Pierwsze 200 wierszy.
A la mémoire de Frank Hawk & Fausto Vitello
Vans présente
une production union avenue
Allez, mec.
Un de mes meilleurs amis de la maternelle,
nous nous mettions dans le pétrin ensemble.
Parce qu'on m'a presque envoyé en correctionnelle,
j'ai dit à mon agent de probation : "j'ai trouvé quelque chose qui m'intéresse
et je vais m'y concentrer".
J'étais ce petit gamin maigrichon, qui chaussait tout juste du 38.
Je voulais faire du plongeon, être un champion de basket-ball,
Mais je n'étais pas assez grand pour ça.
Quand j'ai commencé le skate, ça m'a donné une identité,
ça m'a donné confiance en moi, une raison d'être.
En grandissant, j'étais affreux dans tout ce que j'essayais de faire.
Un jour à vélo,
j'ai tenté un cabrage, je me suis cassé la figure.
Mais avec le skateboard, pour la première fois j'étais bon.
Je n'étais pas mauvais, donc j'étais bon.
Je faisais des sports d'équipe quand j'étais jeune.
Je crois que je jouais plutôt pour les rêves de l'entraîneur.
Je ne pense pas que c'était pour les jeunes.
C'était pour eux une manière de revivre leur enfance.
Je crois que c'est ce qui m'a éloigné des sports d'équipe.
Le skateboard, je pouvais en faire tout seul.
Je n'avais pas besoin que quelqu'un me lance le ballon.
J'étais la victime de chaque groupe, de chaque bande à l'école.
Que ce soit les cool, les drogués, les sportifs.
C'était toujours "Va te faire voir !"
C'était la seule chose où j'ai pu trouver refuge, vous savez ?
Un sentiment de paix.
Je ne sais pas pourquoi,
mais les enseignants me tendaient la main. Enfant en difficulté.
"Est-il autiste, ou... ?" Je ne sais pas.
J'ai passé de longues parties de ma vie sans jamais dire un mot.
Je murmurais. C'est bizarre. Tout le monde le faisait à la maison.
Le skateboard représentait la possibilité de créer, de m'exprimer.
C'est devenu ma voix.
CE FILM A LIEU DANS LES ANNÉES 1980.
On a ici 12 skateurs qui s'affronteront, face à face.
SKATEPARK DE DEL MAR,
Ici aujourd'hui, on a qualifié du premier
jusqu'au douzième.
Tony Hawk, garçon de la région, le préféré local.
En fait, il a gagné la dernière compétition tenue ici.
Les trois dernières à vrai dire, non ?
Allons-y. Tony Hawk. Laisse-moi t'entendre.
On applaudit pour Tony Hawk, de Powell Peralta !
Ce n'était comme rien d'autre qui avait déjà existé.
C'était comme, une sorte de chose construite...
où l'on retrouve les meilleurs dans chacune de leurs disciplines.
La Bones Brigade était les meilleurs pendant une décennie.
Ils n'étaient pas seulement les gars qui dominaient la compétition.
C'était aussi eux qui inventaient
les manœuvres les plus révolutionnaires de cette décennie.
Quand on a commencé, tu ne devenais pas riche et célèbre
si tu avais du talent. Peu importe la grandeur de ton talent.
C'est terrible à dire, et je ne veux pas le dire ainsi,
mais notre groupe était pionnier dans la façon de faire de l'argent avec le skate.
Je suis ici représentant des milliers d'autres jeunes
qui vénéraient ces gars aussi, qui ont vu leurs vies changer par ces gars.
C'était une des choses les plus fantastiques de ma vie, et puis, c'était fini.
C'est terminé. J'étais dévasté.
C'était très déprimant.
Je savais que ça devait finir un jour.
Mais personne a tenu une équipe aussi longtemps que Stacy.
Je veux dire, ni même la moitié du temps. Il était la colle qui nous unissait.
Et le voici ! Allons dire bonjour. Content de votre présence.
- Merci. - Quel âge avez-vous ?
Vingt ans.
