Pierwsze 200 wierszy.
UN SPECTACLE ORIGINAL NETFLIX
Faites du bruit pour accueillir...
Urzila Carlson !
Vous, alors !
Vous voyez ? C'est pour ça...
qu'on aime tous l'Australie.
Vous êtes des fous furieux.
Rapidement, avant de commencer,
j'aimerais partager une réflexion.
Parfois, mon public m'offre des cadeaux.
Pas aujourd'hui.
Certains spectateurs apportent des cadeaux.
Ils les donnent à l'ouvreur
qui les apporte en coulisses,
et c'est moi qui dois les ouvrir.
Je n'ai pas toute une équipe qui voyage avec moi.
Je ne suis pas Adele.
Je ne sais pas ce que les gens s'imaginent...
Je suis venue ici à pied.
Cinq pâtés de maisons.
Dans ces cas-là, on se dit : "Cinq, c'est peu, je vais marcher."
Après le troisième, je m'en voulais de ne pas avoir pris un Uber.
Or c'était trop tard pour en appeler un.
Il m'aurait pris pour une feignasse.
Après, il m'aurait mis deux étoiles
et j'aurais dû faire semblant de boiter.
"Je me suis foulé la cheville."
Bref, j'ai reçu un cadeau après un spectacle à Auckland.
La dame le donne à l'ouvreur, qui l'apporte dans ma loge.
Je m'apprête à l'ouvrir, mais il a l'air louche.
Il est emballé dans du papier kraft.
Il y a une ficelle autour.
Pas une jolie ficelle façon cadeau de Noël.
Pas comme chez votre belle-sœur
avec ses emballages à la con hyper élaborés.
Vous, vous êtes là : "Calme-toi.
On sait que c'est du sel de bain."
"Tu viens de dépenser 45 balles
pour emballer un cadeau à 2 $.
En plus, on n'a pas de baignoire."
C'était pas une jolie ficelle, mais plutôt un vieux lacet.
Clairement, ça craint quand l'ouvreur fracasse la porte,
balance le cadeau en disant : "C'est pour vous" et s'enfuit.
Je regarde le paquet, je le secoue.
Pas de poudre ni de bruit suspect.
Je me décide donc à l'ouvrir.
C'était une coupe menstruelle.
Jamais utilisée, mais quand même.
Certains ne savent pas ce que c'est ?
Mesdames, pouvez-vous vous tourner vers les hommes à côté de vous
et leur expliquer à ma place de quoi il s'agit ?
Parlez entre vous.
Les gens derrière vous peuvent aussi vous expliquer.
Que se passe-t-il, au fond ?
Une dame vient de faire ça...
Je ne sais pas ce que tu expliques,
mais ta méthode est mauvaise.
Pour ceux qui l'ignorent encore,
c'est une sorte de bol en plastique pour le vagin.
On le dégaine à chaque visite de Mère Nature.
Vous voyez ?
Dès que j'ai reçu ce cadeau,
j'ai su que ça craignait.
Ayant un esprit curieux,
je savais que j'allais essayer.
Je n'entrerai pas dans les détails,
mais sachez que ce n'est pas pour moi.
Disons que...
Vous savez, quand on vide le lave-vaisselle ?
Mesdames, tournez-vous vers ces messieurs pour leur expliquer.
Quand on vide le lave-vaisselle
et qu'on arrive aux bols en plastique,
on ne prend pas le temps de tous les sécher un par un.
On les balance dans la pile.
Le lendemain matin,
en voulant les sortir pour nourrir les gosses, on est là...
C'est pareil.
Ce n'est pas pour moi.
Je voyage beaucoup.
Je suis sur la route 300 jours par an.
Chaque fois que je rentre à Auckland,
je vais voir ma médecin
pour un bilan général.
Je lui donne tout.
De la tête aux pieds, des poux aux ongles incarnés,
et tout le reste.
Elle vérifie mes seins, me fait un frottis.
Elle me vaccine même contre la grippe. Merci la science.
Je n'ai pas à vous dire comment vivre vos vies, mais bon,
si on vaccine, c'est parce qu'on a pigé des trucs.
Certains d'entre vous sont peut-être anti-vaccins.
À Auckland, 13 spectateurs se sont levés et sont partis.
Tout le public était là...
