Pierwsze 200 wierszy.
Ça va, Félix ? Elle est où, votre maman ?
Ils ont grandi.
- C'est un peu lourd. - C'est bon. Laisse-le-moi.
- C'est lourd. - Non.
- Tu as des cadeaux pour nous ? - Ça s'est bien passé, ton voyage ?
- Salut, maman. - Bonjour, mon grand.
Ça va ? Tu as fait bon voyage ?
- Les cadeaux ! - Tu dis pas bonjour à ton fils ?
- Salut, papa. - Bonjour, mon grand.
Allez, papa, fais pas la tête. Ça y est, il est là, ton fils.
Il fait la tête parce qu'il avait peur que tu rates ton train.
Tu sais qu'il s'arrange pas, en vieillissant.
Ça fait un mois qu'il arrête pas de nous parler de ton stage,
et il répète à maman que tu viens trop à la dernière minute.
Et s'il avait raté son train, c'est toi qui irais à l'entretien ?
Je vais tous les matins à l'usine, on n'en fait pas toute une histoire.
Je peux aller voir le patron, moi.
C'est bon, je suis là.
Tu me laisses une petite place ?
À l'attaque !
Attention...
Félix, Marie, doucement.
- J'ai faim ! - Oui, on va manger, les enfants.
- Attends, maman. Ça, c'est lourd. - Je vais y arriver.
- Donne-moi celui-là. - Bon, si tu veux.
Ça va, vous deux ?
Tu sais, ça m'embête un peu, mais comme t'es pas là souvent,
je garde les petits de ta sœur, alors on a remis les lits superposés.
C'est pas grave.
- Quand même, c'est ta chambre. - Oui, c'était.
Tiens, et si on faisait en vert...
- Tiens, donne à ton mari. - Merci.
- Olivier, tiens. - Je te remercie.
- Tu bois l'apéro, maintenant, toi ? - Oui. J'ai de qui tenir, non ?
Demain, tu ramènes pas trop ta science avec te patron.
Tu attends de voir ce qu'il veut, et t'es sérieux.
Pas ramener ta science, ça va être difficile pour toi, non ?
Abruti ! J'y suis pour rien, si tu comprends rien.
"Abruti", abruti... Ça va.
Je suis sérieux. Là, t'es plus face à un instituteur ou un professeur.
T'es au travail, t'es plus à l'école.
Et il faut être sérieux.
Ça, je le sais, t'inquiète pas. C'est pas mon premier stage.
Et le rendez-vous au siège, à Paris, s'est très bien passé
donc, a priori, il y a pas de problème.
Vous inquiétez pas, on les entraîne à des entretiens bien plus coriaces.
Et c'est pas un petit patron d'une boîte de province
qui va t'intimider, tout de même !
"Petit patron"... Il est ce qu'il est, on en a quand même besoin.
Mais c'est vrai, papa, c'est qu'un stage.
Justement. Ça se prépare. On n'y va pas les deux mains dans les poches.
Je vais pas y aller les deux mains dans les poches.
Tu as réussi. J'avais pas le trac, tu me l'as donné. Tu es content ?
Il me semble que c'est normal d'avoir le trac.
Je sais pas, oui. Sûrement.
Qu'est-ce que t'es beau ! Dis donc, fais voir.
Il te va bien.
Bien coupé, et tout.
Ah, c'est superbe.
Je t'avais jamais vu en costume. T'es vraiment magnifique.
Je te remercie, puisque tu le dis, maman.
Si, si, c'est vrai.
- Ça va, ça présente bien ? - Très bien. Tu es beau.
- Tu es un beau garçon. - Merci, maman.
- Allez. - Au revoir, maman.
Au revoir, maman.
- Ça marche bien, j'espère. - Oui.
- À tout à l'heure. - À tout à l'heure.
Bonjour, Alain. Ça va ?
- Tu vas bien ? - Ça va.
- Alors, tu es pris ? - Ben oui.
Tu vas travailler avec les bras croisés. Je te félicite.
Merci.
Salut !
- Salut, Patrick. - Bonjour, ça va ?
Tiens, je te présente mon fils. Il va faire les...
- Faire un stage dans les bureaux. - Ah oui. C'est bien.
- Ça coûte combien, ce vélo ? - 3 000 francs.
- Quand même ! - Salut.
Salut, Josiane.
- C'est moins cher qu'une voiture. - T'as raison.
Alors tu vois, tous les matins, un petit quart d'heure en avance.
Comme ça, on boit notre café, on se raconte des petites blagues.
Et comme ça, la journée commence mieux.
- C'est plus agréable. - Oui, j'imagine.
Et la ponctualité, ça compte pour la prime de fin d'année.
Tu sais, moi, une prime, je crache pas dessus.
- Tu vas être en retard, là. - T'as raison. On y va.
- Allez, les gars. C'est l'heure. - On a le temps. Encore cinq minutes.
Si on les écoutait, on commencerait tous les jours 10 minutes plus tôt.
Pardon.
Allez, on y va.
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour, Jean-Claude. Ça va ?
- Vous êtes qui, vous ? - C'est mon fils.
Il a rendez-vous à 9 h. C'était l'occasion de lui montrer l'atelier.
C'est pas parce que c'est ton fils que tu lui fais voir les machines.
Tu fais déjà le vigile à l'atelier, tu veux le faire devant la porte ?
Toi, ça va. Tu la mets en veilleuse ! Tu dégages.
- Tais-toi, tais-toi. - Je voulais lui montrer ma machine.
Bon. Quand il aura l'autorisation, tu pourras lui faire voir.
Ici, tu devrais savoir que c'est pas un moulin.
Papa, j'irai voir la machine plus tard, OK ?
