The Two Marshals

The Two Marshals (I 2 marescialli)

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Opublikowano: 2023-05-15
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Pierwsze 200 wierszy.

LES DEUX MARÉCHAUX

Qu'est-ce qui se passe ? On ne part plus ?

- Ils ont bombardé la ligne ! - Et alors ? on ne part plus ?

- Je ne sais pas ? - C'est le troisième bombardement, on ne peut plus sortir d'ici !

Mais j'ai 48 heures de permission, y compris la lune de miel !

Je dois me marier ! Mais comment faire ?

- On a volé ma valise ! - Je ne suis pas en service.

- Vous devez m'aider ! - Où vous l'a t'on volé ? - Près du prêtre !

- Le prêtre n'a rien vu ? - Non, il lisait son bréviaire !

- Mon Père ! - Au voleur !

MonPère ! Nous avons besoin de ça ! Mon Père, attendez !

Vous permettez, mon père ? Excusez-moi.

Pardonnez-moi, je suis pressé. Une valise a été volée.

Vous permettez, mon père ? Je suis pressé. Une valise a été volée.

"Ora pro nobis... bus... S-O-S..."

Bref, avec tout le respect que je vous dois !

Jeune homme, tu ne vois pas ? Je dis les prières, c'est l'heure de l'office.

Vas t'en ! Ne m'interrompt pas !

Capurro Antonio, j'aurais du m'en douter !

Distingué petit officier, vous ne comprenez pas.

Je suis prêtre, pas "Capurro". Il doit s'agir d'un cas de sosie.

C'est aussi un cas de double ? Le double fond, ta spécialité !

- Des preuves ! - Mon Dieu, je me suis trompé !

Ma valise contient des vêtements sacrés, des bréviaires, des cierges !

Pas mal, quand on a la santé... Joyeuses Pâques en famille !

Je te chasse depuis un an, depuis que tu es sorti de prison !

Parlez lentement, s'il vous plaît ! Comment traitez vous un pauvre prêtre ?

- Ne sois pas stupide. Viens avec moi à Naples. - Qu'est-ce que je vais faire ?

- Et puis, on m'attend, je dois dire la messe ! - Ça suffit !

C'est inouï, comment pouvez-vous penser qu'un pauvre prêtre puisse...

Je vous le dis dis : un pauvre prêtre peut-il voler ?

- C'est de l'anticléricalisme ! - Allons-y !

Qu'est-ce qui se passe ? La sirène ! Lâche moi ! La sirène !

Hé maréchal ! C'est fini !

Les voies du Seigneur sont infinies.

Le débarquement des Alliés a aggravé les choses au lieu de les améliorer.

Mais ne t'inquiétes pas, la fille restera ici avec moi. Sois tranquille.

Je vais la cacher dans le presbytère, mais tu dois emmener l'Américain.

- Pourquoi ? - Je n'ai pas de place.

Don Nicola, où dois-je le mettre ? Vous savez que c'est l'endroit le plus sûr !

Si tu remplis ma maison d'Américains et de Juifs, où est la sécurité ?

Qui peut venir vous déranger ?

Ici, à Scalitto, les Allemands et les fascistes ratissent large !

D'accord, je garde aussi l'Américain.

- Don Nicola, nous avons un blessé. - C'est un prêtre !

- Il est à moitié déshabillé ! - On l'a trouvé comme ça. On le met où?

Emmenez-le là-bas, mettez-le sur le lit !

Il était à la gare, parmi les blessés. Il avait une tunique sale.

- Ce doit être l'explosion. - Ne dis pas de bêtises. C'est grave ?

- Non, mais il n'est pas revenu à lui. - Apporte de l'eau. - J'y vais.

Un prêtre dans cet état ! Il faut l'habiller !

ça vous préoccupe-t-il ? Ce qui compte, c'est ce qu'il y a sous la tunique.

Comment te sens-tu, Lia ? Tu as mangé ?

J'ai peur pour mes parents, ils disent que les Juifs, on les envoit en Allemagne.

Ils n'y arriveront pas, pour les Américains, c'est du gâteau !

De Sorrente à ici il faut compter deux jours.

Enfin, luttons ensemble ! Nous sommes nombreux à être antifascistes ici !

Êtes-vous fasciste ? Tous les italiens sont fascistes!

Comment gagneront-ils la guerre ? Ils ne savent pas qui ils combattent !

- Carlo, l'eau ! - Oui

- Celui-ci ne revit pas ! - Ce doit être le choc !

- Je rentre chez moi. - C'est dangereux.

- Comme médecin, je peux me justifier, et l'avocat aussi. - Je reviendrai aussi.

- Vous qui êtes des conscrits, vous devez vous cacher ici. - Êtes-vous fou ?

Le Juif, puis l'Américain, puis le prêtre, maintenant un déserteur aussi !

- Mais quel déserteur ? Un patriote, Don Nicola ! - Certainement !