Vous êtes très jeune pour être Champion du Monde, non ?
Je ne suis pas sûr.
J'avais lu à propos de lui, et vu ses photos.
Je les avais mises sur mon mur. J'avais vu Stacy dans un film.
Il était le premier à dire "Tu sais quoi ? Ceci peut être une profession.
Je peux montrer au monde ce qu'est le skateboard."
J'y mets autant d'énergie que possible, ça m'emballe.
Je deviens si anxieux. C'est comme si vous vous en nourrissiez.
Stacy était l'un des skateurs plus célèbres.
Il est venu me dire "je veux développer une équipe formidable."
J'ai dit "Wow, tu veux former une équipe ?"
Il avait déjà fondé une très petite compagnie appelée Powell Skateboards.
Mais sa société n'était pas encore connue du monde du skateboard.
Je suis concepteur de produits et je me concentrais sur ça.
Mettre sur pied une société produisant du bon matériel de skateboard .
Quand George et moi avons commencé à parler,
je l'ai aimé tout de suite. Je lui faisais confiance.
Son but n'était pas de faire un million et de prendre sa retraite. Et moi non plus.
ÉQUIPE DE SKATEBOARD ZEPHYR 1975
Enfant, c'était mon rêve de faire partie du Zephyr Team.
C'était le top pour un jeune dans la région.
J'ai été accepté dans l'équipe.
L'équipe Zephyr était très agressive, très orientée vers le surf.
C'était un groupe de gars qui ont eu un impact majeur sur la planche à roulettes.
Et Stacy était-- Il était l'un des gars.
Mais au moment où l'équipe a goûté au succès, l'équipe explosa.
Les jeunes lisaient les magazines pour en savoir plus,
c'était terminé avant même que les magazines n'aient pu le montrer.
Et ce fut un coup dur, une défaite écrasante.
Donc quand je suis devenu pro, je rêvais d'avoir ma propre équipe.
Je voulais recréer cette magie.
Mais je voulais qu'elle dure.
Je ne voulais pas qu'elle se termine. Je voulais quelque chose de durable.
BONES BRIGADE CLASSE DE 1979
Quiconque essayant de mettre une équipe sur pied essayait de
voler des skateurs qui était déjà établis.
D'habitude un monsieur allait au skatepark avec son produit
et disait "j'ai ce produit, je te donnerai 100 $ pour le représenter".
Il prenait quelqu'un d'une équipe.
Je ne voulais pas de skateurs connus dans mon équipe.
Je voulais des gars sans nom, que personne n'avait encore vu.
Alors j'ai commencé avec de jeunes amateurs que je pourrais entraîner.
Non seulement ils étaient inconnus, mais ils étaient une bande très jeune.
Je veux dire, certains venaient tout juste de sortir de l'école primaire, vous voyez.
Me voici, à environ 10 ans, et je suis comme... ça de haut.
Et les autres ont quoi ? 60 cm de plus que moi.
Je devais avoir environ 14 ans.
Et alors Stacy m'appelle et me dit, "Aimerais-tu te joindre à Bones Brigade ?"
Je me suis dit, "Bien sûr !"
Je me souviens qu'à cette compétition, quand il m'a vu
pour la première fois, j'ai terminé en 5e place.
Je me disais, "pourquoi moi, j'étais 5e ?"
Ce que je recherchais, c'était des jeunes qui avaient une passion.
La raison pour laquelle j'ai pris Tony Hawk, c'est
parce qu'un jour, je l'ai vu sortir d'un bowl, traînant sa planche.
Et il avait une si grande déception marquée sur son visage.
Il était déçu de lui-même. Et j'ai pensé "je veux ce garçon".
L'un des moments les plus marquants de ma carrière
fut lorsque j'ai compris comment atteindre le bord de la rampe.
J'étais sur cette gigantesque planche, je me suis accroché, et je suis tombé.
J'ai perdu mon incisive sur le coup. je crois que j'avais 11 ou 12 ans.
C'était sérieux.
