De eerste 200 regels.
Virginie, Amérique
Proposez.
Deux.
Quel est l'enjeu ?
Votre bague.
Vous jouez encore, Poldark !
Pourquoi vous êtes-vous engagé ?
Pour échapper à la pendaison.
Pour quel crime ?
Bagarre,
contrebande
et agression d'un officier des douanes.
Vous n'êtes que voyous et voleurs !
Vous pourrez vous racheter auprès du roi d'Angleterre.
Vous doutez du bien-fondé de notre cause ?
Quelle est cette cause ?
La liberté ou la tyrannie ?
Vous voulez vivre ou mourir ?
Debout ! Vite !
Je vous en prie. Soyez prudent.
Je veux vous revoir.
Je rentrerai vite.
Vous m'oublierez.
Jamais.
En Cornouailles Deux ans plus tard
En êtes-vous certaine ?
Je l'ai vu de mes propres yeux, ma chère.
N'a-t-on pas annoncé sa mort ?
C'eut été mieux. Il a sali la réputation de sa famille.
Son père n'était guère mieux. Un vaurien.
Et un libertin.
Son nom de famille le sauvera.
Il va hériter.
Mon père est-il mort ?
Monsieur !
Pardonnez-moi.
Nous ignorions que vous étiez réveillé.
Quand est-il mort ?
Cela va faire six mois.
Vous n'avez pas été informé ?
Personne ne me l'a dit.
Et cette guerre ?
Comme toutes les autres.
On a perdu trop d'hommes.
Vous ne rentrez pas à Nampara ?
Je m'arrête chez mon oncle Charles.
Mon père n'étant plus là, je me ferai réconforter ailleurs.
Sers-nous, Verity. Et pas de demi-portions !
Je ne peux plus rien avaler.
Balivernes, ma chère.
Vous êtes maigrelette. On vous remplumera.
Francis réussira peut-être à le faire.
Elle me plaît telle qu'elle est.
Était-ce la porte ?
Vous attendez quelqu'un ?
Elle nous est trop précieuse,
nous écarterons les courtisans.
J'espère que je ne dérange pas.
Ross !
On avait perdu tout espoir.
Mon garçon, tu es vivant !
Ravi de te revoir, mon cousin.
Nous nous désespérions.
- Vrai, Elizabeth ? - Oui.
Elizabeth !
Je ne pensais pas vous voir ici.
Pourquoi a-t-on perdu la guerre ?
On a choisi le mauvais camp.
Je ne pouvais pas rêver meilleur accueil.
Nous devons discuter.
Certainement.
Que comptes-tu faire, mon neveu ?
Nampara a bien changé depuis ton départ.
Mon garçon !
Nous avons cru que tu étais monté aux cieux.
Ma grand-tante, je suis heureux de vous voir toujours ici-bas.
Nous étions sans nouvelles et...
Asseyez-vous. Vous devez être épuisé.
Elizabeth ?
Apporte-moi mon châle.
Oui, maman.
Que fêtiez-vous ?
La paix ou la prochaine guerre ?
Nous fêtions...
Quelque chose de plus plaisant !
Mon fils se marie.
C'est formidable !
Qui vas-tu épouser ?
Elizabeth.
Nous sommes enchantés
que nos deux illustres familles
soient ainsi unies.
Mon père a-t-il beaucoup souffert ?
Ce fut une triste fin.
Il a fait faillite
et ton héritage est bien maigre.
On ne pensait pas que tu reviendrais.
La Cornouailles s'est appauvrie.
Les taxes ont augmenté et les salaires, baissé.
Les mines ferment.
Comme toi,
le pays est meurtri et appauvri.
Je dois m'en aller.
Je tenais à vous avertir de mon retour.
J'aurais besoin d'un cheval, Charles.
Mais d'abord, un toast.
À Elizabeth et Francis.
Qu'ils soient heureux.
À Elizabeth et Francis !
Jud ?
Prudie ?
Debout !
Seigneur !
Monsieur Ross ?
Sorti de sa tombe.
Vous étiez les employés de mon père.
Il vous faisait confiance.
Et que pouvait-on faire
sans maître pour nous guider ?
Je vous guiderai à coups de botte.
Ils disaient que vous étiez mort.
"Ils" ou vous ?
Ne nous accusez pas.
C'est pas juste, pas poli et pas gentil.
Briquez le sol ou je ne serai pas gentil.
- Ross avait bonne mine. - En effet.
Mieux qu'on l'espérait.
Surtout pour un mort.
Elizabeth sera une bonne maîtresse de maison à Trenwith.
Oui, dans trois mois.
Ton père souhaite avancer la date.
Ah bon ?
Il dit que si deux jeunes gens veulent se marier,
rien ne sert d'attendre.
C'est lui ?
Vous êtes un fantôme ?
Viens donc vérifier.
- On vous a tiré dessus ? - Plusieurs fois.
Vous avez pris du galon ?
Capitaine Poldark !
Alors, cette guerre ?
Très instructif, Jim.
Eh bien...
que s'est-il passé ici ?
Depuis la mort de votre père, on n'a plus rien.
J'arrangerai ça.
Désormais, vous êtes mes métayers.
Votre maison est en ruine et vos terres en friche.
J'ai des mains, une bêche et une charrue.
On vous aidera.
- Je ne pourrai pas vous payer. - Pas besoin.
Mon oncle vous fait trimer pour un maigre salaire,
mais pas moi.
Il s'est passé quoi ?
Je suis devenu un homme.
M. Poldark demande à vous voir.
Ma chère,
j'ai d'excellentes nouvelles.
Votre père vous lègue bien peu de choses.
La maison,
deux mines à l'abandon,
quelques chaumières délabrées...
Je crains que les terres ne soient en friche.
C'est le cas.
Vous sollicitez un prêt ?
En tant qu'ami, je vous l'accorderais.
En tant que banquier, je suis obligé de refuser.
Votre père avait des dettes.
Votre propriété est hypothéquée, vos terres ne rapportent rien.
- Je suis insolvable. - Exact.
Comment aider mes métayers ?
Je connais votre affection pour eux,
mais vous avez à peine de quoi vivre.
- Quel conseil... - Vos intérêts d'abord !
Cherchez fortune avant tout.
Mendiant ne saurait choisir.
C'est mon conseil d'ami.
- Et non de banquier. - Je l'espère.
J'ai bien besoin d'amis.
Ross Poldark est vivant.
Ce gredin !
À l'école, je l'admirais.
Il parlait ouvertement et faisait à sa guise.
- Où cela l'a-t-il mené ? - Il avait ses admirateurs.
Ce qui n'est pas notre cas.
Il pourrait bien nous être utile.
Son père est mort, il n'a aucune source de revenus.
Il pourrait rallier notre cause.
Dans quel but ?
Son nom est reconnu.
Il pourrait nous ouvrir des portes.
Quelles récompenses pourrions-nous offrir ?
Il est dans le dénuement le plus total.
Tu achèterais son amitié ?
Je préférerais qu'il me l'accorde de bon gré.
Les gens sont fort aimables
quand ils n'ont pas d'autre choix.
Elizabeth ?
Où vas-tu ?
Je dois parler à Ross.
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