Notre premier devoir est de lutter contre les Allemands et les fascistes !

- Capurro, tu ne peux plus m'échapper ! - Il est guéri, Dieu merci !

Qui êtes-vous ? Où suis-je ? Quel jour sommes-nous ?

- Nous sommes le 8 septembre. - Immaculée... - On vous a trouvé à la gare.

Couchez vous. Vous courrez moins de risques.

- Nous, les prêtres ? Qui m'a fait ça ? - Ne vous inquiétez pas, c'est moi.

- Comment osez-vous ? - Pauvre homme.

- Nous vous le confions. Allons-y. - C'est mieux, l'air est mauvais.

Les fascistes et les Allemands et aussi les carabiniers !

Les carabiniers ? Voulez-vous me rendre fou ?

- C'est la vérité, ils sont arrêtés car ils sont fidèles au roi. - C'est naturel.

Pendant ce temps, l'autre s'échappe ! Lui qui s'enfuit n'est pas digne d'être roi !

- Le roi s'est échappé ? - Oui, il a rejoint les Alliés.

- Les Allemands ? - Non, les Américains. - Mais ce sont nos ennemis.

Ils l'étaient, ils sont maintenant alliés, et les Allemands ne sont plus des alliés...

...car pour eux les Alliés sont des ennemis.

Et ils se sont alliés avec les fascistes contre Badoglio !

- Est-il toujours au gouvernement ? - Non, il s'est enfui. - Je ne comprends plus rien.

- Ne perdons pas de temps, allons-y ! - Qu'est-ce que tu fais ?

- Je ne comprends plus rien ! - Ne t'inquiétes pas, Tu n'es pas le seul.

Mais que s'est-il passé ?

- Alors ? - Reste ici, nous te ferons savoir quand il faudra agir.

- Et quand ? - Bien plus tôt que tu ne le penses.

Le premier objectif sera de faire sauter le pont où passent les Allemands.

- Mais comment allons-nous faire ? - Le prêtre recevra un colis avec des bougies.

Tu devras l'intercepter. Attention, ces bougies ne sont pas en cire.

Allez.

Nous y sommes cette fois-ci !

Mais êtes-vous vraiment sûr, mon père, que tous les carabiniers sont fusillés ?

Bien sûr ! On m'a dit qu'ils avaient déjà abattu plusieurs d'entre eux.

Par la grâce de Dieu, Cette soutane est toujours respectée.

- Mais où se trouve votre paroisse ? - J'étais à Sorrento.

Je dois aller à Naples, ils m'y attendent, je dois me marier...

Je dois célébrer un mariage, la mariée m'attend.

- Vous avez dû penser à quelqu'un d'autre. - Qu'est-ce que tu dis ? Je dois l'épouser !

Dans ces conditions, vous devez rester ici.

Nous allons nous occuper de cela ensemble. Vous ne pouvez pas retourner à Sorrento.

- J'aimerais savoir ce qui est arrivé à Capurro ! - Et qui est Capurro ?

Rien, une personne que je connais. Un de mes paroissiens.

- Fuyez, maréchal ! - Je ne suis pas un bersaglieri !

- Fuyez ! - Qui est ce ?

Fuyez ou ils vous arrêteront !

- Au nom de la loi, comment oses-tu? - Faites comme les Bersaglieri !

Ils sont avec les Bersaglieri.

- Pourquoi courez-vous ? - Nous sommes les Bersaglieri d'avant !

- Déjà libérés ? - Non ! Poursuivis, maréchal !

Ils vont dans tous les sens !

S'il vous plai ? Je peux entrer ?

Je n'ai plus rien. Les bersaglieri sont arrivés les premiers, ils courent.

- Nous ne nous sommes pas compris. - Je n'ai plus de vêtements.

Qu'est-ce que j'ai à faire des vêtements ?

Je suis maréchal des carabiniers, dans la caserne, on a des vêtements.

Je suis ici pour faire une réquisition. Y a-t-il quelque chose à demander ?

Pain, pâtes, vin, beurre, quelques poulets morts, mais si vous en avez des vivants ?

Je n'ai plus rien. Tu ferais mieux d'enlever ton l'uniforme et te promener en sous-vêtements.

Assez, vous m'ennuyez ! Heureusement que vous êtes une femme !

En effet, une grande femme, une fausse maigre ! Savez-vous que je pourrais même vous arrêter ?

- Les mains en l'air ! - Les mains en l'air ! Vous comprenez ?

- Et ? Vous les voulez plus hautes ? - Silence !

Vous ne savez peut-être pas que que cet uniforme est très important.

Maréchal des Carabiniers !

- Alors vous voulez vraiment mourir ! - Mais non, je veux vivre.

Je voulais juste vous éviter de faire une erreur tragique.

Un maréchal des carabiniers ne peut pas être tué comme ça, sur le champ !

Les carabiniers sont fidèles à travers les âges, fidèles au roi !

