The Poisoning Angel

The Poisoning Angel (Fleur de Tonnerre)

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Fleur de tonnerre 2016 FRENCH dTV 25 000 FPS
Een commentaar door Chicoutimi

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Gepubliceerd op: 2020-02-11
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De eerste 200 regels.

Fleur de Tonnerre,

lève-toi de là, il faut rentrer.

Je suis Hélène, pas Fleur de Tonnerre.

Jette-les !

Jette-les !

Je te l'ai dit, ça, tu ne touches pas !

C'est de la belladone, du poison. Avance !

Qui veut un coup ?

Jean ? Non ?

Tu as de drôles d'idées toi !

Si c'est pour être comme ton mari, je vais ralentir.

Méchante, tu nous as fait peur !

Pourquoi t'as frappé 3 fois avant d'entrer ?

J'ai cogné mes sabots pour les nettoyer.

Un bruit répété trois fois,

ça porte malheur.

C'est comme l'Ankou.

Avant de nous tuer, il nous appelle 3 fois. Il te dira :

"Fleur de Tonnerre

"Fleur de Tonnerre'

"Fleur de Tonnerre".

Puis tu entendras sa charrette arriver...

Là,

tu feras moins ta maligne.

Il va t'attraper

et il te mettra dedans

avec tous ceux qu'il a tués sur son chemin.

Arrête d'en parler, ce n'est pas bon !

À boire !

J'ai faim, maman.

Bien fait pour toi ! Tu n'avais qu'à rentrer plus tôt.

Au fait, celui qui voit l'Ankou ne pourra jamais le raconter.

L'ouvrier de la mort l'aura fauché, avant qu'il ne se plaigne.

On ne peut pas se fâcher avec.

Il ne t'en laisse pas le temps.

Crac ! Il te fauche et puis c'est tout !

Pas pire que le chien noir que j'ai croisé.

Quel chien noir ? Tu ne m'as pas dit !

Il m'a regardé dans les yeux et m'a parlé comme un homme.

Et il m'a dit :

"Je suis Cambry." C'était le Cambry !

- Celui qui est mort l'an dernier ? - Oui.

Il avait la même voix, il toussait pareil.

C'était le Cambry, je vous dis !

Je n'ai rien fait, je suis innocente.

Hélène Jégado,

où êtes-vous née ?

Je vous parle !

Plouhinec.

De la famille ?

C'est à vous tout ça ?

Je vous pose une question ! C'est à vous ?

Ça, par exemple,

Hélène ?

Et ça ?

- C'est mon sac ! - Calmez-vous !

Veuillez répondre.

Expliquez-moi pourquoi

vous êtes assise, en face de moi.

Reprenons.

Ça vous dit quelque chose ?

À qui est la bague ?

Tu es là ! Pourquoi tu ne viens pas jouer avec nous ?

Tu les entends ?

J'entends comme des gens qui pleurent.

C'est les poulpiquets.

Ils sont beaucoup, ils veulent qu'on les libère.

Les poulpiquets ?

C'est des nains, ils sont vilains,

tout noirs, plein de poils et quand ils sortent

de sous la pierre, ils te prennent par la main

et ils t'emmènent jusque dans la vieille chapelle.

Viens, on y va !

C'est faux, tu dis n'importe quoi !

Si c'est vrai, mon père me l'a dit.

Je ne te crois pas, et on n'a pas le droit d'aller dans la chapelle.

On y va ensemble, ça ne fait pas peur !

Lâche-moi ! Tu es folle, arrête !

Tu me fais peur avec ta tête de sorcière !

- Tu aimes la soupe, Émilie ? - Oui, Mme Jégado.

Ça fait plaisir de t'avoir chez nous.

- C'est pas souvent. - Oui, madame.

La petite a eu une bonne idée, il faudra revenir.

Je ferai tout ce que tu me diras.

Maman ?

Je suis tout seul maintenant, je ne peux pas te garder.

Mais tu y seras bien, tu mangeras à ta faim.

Je t'en supplie papa, ne me laisse pas !

C'est pas possible, je...

On n'a pas les moyens et...

Tu seras chez ta marraine,

elle est gentille. Tu te souviens d'elle ?

Tiens, je vais te donner mon bissac.

C'est du bon, je l'ai fabriqué de mes mains.

On va mettre tes affaires dedans, ta robe du dimanche et

tout ton linge.

C'est pour toi.

Papa ?