Ils m'ont emporté en ambulance.
Et j'ai immédiatement su que je n'abandonnerais jamais d'essayer.
J'en était obsédé. J'aimais tellement cela que, malgré
la douleur, malgré les risques pour ma propre santé, j'allais continué d'en faire.
À un certain moment, je dirais entre 11 et 15 ans,
j'étais allé si souvent à l'hôpital
qu'un docteur m'a demandé si mes parents me battaient.
L'enfance était vraiment... difficile pour moi.
Je ne sais pas pourquoi. J'ai dû bloquer beaucoup de choses.
Mais mon père nous a quitté quand j'avais 11 ans.
Et donc, nous étions seuls, ma mère et moi.
Quand j'ai commencé à faire du skateboard,
ma mère me disait "Fais attention, mijo .
Fais attention, mijo. Sois prudent, mijo ."
C'était comme si, toute ma vie, c'était implanté dans ma tête,
"Sois prudent, tu vas te blesser".
J'y suis allé contre ça.
Caballero était le plus petit skateur que j'ai vu de ma vie.
Et il faisait des choses qu'il n'aurait pas dû être capable de faire.
Je l'ai vu sur sa planche, et je l'ai senti dans mon cœur.
Un coup de foudre, j'ai pensé "Mon Dieu, ce garçon est incroyable !"
Quand on m'a demandé d'être dans la même équipe que Caballero,
il n'y avait était absolument aucun doute.
Je voulais en être. Je ne pouvais pas y croire
qu'on pouvait m'associer d'une quelconque manière à Steve.
Faire partie de la Bones Brigade a allumé un feu en moi,
me poussant à devenir encore meilleur que je ne l'étais à ce moment.
Parce que mon entraîneur était considéré comme l'un des meilleur de
l'époque et ne sélectionnait que les meilleurs talents.
J'étais un crétin, je pensais
à tout le monde autour.
On était comme la Famille Addams.
Nous étions la famille étrange vivant sur la colline.
De 8 à 10 ans, j'étais dans un groupe de cornemuse. Ou peut-être même plus.
J'étais très isolé. Je rentrais dès qu'il faisait sombre.
Je ne pouvais pas regarder la télé. On ne regardait que les nouvelles et
Lawrence Welk. C'était tout ce qu'on regardait.
Tout le reste venait du diable.
C'était horrible avant l'arrivée du skateboard.
Je n'étais pas très progressif.
Quand je suis arrivé dans l'équipe, je savais que les autres disaient :
"Stacy, tu veux sérieusement inviter ce mec ?
Johnny Débile ? Toujours dernier ?
Qui gâche la compétition ? Tu l'amènes dans notre truc ?"
Tony est un prodige. Caballero est un prodige.
Rodney est un prodige.
C'est le moment où tout a commencé pour moi.
J'avais 12 ou 13 ans à l'époque ?
Treize ans.
A cette époque, j'avais déjà gagné plusieurs concours amateurs.
Un gros poisson dans un petit étang. Un étang minuscule.
Au milieu de l'été, mon père était irrité. Il n'avait jamais voulu que je skate.
Il disait, "Eh, tu deviendras un voyou".
Ou encore, "regarde la culture".
"Regarde, tu as tous les avantages.
Tu as de bons gènes, tu es brillant. Ne va pas tout ruiner".
Il disait "C'est la fin de l'été, tu grandis,
le skateboard doit arrêter aussitôt que l'école recommence".
Et, "ça suffit, grandis !"
"Oui, monsieur".
Donc je faisais de la planche tous les jours, cinq heures par jour.
Le plus que je pouvais.
Il y avait un jeune que je commanditais, Tim Scroggs.
Il m'a appelé et il m'a dit, "tu dois voir ce garçon de 13 ans, Rodney Mullen".
Et il m'a encouragé à amener Rodney à ce concours.
Nous sommes allés au concours.
Je me souviens de voir tous ces gars que j'avais vu dans les magazines.
Je n'étais qu'un gamin retardé avec toutes ses protections.
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