De eerste 200 regels.
LE GARÇON QUI SAVAIT VOLER
À VENDRE - VENDUE
On est arrivés.
Qu'en pensez-vous ?
Elle est jolie.
Qu'en penses-tu, Louis ?
Je crois qu'il aime bien, maman.
Prenez vos vélos.
Il fait vraiment sombre. Ouvrons un peu.
Il y a une seule salle de bains.
Alors il va falloir partager.
C'est le seul problème. Voici ta chambre, Mil.
Qu'en penses-tu ?
Bien sûr, il faudra changer le papier peint.
Les anciens locataires avaient deux garçons.
Et les deux chambres ont du papier peint de garçon.
C'est parfait.
Tu te plairas ici.
C'est très bien.
Condo.
Shipwreck.
Barbecue.
Salut.
Que se passe-t-il ?
Qu'est-ce qu'il fait ?
Il imite un F-15.
Allons-y, Max. En avant !
Ça va ici.
Excuse-moi.
Ce sont vos courses ?
Oui.
Geneva Goodman. J'habite au bout de la rue.
Tu vas sans doute à Taft. Moi à l'école catholique St. Monica.
Cantine merdique.
Et c'est ton Coca.
On va devenir bonnes amies. Pardon.
Tu repasseras, hein ?
Tu vas nous manquer, imbécile.
Tu es grillé.
Au pied, Hitler.
Regardez ça.
Où crois-tu aller, troufion ?
Je fais le tour du quartier.
Le tour du quartier ?
Personne ne fait le tour du quartier sans notre permission.
Et tu ne l'as pas.
Je suis nouveau, je viens d'emménager au bout de la rue.
- Je ne savais pas. - Ferme-la, troufion.
Qu'en dites-vous ? Dix secondes ?
Tu as dix secondes pour décamper, après on est à tes trousses.
Un...
Attends.
... deux,
trois,
quatre, cinq, six,
sept, huit, neuf, dix.
Allez-y ! Attrapez-le !
Reviens, dégonflé !
Le voilà ! Attrapons-le !
Attrapez-le !
C'est un centre commercial super. Cinéma, fringues classes.
- Combien tu as d'argent de poche ? - Maman,
je te présente Geneva. Gevena, ma maman.
Voici mon frère, Sonny.
Bonjour.
Dis bonjour aux nouveaux voisins, idiot.
Enchanté.
- À plus. - Salut.
À la prochaine.
Et vous qui pensiez ne pas vous faire d'amis.
Maman ?
Bonsoir, chérie.
J'étais couchée. Je m'endormais et j'ai...
J'ai eu le sentiment qu'il manquait quelque chose.
Qu'on avait oublié un truc à la maison.
Je suis descendue et j'ai commencé à regarder partout.
J'ai vérifié tous les meubles.
J'ai contrôlé l'inventaire de la compagnie de déménagement.
Il ne manque rien.
Et j'ai compris
de quoi il s'agissait.
Ça ne va pas être facile, chérie.
Je vais vraiment avoir besoin de ton aide.
Je sais.
Oui, je sais que tu le sais.
Tu ferais mieux d'aller dormir. Une grosse journée t'attend, demain.
Bonne nuit.
Tu n'as rien oublié chez toi, hein, petite ?
On est en retard ! Vite !
Habille-toi vite. On est en retard.
Allez ! Imagine que tu es un pompier.
Vous êtes lents. Où est ta chemise ?
Je ne la trouve pas.
- Tu peux m'aider... - Je l'ai. On est vraiment en retard.
S'il y a de la bave sur cette chemise, ça va barder.
Amène-le dans la salle numéro 3.
Juste à côté de la vie scolaire. Tiens l'argent pour la cantine.
- Pas de soda. - Je peux trouver tout seul.
C'est mieux si Milly t'emmène.
- C'est bon. Vous êtes en retard. - Tu es sûr ?
- Oui, c'est bon. - D'accord.
Sois sage.
Les premiers jours sont importants.
Je m'appelle Louis Michaelson.
Si c'est le C.E.2., c'est ma classe.
Je m'assieds où ?
Pour le thème...
Bonjour. Tu dois être Amelia.
Oui, madame.
Viens. Assieds-toi dans la rangée du milieu.
Tout le monde,
voici Amelia Michaelson.