Il m'encourageait à les clasher.
J'ai répondu : "Laissez-les, leurs gosses sont souffrants."
Bref, je vais voir ma médecin, elle fait ce qu'elle peut
et m'envoie chez l'infirmière.
L'ancienne, Barb, a pris sa retraite il y a deux ans.
Heureusement,
vu qu'elle était quasiment de l'âge que Jésus.
Je ne juge pas,
mais les deux dernières années, elle a vérifié ma prostate.
C'était pas mal.
D'où le fait que j'y sois retournée.
Bref, voilà la nouvelle infirmière, Maniah.
Je lui dis bonjour.
Elle est adorable, elle a dans les 50 ans.
Je cherche du regard une blouse d'hôpital.
Je dois en enfiler une avec une ouverture sur le devant
pour que Maniah puisse s'occuper de ma petite aire de jeux.
Personnellement,
je n'aime pas trop les blouses.
Elles ne ferment jamais.
Or, j'ai connu des Noëls très festifs.
Je ne m'estime pas grosse,
mais j'ai clairement...
J'ai des repas d'avance et des cacas en retard.
Et inutile d'être coach sportif
pour savoir qu'il faut coordonner les deux pour parvenir à maigrir.
Pas de blouse à l'horizon.
Maniah me dit : "Non, j'utilise un pagne."
C'est super, c'est comme un paréo.
J'ai droit à un frottis
et à une expérience culturelle.
J'adore.
Je prends donc le pagne,
et j'attends qu'elle parte et ferme le rideau
pour me déshabiller et mettre le pagne.
Elle finit par fermer le rideau,
mais reste avec moi.
À ce moment-là,
je décide de faire sans pagne.
Elle le reprend et le jette sur le bureau.
Je me déshabille et grimpe sur la table.
La règle pour un frottis,
c'est que la patiente fixe le mur.
L'infirmière, elle,
doit fixer un point sur le rideau.
Mais jamais... elles ne doivent se regarder.
Elle commence.
Je la sens farfouiller.
Ça ne m'inspire rien qui vaille.
Je préférerais une main sûre d'elle.
Je veux quelqu'un au courant de ce qui se passe.
Je la sens farfouiller,
et je ne sais pas à quel moment...
je dois agir.
À quel moment je dois dire :
"Je peux vous aider ?"
C'est gênant, non ?
Ou alors je me tais et je guide sa main ?
Je sais, ce serait exagéré.
Je n'ai pas eu à faire tout ça
car elle m'a posé une question sortie de nulle part
qui m'a prise de court et à laquelle j'ai dû réfléchir.
Elle me sort : "Vous êtes vierge ?"
Et moi...
"Pardon ?"
J'étais là : "Non.
J'ai beaucoup pratiqué."
Elle me répond : "Ah.
D'accord."
Et elle s'en va.
À ce moment-là,
je regrette d'avoir refusé le pagne.
Je gis sur le lit
comme un poulet surgelé.
J'ai peur que quelqu'un débarque.
Elle revient dans la minute avec un spéculum plus petit.
Elle reprend et me dit :
"Je vous repose la question.
Vous êtes sûre d'avoir eu des relations sexuelles ?"
Je réponds : "Oui.
Je suis mariée, ma femme attend dehors."
Et elle : "Ah...
Je vois.
Mais avez-vous essayé avec un homme ?"
"Oui, la déception, je connais."
Elle ajoute : "Je demande, parce que vous avez le plus petit vagin
que j'ai jamais vu."
"Sérieux ?"
Je guide sa main. Elle fait son prélèvement.
Je me rhabille et je crie vers la salle d'attente : "Viens !"
À ma femme, pas à un inconnu.
"Viens."
On y retourne.
"L'infirmière a un truc à te dire sur mon...
aire de jeux."
Maniah la regarde et lui dit :
"Si je devais décrire son vagin en un mot,
je dirais 'petit'."
Ma femme se tourne direct vers moi :
"N'en fais pas un sketch."
"Ma grande,
une professionnelle de santé m'a trouvé une zone de petite taille.
Je vais le crier sur tous les toits !"
Ça explique la coupe menstruelle, non ?
Il me fallait un dé à coudre.
Ce spectacle parle des perdants.
J'ai décidé de l'écrire parce que j'étais interloquée.
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