Pierwsze 200 wierszy.
D'APRÈS UNE HISTOIRE VRAIE
NETFLIX PRÉSENTE
Papa !
John !
Personne n'est responsable de la mort de cet homme.
Dieu seul a décidé de rappeler John Kamkwamba.
Quand Dieu rappelle, alors nous gardons de l'homme ce qu'il laisse derrière lui.
C'est aux fruits qu'on reconnaît l'arbre.
Et des fruits, nous en avons ici.
Le fruit du travail de John et de son jeune frère Trywell,
depuis leur retour de Dowa, il y a près de 20 ans,
pour labourer cette terre, chaque jour, côte à côte.
John Kamkwamba a laissé d'autres fruits.
Une longue descendance.
Ses enfants, menés par l'aîné, Jeremiah,
qui doit maintenant prendre la relève de son défunt père.
Et si le fruit est bon, alors il doit...
LES SEMAILLES
William.
Rends-moi ma radio.
- Tu as réparé celle de M. Bamusi ? - Non, pas encore.
Va vérifier le toit.
De larges masses nuageuses se dirigent vers le sud-ouest.
- Bonjour, papa. - Tu as mieux dormi ?
Mets-le sur son lit.
- Bonjour. - Bonjour.
- Encore des cauchemars ? - Oui, j'ai mal dormi.
William ? Tu veux que Shabani vienne t'aider ?
Non, maman. Ça ira.
William ! Où est ma radio ?
Laissez-moi encore quelques jours, M. Bamusi.
Je vais bientôt trouver le problème.
J'ai prévenu ton père. Je rate mes émissions.
William, si tu ne peux pas la réparer,
tu dois rembourser M. Bamusi.
Quelques jours, M. Bamusi. C'est promis.
Il m'oblige à partir du travail et à parler à ma femme.
William, pense à te laver avant de revenir à l'intérieur.
Oui, maman.
Papa !
Merci, papa ! Merci.
Mon Dieu, où est parti mon fils ? Qui me l'a pris ?
- Quel joli pantalon ! - C'est parfait.
Qui est ce beau jeune homme ?
Essaie-t-il de me voler à mon mari ?
Laisse-le tranquille.
Est-il médecin à Lilongwe ou ingénieur à Chimamba ?
- Pas trop grand ? - Non, ça va.
Notre Père,
nous vous remercions pour le bonheur apporté à cette famille.
Aidez-nous à traverser toutes les épreuves.
Au nom du Seigneur, Amen.
Quand j'étais jeune, il arrivait qu'on ne sache pas l'âge exact de chacun.
Il y avait un test très simple.
Si l'on pouvait toucher son oreille gauche par-dessus sa tête avec la main droite,
on pouvait aller à l'école.
La première fois que j'ai essayé, j'étais trop petit.
Je n'y arrivais pas.
Essaie.
C'était pour entrer à l'école primaire, papa.
- Bien sûr que je peux le faire. - Je sais.
Va à l'école.
Gilbert !
Gilbert.
- Quelle classe ! - Toi aussi.
- Ton pantalon est trop grand. - Ça me laisse de la place pour grandir.
Un au phosphore, un plus naturel.
- Besoin d'une charrette ? - Non, j'ai mon vélo.
Il y a des inondations au Mozambique.
Au Mozambique ?
Je l'ai entendu à la radio.
La famille de Justina lui a trouvé un travail au ministère de l'Agriculture.
Ne t'inquiète pas.
En sortant de l'université, tu trouveras un travail sans problème.
Tu feras des choses qu'aucune femme avant toi n'a jamais faites.
Le NUP au pouvoir !
Encore six mois à supporter ces foutaises.
Il paraît que le président va venir à Kasungu.
La démocratie...
La démocratie, c'est comme le manioc importé.
Ça pourrit rapidement.
Bien sûr, l'école de Kachokolo n'est pas la plus riche du district,
mais il revient à chacun de vous de décider de votre niveau d'implication.
- Votre niveau de quoi ? - D'implication !
Beaucoup de nos élèves ont obtenu leur certificat élémentaire avec brio
et certains sont même entrés à l'université.
Avaient-ils deux têtes ?
Non, monsieur le directeur.
- Qu'est-ce qu'ils n'avaient pas ? - Deux têtes !
Ils ont travaillé dur.
C'est aussi simple que ça. Qu'ont-ils fait ?
Travaillé dur.
Quand nous aurons reçu la totalité du paiement pour l'année,
Mme Sikelo vous donnera votre carte de bibliothèque.
Que vous donnerai-je ?
