Pierwsze 200 wierszy.
FILM ARCHIVE NATIONAL présente
UN CAS POUR UN BOURREAU DÉBUTANT
Ce film peut faire penser
aux aventures de Gulliver
lors de son voyage
à Lapouta et Balnibarbi,
écrites par J. Swift en 1720.
Qu'il repose en paix.
Pardon, si je l'ai dérangé.
Pavel Juracek, réalisateur
AVEC
MAQUILLAGE
COSTUMES
DÉCORATEURS
ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU FILM
DIRIGÉ PAR
CHANTÉ PAR LES CHORALES DE KÜHN
SCÉNOGRAPHIE
SON
MONTAGE
MUSIQUE
PRODUCTEUR DÉLÉGUÉ
DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE
SCÉNARIO ET RÉALISATION
PRODUIT PAR
I. LE VOYAGE LÀ-BAS
II. LE PIÈGE DE BALNIBARBI
Si le hasard vous amenait un jour dans ces contrées,
et que vous y aperceviez une petite chapelle,
avec un sentier menant vers un étang,
serpentant à travers les arbres jusqu'à une demeure isolée,
ce paysage,
ce paysage hospitalier,
ferait rejaillir en vous des souvenirs.
Celui d'une fontaine
et de la jeune femme aux pieds nus,
dont le nom
reste à jamais gravé dans votre mémoire.
Vous ne pouvez pas imaginer
comme j'apprécierais de vous voir
évoluer là avec cette certitude
que vous avez enfin trouvé un lieu
où vous cesseriez de fumer,
et que vous pourriez, en toute quiétude, y devenir centenaire.
Car moi, j'y ai séjourné.
Je me sentais à l'époque aussi égaré
que chacun de nous peut l'être.
Mais là-bas, à la simple vue d'un vélo, mon inquiétude se dissipait.
Cette simplicité me venait du souvenir de ma maison natale
que je ne peux imaginer sans le vélo de mon père.
Quel souvenir a surgi ensuite ?
Celui des saint-bernards, messieurs.
Tandis qu'à tout instant, le piège menaçait de se refermer sur moi,
je pensais bêtement
que je n'en ai pas vu depuis 25 ans.
Cette idée me sidérait.
Les saint-bernards ont disparu de la terre,
tout comme les dinosaures.
Et aucun de nous
ne s'en était préoccupé.
Aujourd'hui, je ne saurais dire
pourquoi je ne suis pas reparti.
Qu'est-ce qui m'incitait à pénétrer
dans cette demeure étrange ?
J'étais conscient que je n'évoluais pas dans les couloirs de mon lycée
mais dans une demeure conçue par un fou.
Loin des châtaigniers qui me conduisaient à mon école.
En effet,
je n'avais plus quinze ans,
mais trente-cinq,
et Markéta n'était plus en vie.
Lemuel, je t'aime. Ne le dis à personne. Markéta
Il y vivait des êtres
qui se moquaient de moi,
et qui se dissimulaient.
Ils m'ont servi dans une tasse
unique au monde.
Je vous dis : "Si vous apercevez cette chapelle dans un pré,
"je vous en prie, n'oubliez pas
"que ce chemin emmène avec lui tout ce à quoi
"nous avons cessé de croire."
La jeune femme
noyée ressemblait à Markéta.
C'était Markéta.
Mais elle était froide et humide,
avec des grenouilles dans ses cheveux et dans ses yeux.
"Monsieur", appelais-je un inconnu, "attendez,
"vous faites partie de mon rêve effrayant."
"Attends, bonhomme,
"j'ai peur de ne pas me réveiller."
Ça puait là le chou et la pisse de chat
mais par une fissure, située tout en haut,
mon rêve communiquait avec l'univers.
J'étais aspiré vers la nuit.
Chacun de nous, messieurs,
chacun de nous a sa Mme Miller,
dont la lumière a éclairé ses débuts.
J'ai dit : "Bonsoir, Monsieur Miller.
"C'est moi, Lemuel,
"Lemuel Gulliver.
"Gulliver de la rue Longue."
Or, ce n'était pas M. Miller.