Elle est nouvelle à Taft,
et j'espère que vous ferez en sorte qu'elle se sente la bienvenue.
Aujourd'hui, on étudie Roméo et Juliette .
Le thème : l'amour naissant.
Pur, passionné, malheureux.
Ce n'était pas nouveau,
même quand Shakespeare a écrit cette pièce en 1596.
Le charme de Roméo et Juliette réside dans son langage.
Quand Juliette apprend qui est Roméo, elle dit :
"Mon unique amour est né de mon unique haine !
"Vu trop tôt inconnu, et connu trop tard ! "
J'arrivais au feu rouge et j'étais ici.
J'ai freiné et le type m'est rentré droit dedans.
Assurez-vous que Collins amène ce dossier à la conférence de Chicago.
- Oui, M. Brandt. - M. Brandt ?
Oui.
Bonjour, je suis Charlene Michaelson,
l'épouse de Donald Michaelson.
Oui, bien sûr.
Nous sommes tous désolés pour Donald. C'était un homme charmant.
Merci.
J'ai cru comprendre que vous vouliez tenter votre chance dans les assurances.
Le secteur n'est pas nouveau pour moi.
J'étais directrice régionale quand j'ai rencontré Donald.
Je ne pense pas que les choses aient tellement changé en 13 ans.
- Tu fais un nouveau cimetière ? - Oui, Duke est mort.
C'était un de tes préférés, non ?
C'était un brave homme, mais il était insouciant.
Un tueur d'élite l'a eu.
Il faut être prudent dans cette guerre.
Entre donc mettre la table.
Oui.
- Bonjour ! Je suis rentrée. - Bonjour.
Comment s'est passée l'école ?
J'ai déjà des devoirs !
Comment sont vos professeurs ?
Mme Sherman. Elle est géniale.
- Et toi ? - Elle m'a déjà donné des devoirs !
Oui, eh bien,
devinez. Votre maman aussi a des devoirs.
Quoi ?
Tout à coup, les assurances sont régies par l'informatique.
Oh, non.
Ils m'ont prise à l'essai jusqu'à ce que je me débrouille.
Il m'a envoyée à la maison avec une pile de livres à étudier.
- C'est bon. J'y arriverai. - J'en suis sûre.
On m'a parlé du garçon d'à côté.
Il s'appelle Eric Gibb.
Il serait autiste.
Il lui manque une case, ou quoi ?
On ne sait pas vraiment.
Mais il n'a jamais dit un mot de sa vie et il déteste la compagnie des gens.
Un institut veut l'emmener,
mais Mme Sherman dit qu'il est mieux chez son oncle.
Il est dans ma classe.
Mme Sherman enseignait à ce genre d'enfants.
Elle pense qu'être avec des gens normaux pourrait l'aider.
Où sont ses parents ?
Voilà ce qui est bizarre.
Quand Eric avait cinq ans,
ses parents sont partis en voyage en Espagne, en France, par là-bas.
L'avion s'est écrasé et ils sont morts.
Mon Dieu.
On m'a dit
qu'au moment où l'avion a piqué du nez,
Eric était seul dans sa chambre.
Et sans que personne ne lui ait rien dit,
il a commencé à faire semblant de voler.
C'était comme s'il avait su que ses parents allaient s'écraser.
Il s'est imaginé pouvoir les sauver en faisant l'avion.
C'est ce qu'il fait depuis.
On a les moyens nécessaires pour donner des soins individuels.
Il est bien chez lui et je lui porte une attention spéciale à l'école.
- Il serait mieux avec nous. - Il ne veut pas y aller.
Il est tombé malade, la dernière fois.
Il avait de la fièvre. Ça n'avait rien à voir avec l'institut.
Il a toujours un comportement antisocial.
Ce n'était pas la fièvre. Il a peur d'être enfermé.
Si vous le laissez tranquille, il peut entrer tout seul.
Faites attention dans les escaliers.
Besoin d'un coup de main ?
Mil, que se passe-t-il ?
Il va se faire mal. Il n'y a rien d'adapté pour lui.
Les fenêtres n'ont pas de protection. Les meubles ont des bords.
Ce n'est pas un endroit sûr pour lui.
Sa place est ici. Chez lui,
- avec sa famille. - Ça suffit !
Que se passe-t-il ?
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