Une carte de bibliothèque.
Grâce à cette carte, vous pourrez emporter des livres chez vous.
Si vous persévérez, il n'y a aucune raison pour que...
Rejoignez tous votre classe !
Vos professeurs vous présenteront les activités de la journée.
Tout le monde à sa place !
C'est votre premier jour et la pluie arrive.
Voilà un bon signe.
Je m'appelle M. Kachigunda.
Je serai votre professeur principal et vous enseignerai les sciences.
- Bonjour. - Bonjour, M. Kachigunda.
Asseyez-vous.
Ne perdons pas de temps. Algèbre élémentaire : X et y.
M. Godsten.
On dit que Justina est partie à Lilongwe.
Oui, c'est vrai.
Auriez-vous besoin d'aide ?
On n'a pas les moyens.
Vous me direz, s'il y a du travail au marché ?
Bien sûr.
M. Kachigunda.
De la part de ma sœur Annie, pour sa place à l'université.
Tu es William Kamkwamba ?
Oui, monsieur.
Dis à ton père de payer les frais.
Il a payé, monsieur.
Juste le premier versement. On ne fait pas crédit.
Dis à ton père de payer le reste ou tu ne pourras pas revenir.
Bien, monsieur. Il paiera.
D'accord.
William. Regarde qui t'attend.
Khamba !
William, il fait nuit.
On a un examen en sciences.
- Je peux utiliser du pétrole ? - On n'en a pas assez.
Va aider ton père à semer.
C'est bien.
Viens me voir après la classe.
William, tu peux faire mieux. Gilbert... je ne sais pas.
Bien.
- Au moins, tu as la moyenne. - Soixante-deux, ce n'est pas assez.
Allons à la décharge. Il faut trouver un moyen d'étudier la nuit.
Il y a eu une livraison !
Rien que des ordures de la plantation de tabac.
Tu trouves ?
Une pompe.
Quand les plantations de tabac ont déménagé vers le sud,
il est devenu difficile pour nous de les concurrencer.
Ensuite, ils ont brûlé les arbres pour faire sécher les feuilles de tabac.
Il y avait auparavant un paysage verdoyant que mon fils ne verra jamais.
La plantation nous a demandé
d'offrir 2000 kwashas par tonne de végétation.
Que se passe-t-il ? Ils prennent les arbres ?
Qui t'a dit que tu pouvais venir au conseil ?
Gilbert a le droit.
Et alors ? Dehors !
Allez !
Bien sûr, si vous ne saisissez pas cette opportunité,
nous traiterons avec d'autres villages.
Laissez le chef parler.
Les plantations savent bien sûr que les pluies ont tardé cette année,
et qu'elles étaient fortes.
Elles savent qu'il y a des inondations au Mozambique.
Elles savent que sans argent, nous ne pouvons pas nous protéger
et donc que nous dépendons des arbres.
Elles font pression par tous les moyens sur nous, les petites gens,
afin de nous voler.
Notre seul pouvoir est de dire non.
Vous vous méprenez sur la volonté de la plantation.
Nous voulons travailler avec vous.
Je signe.
- Monsieur. Je signe. - Pour 2000 ?
- Je signe. - Jeremiah.
Écoute le chef. Deux mille, ce n'est pas assez.
Le chef peut décider pour lui. Je fais mes propres choix.
C'est de la folie. On a besoin d'argent. Je signe.
Qui d'autre veut signer avec Jeremiah ?
Ce prix n'est valable qu'aujourd'hui.
Jeremiah.
Pensez à vos familles.
Je signe.
Je signe.
Ces arbres empêchent les inondations.
Pourquoi crois-tu que ton père ne les a jamais vendus ?
On gagnera plus d'argent de cette manière.
Il y a des inondations au Mozambique.
Au Mozambique ?
J'ai des dettes à Kasungu.
Alors, cesse de parier !
Ne t'inquiète pas, oncle Trywell.
Je vous aiderai, toi et ta famille. Comme mon père le faisait.
Tu dépenses ton argent pour que tes enfants aillent à l'école.
Ensuite, ils te quitteront.
Les plus malins sont ceux qui partent.
Et je te le promets,
quand j'aurai assez d'argent pour partir,
je te donnerai mes terres.
Je n'en veux pas, de tes terres.
Dans ce cas, mon père a eu raison...
de ne pas te les léguer.
Je ne fais rien de mal, en pariant.
Regarde la pluie, ces dernières années.
Tous, nous parions.
Du calme, Khamba.
Je lui demande ce que fait une si belle femme ici.
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