200 baris pertama.
Helle Anker... Fabian Christensen... Hans Pettersson.
C'est théâtral, mis en scène, et il y a l'éclairage.
Putain de merde.
- Que fais-tu ici ? - Je viens voir ma petite-amie.
- Ça a été comment, à Copenhague ? - Bien.
On doit payer le loyer aujourd'hui !
Aujourd'hui ?
Vous allez chercher un sac.
- Assure-toi que c'est résolu. - Ce sera fait, Freddie.
Papa est mort ce matin. Il ne reste plus que toi et moi, Saga.
Ne me suis plus ou je porte plainte.
Au revoir, papa.
J'espère avoir été capable de vous révéler
que le bonheur est un choix.
- Puis-je entrer un moment ? - Oui. Entrez.
- C'est quoi ? - Une enquête. Une affaire ancienne.
Personnes disparues.
Va là-bas.
Je ne vous ai pas déjà vu ? J'ai une très bonne mémoire des visages.
ÉPISODE 5
- Ça n'a pas l'air d'aller. - Si.
- Tu n'es pas causant. - Que croient-ils que j'ai fait ?
La voiture les intéresse en quoi ?
Aucune idée.
Tu ne devrais pas t'inquiéter. Ils ont abandonné.
- Comment s'est passée l'interview ? - Bien. J'en ai une autre mardi.
Je croise les doigts. Dis-moi s'il y a une question à revoir.
- Lukas, tu as un appel. - Qui est-ce ?
- Qui est-ce ? - J'en sais rien.
C'est Lukas.
LE PONT
Je n'ai aucune idée de qui m'a tiré dessus.
Probablement un dingue, je suppose.
- Ils tirent pas au fusil à lunettes. - Je le croyais, pourtant.
Ce n'est pas un tir au hasard. On vous a appelé, vous étiez choisi.
- Vous avez d'autres suggestions ? - Saga Norén, police de Malmo.
Je sais pas, un tireur d'élite, un militaire, "frère d'arme".
Oui, nous pouvons. D'ici environ 45 minutes.
Bon, alors.
Elle est au courant ? Pour votre petite manie.
J'ai trouvé d'où je vous connaissais. Vous lui en avez parlé ?
- Vous voulez quoi ? - Simplement vous dire ce que je sais.
Je pourrais avoir besoin d'un service, un jour.
- Vous pouvez faire une croix dessus. - Si vous le dites.
La soeur de Lars-Ove Abrahamsson est revenue. On doit se rendre en Suède.
Bon voyage.
On reviendra encore.
Cette enquête, que tu m'as donnée.
Elle concerne une femme et deux enfants du nom de Sabroe. C'est de la famille ?
Ma femme et mes deux filles.
Je suis parti travailler un matin il y a 6 ans.
J'ai dit "Salut, à ce soir."
Quand je suis revenu, elles étaient parties. Volatilisées.
- Ta femme était dépressive ? - Non.
Avaient-elles des raisons de te quitter ?
Est-ce que tu insinues que je les battais ?
- Je posais juste la question. - Non, il n'y avait aucune raison.
Rien qui pouvait suggérer qu'il s'agissait d'un crime ?
Absolument rien.
Est-ce que ça change quelque chose ? Que ce soit ma famille ?
- Tu vas continuer à m'aider ? - Oui, mais pas maintenant.
Margaretha Abrahamsson.
Saga Norén, police de Malmo. Voici Henrik Sabroe, de Copenhague.
Nous voulons parler de votre frère.
- Elle est sourde. - Merci, j'avais compris.
- Tu connais le langage des signes ? - Pas assez pour un interrogatoire.
Le traducteur va arriver, il faut attendre.
Mon frère et moi avons cessé de nous voir.
Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?
C'était il y a longtemps. Dans les années 80. En 81, peut-être.
Vous n'avez pas vu votre frère en 35 ans ?
- Non. - Pourquoi ? Que s'est-il passé ?
J'ai eu des enfants.
Vous ne savez rien de lui ?
Qu'il devait tout le temps changer de travail,
et déménager d'une école à une autre ?
Ce sont les élèves qui se plaignaient.
Ça a été signalé à la police.
Mais ça n'a jamais rien donné.
Agressions sexuelles ?
Oui, entre autres choses. Il était malade.
Hans Pettersson et Helle Anker, ces noms évoquent-il quelque chose ?
Et vous ne savez rien d'autre ?
Nous n'avons aucun contact.
Cela... Je ne peux pas vous aider.
Karin. Salut.
- Je lui rends visite. - Je vois.
On a été mariés 25 ans. C'est le père de mes enfants.
J'ai le droit de venir le voir.
C'est évident.
Mais vous n'êtes plus mariés, et je ne suis pas la raison du divorce.
- Je demande à le croire. - Je m'en doutais.
Mais il en sera ainsi. Si je suis là, tu n'as pas à y être.
Et je suis là.
Attends.
- Qu'est-ce que c'est ? - Ça ressemble à une marque de brûlure.
Saga ? C'est moi.
Salut. Tu es dans le coin ?
Oui. Tu as dû rater quelque chose. Dans la bouche des victimes.
Henrik Sabroe, police de Copenhague.
- Je suis sur la dernière victime. - La dernière en date.
On ignore encore si ce sera la dernière.
Bref. Sa blessure a entraîné une hémorragie qui lui a été fatale.
