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Les Mysteres De Paris-1962-Avec Jean Marais
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Gepubliceerd op: 2011-01-10
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De eerste 200 regels.

-Irène, trouve un prétexte et partons d'ici.

J'aimerais tellement rester seul avec toi.

J'en serais ravie, tu sais bien.

Mais ce soir, c'est impossible, je les ai tous invités.

-Mon cher Rodolphe, j'ai lancé un défi au baron..

..de Lansignac. J'ai dit que ton équipage était..

..le plus rapide de la capitale. -Il prétend..

..que ses chevaux sont imbattables.

-Puisque nous devons tous finir la soirée chez Rodolphe,

..on va s'y rendre de manière originale et rapide.

Parions 500 louis à celui qui arrivera le premier.

Pari tenu.

-Rodolphe, ce serait tellement amusant.

Tenu.

Une course !

-Ils ont pris la place de leurs cochers !

Comme ça va être amusant.

Vous êtes prêts ?

-Prêt. -Prêt.

Attention ! Partez !

Plus vite ! Plus vite !

-Ils nous distancent ! -Attendez.

Ils ne sont pas encore arrivés.

-Il a pris une ruelle à gauche. Il va gagner, c'est un raccourci.

-Attention Irène, je prends la prochaine rue à gauche.

Aïe !

Retiens les chevaux.

Je vais vous dégager.

Vous êtes blessé ? -Je ne pense pas.

-Voulez-vous voir un médecin ? -Ce n'est pas la peine.

-C'est grave ? On peut l'emmener à l'hôpital.

Non, merci.

-Viens, Rodolphe. Nos amis attendent.

Je viens.

Pour vous faire oublier cet incident que je regrette.

Pour vous faire soigner si ça ne va pas.

-C'est trop. -Non.

Merci.

-Ces gens riches, ça se croit tout permis !

Tu as eu tort de le laisser partir comme ça.

-Sur le moment, j'ai cru que c'était l'émotion.

Mais maintenant, j'ai mal, je ne peux plus respirer.

Louise, viens vite.

On va le remonter chez lui.

Appuyez-vous sur moi, M. Godin.

-Madame. -Bonsoir, Jérôme.

Merci.

-Tous les amis de M. le marquis sont arrivés.

-Ton habit est couvert de poussière.

Jérôme, brossez-le. -Bien, madame.

-Ils doivent s'inquiéter. -Ils ont l'air follement inquiets !

Te voilà encore avec ta tête des mauvais jours.

-Tête des nuits blanches et des mauvaises plaisanteries.

-Que veux-tu dire ? -Quand vos amis sont arrivés,

..ils m'ont entraîné dans une farandole.

Il faut vivre avec son temps.

-Quand on plaisante avec les domestiques, la révolution..

..n'est pas loin. -Dernier défenseur des traditions.

Navré d'être arrivé le 1er.

J'ai compris après que c'était une mauvaise politique.

-L'important dans notre intérêt et celui de Rodolphe..

..était que vous soyez ami en cette maison.

Et que vous deveniez plus intime avec lui.

-Bois ça, papa, ça te fera du bien.

C'est quoi ?

Vite, va chercher le médecin ! -Oui, maman.

-Le baron est beau joueur. Il n'accepte pas l'issue..

..discutable de cette course. Il dit que l'accident constitue..

..un cas de force majeure qui annule votre pari de 500 louis.

-Dommage car j'avais vu un très beau bracelet de diamants.

Ce n'est que partie remise.

-Il n'y a rien d'illégal dans ce que propose Lansignac.

Tu refuses au nom de principes auxquels plus personne ne croit.

Cent autres l'accepteront et feront fortune.

-Je ne suis pas dans la misère. -Essaye de me comprendre.

Tu mérites d'avoir les plus hautes situations.

D'autres les obtiennent car ils sont plus riches que toi.

Aujourd'hui, sans beaucoup d'argent, on n'obtient rien.

Si j'insiste, c'est parce que je t'aime.

Tu m'aimes mal.

Tu aimes en moi un homme auquel je ne saurai pas ressembler.

Tu es folle. -Oui, peut-être.

Mais toi, tu n'es pas un peu trop raisonnable ?

-Ecoutez ça. Baron aux origines incertaines, un chiotteur..

..sans scrupules, voleur des pauvres.

Voilà un portrait anonyme mais bien tracé de Lansignac.

-Qui a signé cet article ? -Des initiales, A.P.

-Il m'avait confié ses projets. Il a dû le faire à d'autres.

Son interlocuteur devait être moins discret que moi.

Bonsoir, mon cher.

-Voilà celui dont vous parlez. Donnez, c'est trop drôle.

Bonsoir Lansignac, avez-vous vu "le National" ?

On y parle de vous.

Pas en rubrique mondaine, en 2e page.

-Est-ce à vous que je dois ces calomnies ?

Vous ne me devez rien.

-Vous avez déformé mes propos, vous avez menti.

-Mes témoins sont à votre disposition.

