Pierwsze 200 wierszy.
- Je t'aime. - Je t'aime beaucoup.
Veux-tu m'épouser ?
Oui. Jusqu'à la mort.
- Jusqu'à la mort, n'est-ce pas ? - Oui !
Jusqu'à la mort.
Qu'y a-t-il encore ?
- Qu'ai-je encore fait, Demet ? -Tu ne vois donc pas ?
Non.
Je t'invite au resto, et voilà ta réaction.
Okan, tu m'emmènes dans un kebab pour notre anniversaire de mariage.
En plus, à ma pause du midi.
En plus, dans le centre commercial où je travaille.
Et tu vas payer avec des tickets-repas.
- Tu veux que je gâche ces tickets ? - Tu ne comprends vraiment pas.
D'ailleurs, si tu comprenais, tu ne m'aurais pas offert de fer.
Un fer à repasser.
Écoute, Demet.
Je t'ai amenée dans un kebab au yaourt, car tu aimes ça.
Pendant ta pause du midi, car je travaille peut-être ce soir.
Je paie avec des tickets resto, car je peux payer avec.
Je t'ai offert un fer, car ça fait des mois que tu en veux un.
T'as pas aimé le kebab ?
De quoi parles-tu ?
Rien ne viendra pimenter notre vie ?
Mangeons notre kebab en attendant sagement notre mort.
Quand est-on partis en vacances pour la dernière fois ?
On est allés à Silivri.
- C'était il y a quatre ans. - Oui.
Car depuis, nous payons tes fauteuils à 20 000 livres.
Mais ils sont très beaux.
Comme si je ne savais pas comment claquer du fric.
Mais l'un d'entre nous se doit d'être responsable.
Comment m'as-tu laissé acheter ça ?
Je ne sais pas.
Écoute Okan, mon amour, mon trésor.
Quel est le souvenir le plus marquant de notre mariage ?
Notre cérémonie.
Les gens partent en vacances à l'étranger.
Pourquoi pas nous ?
Pourquoi n'apprenons-nous pas le parapente ou la plongée ?
Pourquoi ne faisons-nous rien qui pimente notre mariage ?
-Frère. -Oui.
- Tout, la moitié ou un quart ? - Tout.
- Combien ? - Ça fait 60 livres.
Comment ça ?
Tu as dix livres ?
- Dix livres ? - Oui.
Après toute cette tirade, tu me demandes dix livres ?
Tiens, dix livres.
Bonne chance.
Demet, mon cœur.
Le fer.
Tu l'as oublié.
Bon anniversaire, Okan.
Je vais manger ce kebab.
Si un époux était une bonne chose, ça porterait certainement un autre nom.
Le fer, le kebab ou la prise ? Qu'est-ce qui est le plus énervant ?
Lequel est le plus énervant ?
Esra, mets ça au dépôt.
- Dieu, donne-moi la patience. - La miss ?
- Qu'y a-t-il ? - Pourquoi es-tu si énervée ?
Il m'a emmenée dans un kebab pour notre anniversaire.
- Et il m'a offert un fer. - Doucement, tu vas faire un accident.
Un fer ?
Laisse-moi voir.
- En plus, avec câble. Et sans boîte. - Oui, avec câble.
S'il tombe en panne, tu ne peux pas le changer.
- Il n'y a pas de boîte. - Honte sur lui !
Ma pauvre ! Et moi qui pensais
qu'il parlerait au patron et qu'il t'emmènerait
dans un resto chic. À l'étage...
Et il t'achète un fer ? Honte sur lui.
Ceren ! Ceren !
Ceren. Mets ça au dépôt. Je ne veux pas le voir.
- Allez, Ceren. - Je ne veux plus voir de fer.
S'il m'arrivait quelque chose de semblable,
après un tel anniversaire de mariage,
je ne resterais pas une minute de plus, pas une seconde de plus.
J'irais chez un avocat. Et je signerais direct.
Trouve-toi d'abord un mari ou un copain avant d'en venir au divorce, d'accord ?
Allez, au boulot. Avant que la calamité ne se pointe.
- Je ne t'écouterai pas. - En parlant de calamité...
- Écoute-moi bien. - Quoi ?
J'ai préparé un tel plan,
on supprimera le patron de telle façon,
que la police ne prendra même pas notre déposition.
- Le crime parfait. Qu'en dis-tu ? - Ce que j'en dis ?
- Tu as perdu la tête ? - Pourquoi donc ?
- Tu parles de meurtre. - Mais toi aussi, tu ne le supportes pas.
- Tais-toi. Retourne au travail. - Incroyable.
- Tu me rends folle. - Pour une fois...
Je te dis de supprimer quelqu'un.
Bravo, Okan.
Okan.
Bravo. Tu as été élu employé du mois.