Il s'appelait Vilém Seid.
Plus tard, il tuera un garçon de 17 ans.
Ces visages surgis dans la nuit,
je les connaissais bien.
Eux ne se souvenaient ni de leur nom, ni de moi.
J'avais beau crier : "C'est moi, attendez !
"Écoutez, je suis l'un de vous !"
Dans les jours qui ont suivi,
ils portaient déjà d'autres noms,
et ne savaient rien de la rue Longue.
Puis, j'ai entendu des pleurs.
Je me suis aperçu que c'était ma propre voix.
C'était moi qui pleurais.
"Ne pleurniche pas", murmurais-je,
"il faut bien passer par là.
"Dans peu de temps, Mme Miller te guettera à sa porte
"pour t'annoncer que tu es presque devenu un homme."
"Reviens", criais-je, "je ne sais plus comment sortir du rêve".
Plus tard, ce bâtard est revenu
pour me remettre au bourreau.
"Charlie", dis-je,
"Tu as de nouvelles mains ?
"Tu as des yeux et un nez ?
"Je t'attendrai dehors, Charlie.
"On prendra une bière et je te dirai
"qui te pleurait à tes obsèques."
Oui, je savais
que l'un de nous était mort
et l'autre vivant.
Mais malgré tous mes efforts,
je ne me souvenais plus en quoi consistait cette différence.
Il y a des gens
qui s'endorment saints d'esprit et se réveillent déments.
Il y a des rêves qui peuvent
embraser le bon sens du plus raisonnable.
Sachant tout cela,
j'ai désiré me laisser piétiner
et abattre.
Oui, parfois seule la mort révèle
que vous étiez en vie,
sain de corps et d'esprit.
"Judith", ai-je dit,
"où as-tu erré tout ce temps ?
"Attention aux coups de fusil."
Comme si cela avait du sens.
Avec ces choses étranges,
je perdais du temps à chercher la vérité,
et j'oubliais le plus important.
Je me levais humilié, bégayant de confusion :
"Bonjour, professeur,
"je viens vous interroger sur mon rêve
"dans lequel Markéta s'était noyée,
"car j'avais volé de l'argent à la maison.
"J'étais seul en ce monde,
"et j'ai rencontré un lièvre en vêtements.
"Ce lièvre, professeur,
"ce lièvre, je l'ai tué."
Je suis désolé, Monsieur, mais ce n'était pas un rêve.
Et j'ai bredouillé :
"Excusez-moi, Monsieur,
"pourriez-vous m'expliquer
"où suis-je alors ?"
À Balnibarbi.
C'est tout ce que je voulais vous dire à propos de ces chapelles,
et de ces chemins qui mènent vers vos désirs insensés.
"Qui suis-je vraiment", pensais-je,
et qu'ignorais-je encore de moi ?
Puisqu'on a placé tout cela sur mon chemin.
Et on m'y a tendu ce piège.
III. L'ACADÉMIE DES INVENTEURS
Ne vous offusquez pas, mais j'ignore...
Excusez-moi,
mais si vous vous taisez à cause de moi.
Mais, messieurs,
comprenez que moi...
Bonjour. Mon nom est Reum,
je suis inventeur à l'Académie.
Je viens vous chercher,
de la part du professeur Beiel.
Pourquoi ce foulard ?
Les objets trouvés chez un détenu
peuvent être de deux sortes.
Les uns sont classés sous la lettre A et les autres sous la lettre Z.
Ce qui est subdivisé par la diversité des objets.
Sous la lettre A, on classe les objets
selon leur degré d'importance, et tout dépend sur quoi porte le soupçon.
Cette montre, comment
serait-elle cataloguée ?
S'il vous plaît.
Comme on n'y a décelé ni appareil photo, ni poison,
ni rien de similaire, en contradiction avec le commun,
on peut la cataloguer entre la lettre Z3
à la lettre Z7.
C'est parfait.
Il y aurait tout de même une possibilité où une telle montre
apparaitrait en contradiction avec le commun.
Allez-y.
Ceci dans le cas où il y aurait
No comments yet. Be the first to leave one.