-Je ne me battrai pas avec vous, pas comme vous l'entendez.

Vous êtes trop expert dans le maniement des armes.

Sauf une que vous avez tort de mépriser, l'argent.

Je suis offensé, j'ai donc le choix des armes.

Je vous ruinerai. -Je regrette, Lansignac,

..vous n'étiez ici que toléré. Après cet incident,

..votre présence à l'avenir est inopportune.

Reconduisez M. le baron.

-Merci, mon cher président. -C'est naturel.

-Ca fait 2 mois que ton pauvre papa n'est plus là,

..c'est pas ce travail de couture qui va nous faire vivre.

Courage, maman.

Il reste quelques pièces dans cette bourse.

Au bureau de placement, on m'a promis un emploi bien payé.

Ca t'évitera de te tuer au travail.

Et je pourrai bien te soigner.

Je dois y aller maintenant.

-A quoi bon ? Comme toujours, il n'y aura rien pour toi.

On ne sait jamais.

-En allant au bureau de placement, va livrer notre travail.

Ca fera toujours quelques sous en plus.

Bien, maman.

A tout à l'heure.

-La Chouette, tu fais toujours ton sale métier ?!

-Cause toujours, beaucoup sans moi seraient dans le malheur.

Sale Chouette !

Vous cherchez du travail ?

-Oui, madame. -J'ai une place de serveuse.

Vous ferez sûrement l'affaire.

-Est-ce loin ? J'ai promis à ma mère de rentrer tôt.

-Non, c'est pas loin. Venez. Dès demain, vous travaillerez.

Allez, venez avec moi !

-Oh ! Merci, Jérôme, vous pouvez disposer,

..je servirai moi-même.

On se voit pour la 1re fois depuis ton absence de 2 mois..

..aux Balkans et tu es dans tes paperasses !

-Si tu savais l'importance de ce que tu appelles "mes paperasses".

Il y a de quoi mettre le feu aux poudres en Europe.

Mon ministre attend avec impatience mon rapport.

-Moi, j'attends encore avec plus d'impatience..

..que tu daignes enfin t'occuper de moi.

-Il n'y paraissait guère tout à l'heure.

-Que veux-tu dire ? -Pendant le déjeuner,

..tu n'as pas cessé de me parler de Lansignac.

-Oui car si tu acceptais de reprendre des relations avec lui,

..il pourrait te faire doubler ta fortune.

-Je te répète que la mienne me suffit.

Nous suffit.

Quant à revoir Lansignac après ce qui s'est passé entre nous,

..tu plaisantes, j'espère ? -Non.

Il est prêt à tout oublier.

-Après le manque de conscience et le manque de mémoire,

..il est parfait !

On frappe. Entrez.

-Un policier demande avec insistance à être reçu.

Que veut-il ?

C'est un policier, il est plus..

..disposé à poser des questions qu'à répondre aux miennes.

Qu'il entre.

Monsieur.

-Veuillez m'excuser mais nous avons trouvé cette bourse..

..sur une vieille femme découverte inanimée.

Interrogée, elle a été incapable de donner une explication..

..valable. On a pensé que cette bourse vous avait été volée.

Vous pouvez déposer une plainte. -Une plainte ? Contre qui ?

-Contre cette femme qui vous l'a sûrement dérobée.

-Tu l'avais donnée à cet homme que nous avions bousculé..

..avec ta voiture. -Je me souviens.

Que fait son mari ?

-Il est mort il y a quelques temps des suites d'un accident.

Puis-je voir cette pauvre femme ?

-Mme Godin est malade et détenue provisoirement..

..à l'infirmerie de la prison.

-Je viens voir Mme Godin. -Entrez, je vous prie.

Par ici.

C'est elle.

-Ne peut-on me laisser mourir en paix ?

J'ai tout dit, je n'ai pas volé cet argent.

Je sais, madame.

Ayez confiance, je vous aiderai.

Vous guérirez et vous ne manquerez jamais de rien.

Vous êtes bon.

Pour moi, c'est fini.

Si j'en avais encore la force, je me lèverais.

Je referais ce que j'ai déjà fait.

Je chercherais ma fille.

Un jour, elle est partie pour chercher du travail,

..elle n'est jamais revenue.

Quelque chose de grave a dû lui arriver.

Ma petite Marie.

Je vous en supplie, monsieur, retrouvez-la.

Sauvez-la.

Je vous le promets.

-Salut. -Salut.

-2 gobelets de rouge. -Alors la Chouette, tu payes ?

-A valoir sur la commission pour la jolie fille que je t'ai amenée.

-Je me demande quand M. Georges se décidera à la faire travailler.

-Il faudra nous la payer le prix qu'elle vaut.

-Pas grand-chose, elle ne veut rien foutre. Il trouve ça bien !

-Tu sais très bien pourquoi. -Elle pourrait bosser, non ?!

-Tu n'as quand même pas peur d'une môme de 20 ans ?!

T'occupes pas, j'ai mon idée.

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