Merci beaucoup.
Voici l'assurance-vie que le directeur a préparée pour toi.
J'y ai aussi ajouté des coupures de journaux de clients potentiels.
Merci vraiment, madame. J'en suis très heureux.
Il n'y a pas de quoi, Okan.
Si seulement tous nos employés étaient aussi bons.
- Je vous en prie, madame. - On pourrait laisser les formalités ?
Et s'appeler par nos prénoms.
- C'est d'accord ? - D'accord.
Bien.
- Alors, bon travail. - Merci.
- Rambo. - Ta mère...
Contrôle-toi, fiston.
Je suis dingue de cette Zeynep. C'est du béton.
Tu vas te la faire ?
- Doucement. Ça va s'entendre. - Et alors ?
En fait, si ta femme l'entend, elle te mettra en pièces, n'est-ce pas ?
Je n'ai pas encore fait sa connaissance, mais soit.
Bülent.
Ah, comment ai-je pu te faire embaucher ici ?
- Quand reboit-on ensemble ? - Jamais.
Alors, je t'appelle samedi. On se fera une taverne.
- Ne m'appelle pas. - OK.
J'enverrai un texto.
Tu es l'employé du mois chaque mois pour moi.
Quel homme !
Okan.
Okan !
Je ne suis pas ta servante.
Apprends donc à sécher le tapis de bain après utilisation.
C'est un tapis de bain. C'est fait pour ça. Apprends-le donc.
Mon Dieu, donne-moi la patience.
- Tu as appelé l'électricien ? - Je vais m'en occuper, moi-même.
Cela fait un mois que tu vas t'en occuper. Tout va à vau-l'eau.
Tout fonctionne à moitié. Tout est problème.
L'argent n'y suffit pas. Il faut aussi penser aux lendemains.
Très bien, Okan.
On reste alors sans prises aujourd'hui ?
Allez. Bonne nuit.
Si tu fais une crise à cause du repas,
je rattraperai ça.
Ne commence pas, il ne se passera rien ce soir entre nous.
Ça fait deux mois.
Demain je travaille. Je me lève tôt.
J'ai mal à la tête. Je suis fatiguée. J'ai pas envie.
Tous les prétextes y sont.
Je ne reste pas où je suis indésirable.
Okan.
J'ai changé d'avis.
Ne dors pas dans le salon.
Couche-toi dans la petite pièce. Car ton ronflement vient jusqu'ici.
Allez.
Tout le lit est à moi.
Le fer.
Mets-le où tu veux.
- Mets-le... - Mon Dieu !
Okan ?
- Qu'y a-t-il ? - Mon Dieu !
Qu'y a-t-il ?
- Qu'y a-t-il en pleine nuit ? - P... P... P...
Qu'est-il arrivé à ton pénis ?
P... pactole.
Quel pactole ? Que regardes-tu ?
- Regarde toi-même. - Menteur.
J'ai contrôlé cinq fois.
- Demet. - Oui ?
Nous voilà riches.
Cinq millions !
Allô. Mon amour.
Je croquerais cette langue disant...
Regarde, si on ne touche pas au capital, pendant un an, les intérêts mensuels
- montent à 12 000 livres. - Quoi ?
- Dépense 2000 et on réinvestit 10 000. - Mon amour,
- tu fais des comptes depuis ce matin ? - À la fin de l'année,
on peut mettre 200 000 de côté.
Avec le capital, je monte ma boîte,
la première année on achète une maison, puis deux, puis trois...
Puis quatre, puis cinq.
Quelle boîte, Okan ?
Celle dont je rêve depuis des années.
Depuis des années, c'est d'une boîte dont tu rêves ?
On pourrait d'abord partir en vacances.
D'accord, mais d'abord assurerons notre futur.
Ne commence pas avec ça.
Cela fait des années que tu me gonfles avec ça. Désormais,
je veux profiter de la vie.
Oui, c'est pour ça que je me fatigue.
Pourquoi cries-tu ?
Alors, moi aussi, je vais monter ma boîte.
- J'ouvre un café. - Un café ?
Pas question. Ça rapporte rien.
J'ai aussi droit à cet argent et j'utiliserai ce droit jusqu'au bout.
D'accord. OK. Écoute,
ne parle à personne de cet argent.
Tu plaisantes. Bien sûr que je ne vais pas en parler.
Allez, raccroche. Tu m'as démoralisée.
Le sol ne glisse pas.
Mademoiselle Demet. Bien qu'avec une heure de retard,
vous voilà.
J'étais dans les embouteillages.
Moi aussi je prends la même route chaque jour.
Mais je ne suis jamais dans les embouteillages.
C'est la première fois. Je suis désolée.
Je déduirai ce retard de votre paie.
Vous allez réduire ma paie ?
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