- Bravo. Tu as beaucoup de courage, je t'aime bien. - Modestement !

Je l'ai toujours dit : on se comprend entre camarades et soldats !

- Camarade, bienvenue ! - Les mains en l'air !

- Les carabiniers sont tous "kaputt", au mur ! - Qu'ont-ils fait ?

- Ce sont tous des hors-la-loi ! - Tu aurais pu le dire plus tôt !

Je suis un hors-la-loi par excellence ! Anti-Carabinier !

- Maréchal Vittorio Cotone. Bien. - Emmenez-le.

- ça veut dire quoi ? - En avant !

J'aimerais savoir...

- Ça va, camarade ? - Oui ! C'est très bien !

Avez-vous vu ces charognes ?

On a construit l'Italie en 80 ans et ils la détruisent en un jour.

Vont-ils tuer ce maréchal ?

Bien sûr, à moins qu'il ne rejoigne l'armée fasciste.

Ça ne va pas ! C'est un policier !

Et puis, sur son visage, il semble digne de l'uniforme qu'il porte.

J'adhère sans réserve !

Croire, obéir et se battre ! Pour marcher et ne pas pourrir ! Ai-je raison ?

- Cher Maréchal Cotone, vous êtes réintégré. - Je vous en remercie.

- Vous serez responsable de la gare de Scalitto. - Je deviens le patron ? - Oui.

Je me complais dans les gares ! Et encore plus comme chef de gare !

Gardez le chapeau.

- Vous nous serez très utile. - Très utile ? - Utile. - Oui.

Situation très difficile dans ce pays...

...parce que la population est contre le chef de la république.

- C'est clair ? - Oui, monsieur !

La population contre le chef de la république...

...et contre notre tête de pont.

- Le Führer. - Quel est le rapport ?

Le Duce est le chef de la république, le Führer est la tête de pont.

- Les Allemands Têtes de pont ! - Oui, c'est ça !

La population s'indigne parce que nous avons construit une tête de pont sur le fleuve.

- Ah oui ? - Oui ! Compris ? - Oui ! - Tête contre Américains ! - Bravo !

Chaque Américain, un coup de tête, jusqu'au sol ! J'admire !

- Compris ? - Au revoir, mon commandant !

- Nous avons supprimé le "R". - Merci.

- Prenez place ! - Merci !

- S'il vous plait. (Bitter) - Comme ? - S'il vous plait. - J'accepte volontiers un bitter.

- Asseyez-vous ! - Vous m'avez proposé un bitter...

Attention, sinon vous finirez comme l'autre commandant.

- Et que lui est-il arrivé ? - Fusillé.

- Hail, Hitler! - Hail, Hitler! - Oui c'est ça: "Hail, Hitler"!

Je me suis cogné le genou contre la table.

- Ce maréchal, qui est-ce ? - Le nouveau commandant des carabiniers.

- Mais s'ils n'existent plus ! - Ne vous inquiétez pas !

- Nous allons enrôler des auxiliaires, maréchal ? - Oui, lieutenant.

- Qui est-ce? Est-ce que je l'arrête ? - Je suis le maire ! - Euh...

- Voici le traître ! Débarrassons-nous-en ! - Mais quel traître ?

Est-ce ainsi qu'un gentleman en uniforme est éliminé sur le champ ?

J'ai adhéré volontairement ! Dites-lui, Lieutenant !

Monsieur Podestà, le maréchal Cotone nous a prêté serment d'allégeance !

Fantastique ! Je ne me suis pas expliqué, je voulais parler des cadres !

- Enlevez ces cadres, et le maréchal ! - Je n'ai pas mis de cadres !

- Je ne parle pas de vous, mais de ce maréchal ! - Ah, et bien...

- A nous ! - Hail, Hitler ! - Hail ! - Que se passe-t-il ?

- Pourquoi n'avez-vous pas dit : "Hail" ? - Parce que je n'ai pas été blessé.

- Regardez-le, il porte encore les étoiles ! - Et alors ?

Ne faites pas confiance à cet homme ! Nous, les fascistes, nous maintenons l'ordre !

Pour les citoyens, vous êtes de la poudre aux yeux et des miroirs, pire que nous, les Allemands !

Nous avons besoin du Maréchal Cotone pour remettre de l'ordre dans le pays !

- Mais ce n'est pas possible ! - Silence ! - Ah ! Vous m'avez fait mal !

- N'oubliez pas que c'est moi qui commande ! - Absolument !

Lieutenant, si ce Pennica vous dérange, je l'arrête immédiatement.

Vous ne devez arrêter que les saboteurs, espions, chuchoteurs !

- Le maire murmure. - Choisissez les hommes et mettez-vous au travail.

Mais ce sont mes hommes !

Finis avec ses hommes et obéissez au lieutenant ! Monsieur le Maire !

- Arrêtons-le, allons... - Silence ! - Silence !

Je ne veux pas de fascistes, je veux des carabiniers !

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