Tu m'aimes ?

Tu n'as plus faim ?

- Non. - Alors va dormir, tu pars tôt.

Monsieur ?

Monsieur, excusez-moi ?

Vous êtes bien le juge d'instruction Hippolyte Vannier ?

Vous êtes en charge de l'affaire d'Hélène Jégado.

Je dois la voir.

Alors, comme ça, Monsieur... ?

Verron, Matthieu Verron.

Mlle Jégado était votre cuisinière ?

Oui,

il y a huit ans, à Lorient.

De quoi accusez-vous Hélène ? Je...

Dites-le-moi, je vous en prie.

Vous semblez inquiet de son sort. Pourquoi ?

Écoutez, je n'ose imaginer ce qui vous lie à elle, mais

c'est une affaire criminelle de la première importance.

On commence à retracer son parcours. Dans les familles qui l'ont engagée,

une personne ou plus sont mortes de mort violente.

M. Verron, je veux comprendre,

qui êtes-vous pour elle ?

C'est très difficile à expliquer,

mais je veux l'aider.

Tant pis si je paye à mon tour, mais...

Je me sens obligé de dire la vérité.

Ma vérité.

Ma femme avait engagé Hélène six mois auparavant.

Une femme douce, dévouée.

Qu'avez-vous servi à Madame ?

Une meurette d'anguilles.

Avez-vous utilisé des herbes, des champignons ?

Dans la meurette d'anguilles ? Non, jamais de la vie.

Qu'est-ce qu'elle a ?

Qu'est-ce qu'elle a ?

Mon amour ?

Mon amour ?

Calmez-vous, Monsieur.

Je suis là.

Ma femme décédée, je n'avais plus goût à rien,

j'attendais la mort.

Vous ne pouvez pas rester comme ça,

vous tomberez malade.

Faites un effort, s'il vous plaît.

Goûtez au moins !

Je ne peux pas.

Regarde-moi.

Regarde-moi.

Cela peut vous paraître indécent, voire monstrueux,

mais j'aimais ma pauvre femme.

Hélène m'a redonné le goût à la vie. Elle m'a sauvé.

Alors, à mon tour, je...

Je veux lui venir en aide. Je veux la voir,

qu'elle sache qu'elle n'est pas seule.

Vous comprenez ça ?

J'accepte,

mais faites qu'Hélène collabore,

sinon je devrais reporter une complicité entre vous.

Très bien,

Monsieur le juge.

Tu fais bouillir à petit feu

jusqu'à ce que ton vinaigre soit complètement évaporé.

Et là,

tu rajoutes ta cuillerée à soupe d'eau chaude.

Pas froide, hein ? Déjà chaude.

Une pincée de sel,

et à ce moment-là,

tu ajoutes tes bouts de beurre.

Après, quand tu as bien haché tes deux échalotes,

tu les mets dans la casserole

et tu verses dessus une cuillerée à soupe de vinaigre.

Marraine ?

On va où quand on meurt ?

Tu en as de ces questions !

Si on a été une bonne personne, comme toi, ma chérie,

on va au ciel avec les anges, tous les saints, dans l'amour de Dieu.

On retrouve ceux qu'on a aimés, partis avant nous.

Toi, c'est promis, tu reverras ta maman.

Ta maman là-haut, elle veille sur toi et te protège.

Je suis sûre qu'elle te trouve jolie.

Regarde, on dirait un ange du ciel.

Allez, va voir Monsieur le curé !

Merci !

Ma hanche !

Aïe, aide-moi !

Donne la liste au pharmacien.

Tiens, avec le reste, tu t'achèteras des friandises.

- Des friandises de petite fille. - Merci, Monsieur le curé !

N'en fais pas trop quand même.

Que te faut-il ?

Mais qu'est-ce que l'abbé Riallan veut faire avec de l'arsenic ?

C'est à cause de Marraine. Elle a peur des rats dans la remise,

donc M. le curé a dit qu'il emploiera les grands moyens.

Tiens !

C'est dangereux, tu entends ?

- Pas autant que la belladone ! - Oh que si !

Avec ça, on peut tuer tous les rats de Basse-Bretagne.

Mais c'est que ça sent bon la croûte caramélisée !

Il est magnifique ! Je te félicite.

- Ça donne envie de le goûter ! - Non, Marraine !

Il sort tout juste du four, il faut attendre qu'il refroidisse un peu.

Et on va attendre l'abbé,

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