Allez attendre dans le hall.
Salut, ça va ?
M'en voulez pas. L'entrée est pas interdite pour casser les pieds.
C'est pour protéger les ouvriers. C'est des machines très dangereuses.
S'ils sont distraits, il peut y avoir des accidents graves, très graves.
Non, mais je comprends. C'était plus pour faire plaisir à mon père.
Bon, allez. Si ça vous amuse,
allez faire un tour. Je vais prendre sur moi. Mais attention.
- Les presses, c'est dangereux. - D'accord. Je vous remercie.
- OK. À plus tard. - À plus tard, oui.
Ça y est, t'as quand même réussi à rentrer ?
Voilà ma machine.
Tu positionnes ta pièce.
Tu vois, là-bas au fond, c'est la soudeuse.
Alors là, t'as un écrou qui descend et qui se positionne tout seul.
Et tu poses ta pièce par-dessus.
Un gars bien entraîné sur la machine, il fait 700 pièces à l'heure.
Jean-Claude, t'es fatigué ou quoi ? Tu ralentis la cadence.
Qu'est-ce que tu la ramènes, toi ? Travaille, ça te changera.
Mon chiffre, t'inquiète pas, je l'ai fait.
Si tu travailles plus vite énervé, je t'énerverai plus souvent.
Bon, ben moi, j'y vais.
Dites-moi, très joli parcours. C'est remarquable.
En plus, le choix des Ressources humaines me flatte.
Vous allez donc travailler sous ma responsabilité.
Bienvenue parmi nous. Sincèrement, on est heureux de vous accueillir.
Écoutez, je vous remercie pour votre accueil.
Cela dit, vous avez choisi un sujet assez délicat.
Il faut le reconnaître. Excusez-moi, les 35 heures, ça va pas être simple.
J'ai pas peur.
Vous connaissez bien l'entreprise.
On pourrait dire de l'extérieur, peut-être.
C'est pour ça que j'ai choisi de faire mon stage ici.
Vous en doutez, l'usine, ça symbolise énormément pour moi,
puisque j'ai grandi, on peut le dire, un peu à l'ombre de l'entreprise.
Mon père travaille chez vous depuis plus de 30 ans.
Ma sœur, aujourd'hui.
Et puis, enfant, les vacances étaient les colonies du comité d'entreprise.
Les cadeaux de Noël...
Oui, bon. Cela dit, aujourd'hui, c'est beaucoup moins rose que ça.
Je pense que vous en avez entendu parler.
On a été obligés de se séparer de 22 salariés l'an dernier.
Ça a été un coup très dur. On ne l'a pas fait du tout de gaieté de cœur.
Alors bon, c'est vrai qu'aujourd'hui, les affaires reprennent,
ça va quand même un peu mieux. Nettement mieux, même.
Et on nous demande de passer aux 35 heures.
Il paraît que ça va créer des emplois sans nuire à la compétitivité.
Comment ? Ça, on n'en sait trop rien.
Une chose est sûre : chez nous, ça ne créera aucun emploi.
- On a un équilibre trop précaire. - Allons, allons, Chambon.
Commencez pas à l'effrayer avec vos histoires d'équilibre précaire.
Je vous présente Franck Verdeau, M. Rouet, notre stagiaire.
- Restez assis. - Bonjour, Monsieur.
Je vous ai peut-être interrompu, là.
Écoutez, on entamait le dossier des 35 heures.
Grand sujet, ça. Qu'en pensez-vous ?
Ce que j'en pense ?
Oui, j'aime que mes collaborateurs aient des convictions.
Écoutez, c'est un vaste sujet
que l'on peut aborder, en plus, sous une multitude d'angles.
D'un point de vue strictement économique,
ou dans la perspective de progrès social...
Je ne vous demande pas un exposé. Vous avez toutes ces compétences.
Qu'en pensez-vous, personnellement ?
Moi, j'ai pas envie de vous effrayer,
parce que beaucoup de chefs d'entreprises y sont très opposés.
Il n'y a plus grand-chose qui me fait peur.
Bien. Alors, ma conviction
est que les 35 heures sont un enjeu majeur.
J'espère que ça permettra de remettre en question des idées reçues,
dont beaucoup se sont accommodés un peu paresseusement.
- Il y a un message, là. - Non, non. Du tout.
Et puis...
J'espère aussi que les négociations du temps de travail permettront
d'impliquer d'avantage les employés au sein de l'entreprise.
Et ça, je trouve que c'est vraiment intéressant de les responsabiliser.
Vous vous doutez bien que ça va pas être évident à mettre en place.
- On va y laisser des plumes. - J'ai pas dit que ça serait évident.
L'organisation du temps de travail doit être repensée globalement.
On travaillera moins, il faudra travailler mieux.
Je vois ça comme un défi, un challenge.
Je le trouve d'autant plus excitant que c'est pas gagné d'avance.
Eh bien c'est parfait. Nous allons gagner ça ensemble.
Regarde ça. Il est beau gosse, mon frère, non ?
Alors, comment ça va ?
Bonjour.
Bon, écoutez, je vous souhaite une bonne journée. D'accord.
Alors, dis donc, t'es un sacré cachottier, toi !
T'aurais pu me parler des études de ton fils.
On n'a pas eu le temps d'en parler beaucoup.
Il faut pas être modeste comme ça. Surtout que je veux bien admettre
qu'il a du mérite, dans l'opération. Ça a pas du toujours être facile.
Faut pas être modeste. Félicitations. Et sincèrement, bravo.
- Merci, M. Rouet. - C'est bien.
Je te laisse à ton travail. Nous aussi, on a du travail.
Allez, bonne journée. Allez, au revoir. Allez, on y va.
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