Était-il vivant lors de la castration ?
Je parlerais plutôt d'arrachage.
Comment cela ?
Je vois un usage progressif de la force et non un mouvement sec.
Ça a pris du temps.
- Qu'est-ce que j'ai manqué ? - Entre les dents, du côté droit.
- Non, pour l'amour du ciel... - Pardon.
- Tu peux le voir, là. - Tu te fiches de moi.
Les autres victimes ?
Rien ici.
C'est ce qu'on pensait. Il a été tué par un imitateur.
- Et Helle Anker ? - Nous l'avons rendue.
C'est aujourd'hui qu'elle va être enterrée.
Saga Norén, police de Malmo. Nous devons ouvrir le cercueil.
- Il faut que nous examinions le corps. - Non, il n'en est pas question.
- Vous ne pouvez nous en empêcher. - Vous ne la toucherez pas.
- Je sais que c'est difficile. - Alors ne le faites pas !
Nous sommes obligés. Cela ne prendra qu'un instant.
Sauf s'il nous faut l'emporter pour les besoins de l'enquête.
- Mais c'est peu probable. - Nous n'en savons rien.
Vous ne pouvez pas.
Vous pouvez fermer ?
Bien. Je vais rester là.
Elle l'a aussi. Viens. Tiens ça.
Merci.
Ici. Maintenant ils peuvent poursuivre les funérailles.
Sauf s'il y a un truc que tu as manqué.
- Je n'ai rien manqué. - Tu as manqué la marque dans la bouche.
- Depuis quand me connais-tu ? - Depuis le 22 février 2001.
- Tu me fais confiance ? - Oui. Tu es très professionnel.
- Très bien. - Tu as manqué la marque dans la bouche.
- On l'emmène avec nous. - Vous ne devez pas faire ça.
Si, nous le devons. Sinon, nous ne le ferions pas.
Je mourrais si cela doit arriver. Avez-vous déjà perdu quelqu'un ?
Oui, mais cela ne regardait pas la police.
On se chargera du transport.
Donc il y avait une marque ? Pourquoi une marque de brûlure ?
Dans le passé c'était utilisé pour la propriété ou comme punition.
- La propriété aurait été visible. - Donc c'est probablement une punition.
Ton père a laissé ses dernières volontés ? Écrites ou verbales ?
Non. Il pensait qu'il était éternel, et quand il est tombé malade...
C'est devenu étrange de s'en occuper.
Que penses-tu qu'il voulait ? Un enterrement ou une crémation ?
Comment peux-tu fréquenter la mort chaque jour ?
On s'y habitue.
Promets-moi que tu ne riras pas.
Je ne suis pas aussi expressive que toi,
mais ça me fait apprécier la vie.
On ne se sent jamais aussi vivant que quand tout est mort autour.
Ça a l'air stupide.
Pas du tout. On dirait quelque chose que j'aurais pu écrire.
- Tu peux t'en servir si tu veux. - Merci.
De moi aussi.
- Quoi, ici ? - Si tu veux.
Non, tu... Non, non, non.
- Désolé. - Tu décides. Cette nuit, peut-être ?
- J'ai des places de théâtre. - J'ai d'autres projets.
Manifestement.
Donc qu'est-ce qu'on dit ? Enterrement ou crémation ?
Je suis à la maison.
Tu as pris ce foutu argent. Mon argent.
Après toute cette merde, tu joues à nouveau.
Oui. Mais... Mais je gagne.
24 600. C'est pour la maison et pour l'acompte.
Tu n'es pas contente ?
- Tu ne comprends rien. - Non, manifestement.
Mais c'est bon que tu sois là. Si belle et si gentille,
et intelligente et rusée et fantastique...
et que tu aimes un petit idiot.
- Tu es totalement désespérée. - Je sais ça aussi.
- Vous avez pris le corps. - Ils l'avaient rendu trop tôt.
Certes, mais ce type d'actions demande beaucoup d'empathie.
Il fallait m'informer. J'aurais envoyé quelqu'un d'autre.
Ça n'aurait rien changé.
Mais le processus aurait été différent.
Faites ce pour quoi vous êtes douée.
Ce type d'interactions avec d'autres personnes n'est pas votre point fort.
Quand je dirige une enquête, je prends part à tout.
Vous le faisiez avec Hans, mais plus maintenant.
Je veux plus d'informations, puis nous mettrons un plan sur pied ensemble.
- D'accord ? - Oui.
Agrandis et vois s'il y a plus de gens dans la voiture.
- Je peux m'approcher. - Que voulait Linn ?
Limiter mes responsabilités.
Qui est-ce ?
- Julia, ma fille. - Qu'est-ce qu'elle fait là ?
Mia a eu une nuit de merde, et pas de babysitter disponible.
John a trouvé les photos du pont. C'est le van du centre de jeunes.
- Est-ce qu'elle doit voir ça ? - Elle a sept ans.
- On ne sait pas à qui elle parle. - Personne, je le promets.
C'est la meilleure que j'ai du conducteur.
Tiens donc. Qui que ce soit, il ne tient pas à être reconnu.
Pourquoi Mehmet dissimulerait-il son identité pour voir sa petite amie ?
Exactement.
- Salut, Mehmet. Comment ça va ? - Qu'est-ce qu'il y a encore ?
On a une petite question.
La nuit où tu étais en Suède, tu étais habillé comment ?
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