les amène.

Ça n'augure rien de bon pour le patron.

Les cavaliers de l'Apocalypse.

Que font-ils ici ? Il n'y a pas de conseil aujourd'hui.

Aucune idée.

- Dickson est arrivé ? - Non, M. Clark.

Dites-lui qu'on l'attend dans la salle du conseil.

- Et qu'il se dépêche. - Bien, monsieur.

Ça sent le roussi pour ton patron.

Il en faut plus que ça pour le mettre en difficulté.

C'est toi qui le dis.

J'ai fait appeler le caissier, messieurs.

Il a la liste des prêts accordés par Dickson.

Croyez-moi, il est temps d'agir.

M. Clark a raison. Dickson va ruiner la banque si on ne l'arrête pas.

Nous sommes déjà en mauvaise posture.

Messieurs, je me demandais...

Vous vous inquiétez pour rien.

- Dickson ne fait rien de mal. - Ah oui ?

Nous sommes les champions des prêts sans garantie.

- On ne peut continuer à le tolérer. - Tout à fait.

La solution, c'est de nous débarrasser de Dickson.

- Ne me faites pas rire. - Inutile d'en arriver là,

mais il doit accepter la fusion avec le New York Trust.

à quoi bon ?

Il n'aura plus de pouvoir décisionnel.

On le remplace, on annule les prêts douteux

et on rétablit la situation.

- Mais il me semble... - Vous perdez votre temps.

Dickson n'acceptera jamais.

Il sera obligé de m'écouter.

- Entrez, Cluett. - Voici la liste.

- Merci. - Autre chose ?

Non, ça ira.

Non mais regardez ça. C'est scandaleux.

Henry Moore: 36 000 $.

Manny Goldberg: 8 500 $.

Tony Consero: 55 000 $.

Joseph McDonald: 18 000 $.

Alvin Jones: 66 000 $ pour un hôtel au bord de la faillite.

On autorise des prêts qui seraient refusés partout ailleurs.

Basés sur quoi ? Des "intuitions", comme il dit.

Un jour, une intuition sera fatale à cette banque.

Le ver est dans le fruit. Matt Brown en est un bon exemple.

Il s'introduit chez Dickson pour le voler, et le voilà employé ici.

En ce qui me concerne...

Un garçon qui devrait être en prison manipule l'argent de la banque.

Qu'en as-tu fait ?

- De quoi ? - Des 10 $.

- Oh, les 10 $. - Oui.

Un ami... Oui, sa mère était très malade,

- elle était mourante, tu me crois ? - Non.

- Tu crois que je mens ? - Oui.

Très bien, je mens. N'oublie pas que tu m'as traité de menteur.

Chérie, et si on se mariait ? Tu occuperais de tout ça.

- Matt, tu as entendu la nouvelle ? - Non.

Eh bien, excusez-moi.

Les grosses huiles sont en réunion. On dirait que Dickson va gicler.

- Tu plaisantes. - Pas du tout.

- Tout le monde le sait. Demande-lui. - Je l'ignore.

Tout le monde en parle.

Si c'est vrai, je peux dire adieu à ma promotion.

Je voulais passer te remonter le moral.

à plus tard, Matt, sur le pavé.

Le jambon que j'ai mangé ce matin...

Messieurs, organisons-nous avant l'arrivée de Dickson.

- Schultz, je peux compter sur vous ? - Oui.

- Et vous, Ames ? - Je suis aussi de cet avis.

Ives, et vous ?

- Eh bien, il me semble... - Bien. O'Brien ?

La bataille sera rude. C'est tout ce que j'ai à dire.

Messieurs, je crois qu'il est temps que nous nous battions.

- Bonjour, Gardiner. - Bonjour.

On est à l'heure ce matin. Ce n'est pas trop tôt.

- Bonjour, M. Dickson. - John, comment va votre femme ce matin ?

- Beaucoup mieux, merci. - Vous avez un mouchoir ?

Pardon.

Un instant.

Comment allez-vous ce matin ?

- Je vais bien. - Alors, tout le monde va bien.

- Parce que moi aussi. - Merci.

- Carter ! - Oui, monsieur ?

Vous savez qu'il est interdit de fumer.

Merci, monsieur.

Oh, Matt.

- Bonjour. - Bonjour.

- Bonjour, Tom. - Encore ? Que voulez-vous ?

Comme tout le monde, de l'argent.

- Votre affaire ne m'intéresse pas. - Mais pourquoi ?

- Attendez. Où est votre uniforme ? - Je n'en ai pas.

- Ah non ? - Non, monsieur.

Il vous en faut un. Combien cela coûte-t-il ?

Je n'en sais rien.

Allez voir M. Sampson. Il vous en faut un.

Vous avez toujours bien voulu me prêter.

Quand j'étais fauché, vous étiez là.

- J'ai une bonne affaire... - Je n'aime pas vos associés.

Je veux bien vous prêter de l'argent.

Mais pas pour cette affaire.

- Mais écoutez... - Bonjour, Mme Pembroke.

- Vous avez reçu ma lettre ? - Oui, merci.

- Bonjour, Helen. - Bonjour.

De plus en plus belle chaque jour. Qu'allons-nous faire ?

Je ne sais pas.

La banque va devoir se sacrifier, c'est tout.

Quand allez-vous épouser Matt ?

- Eh bien, je... - On le fait attendre, hein ?

Du nouveau ?

Les administrateurs vous attendent dans la salle du conseil.

Les administrateurs ?

Des têtes d'enterrement ?

Plus de six pieds de long.

Et je n'ai rien de drôle à leur raconter ce matin.

- M. Dickson. - Mme Pembroke.

J'ai parlé à M. Schaffer. Sa banque s'occupera de votre hypothèque.

Mme Dickson pour vous.

Allez-y vite. Il vous attend.

Bonjour, chérie. Oui.

Où es-tu ?

Oui. Viens, tout de suite.

Oui, bien sûr que je m'en souviens. C'est ce soir.

Tu vois comme je fais des progrès ?

Très bien. Au revoir, chérie.

Je croyais pouvoir emprunter sur hypothèque auprès de vous.

Et 10 000 $ suffiront, ma maison en vaut 60 000 $.

M. Schaffer s'occupera de vous. Il vous accordera 15 000 ou 20 000 $.

Allez vite le voir. Au revoir. Et bonne chance.

Si ma femme arrive, dites-lui de voir Cluett si elle a besoin d'argent.

Pourquoi l'avoir envoyée ailleurs ? L'investissement semblait sûr.

C'est une veuve. Je n'aime pas leur prêter sur hypothèque.

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