Pierwsze 200 wierszy.
En 218 av. J.-C., Hannibal fit de Carthage le maître de toute l'Espagne.
Rome, jalouse de la menace qui pèse sur son pouvoir, trouve rapidement un prétexte pour déclarer la guerre.
Alors que Rome se préparait à envahir l'Espagne par la mer,
Hannibal a marché sur ses ennemis jurés, Il a traversé les Pyrénées dans la vallée du Rhône.
L'été le trouve au pied des Alpes.
Silence ! Silence ! Laissez parler Minucius.
Continue, Minucius.
Je répète : Seulement un fou,
oserait traverser les Alpes,
avec une horde de milliers et des dizaines d'éléphants.
Je vous dis, loin d'être alarmé, nous, le sénat de Rome, devrions nous réjouir,
rendre grâce aux dieux,
car, aussi sûrement que si nos légions affrontaient Hannibal,
la neige et le froid glacial,
vaincront ce barbare arrogant !
Et si des Carthaginois devaient survivre à leur propre piège mortel,
ils seront tellement épuisés,
que nos propres légions frontalières n'en feront qu'une bouchée.
Corrige-moi, si je me trompe, Minucius,
mais j'avais l'impression que nos légions frontalières
sont déjà occupées à soumettre les Gaulois arriérés.
Qui les relèvera pour attaquer Hannibal ?
L'armée de Scipion les rejoindra !
À temps ?
J'en doute.
Je crois que Fabius a peu de foi dansla frorce de Rome...
En quelques années, Hannibal a réuni toute l'Espagne.
Pas seulement par la force des
armes, mais par une belle diplomatie.
Un homme de sa perspicacité ne laissera pas les Alpes
devenir un piège mortel.
Hannibal sera ravi de savoir qu'il a
un si fidèle admirateur au sénat romain.
Écoutez ! Écoutez ! Du calme !
Hannibal traverse les Alpes !
Les garnisons romaines sont en fuite.
-Personne ne s'oppose à lui ? -Seulement Rutarius.
Mais il a toujours été contre nous.
Rutarius et sa tribu connaissent leurs
montagnes, ils sauront ralentir Hannibal.
Ne tires pas !
Donne moi ça !
En avant ! Arrétez les !
Gardez les mieux ! Vous en répondrez de vos têtes !
Quand compredront ils que ces éléphants sont notre meilleure arme !
Si tu avais été tué, tout aurait été fini.
Pourquoi t'accordes-tu toujours si peu de valeur à toi-même, frère ?
Hannibal, les rations sont presque finies,
les hommes meurent de froid, combien
de temps pouvons-nous continuer ?
Tu crois qu'il serait mieux de faire demi-tour ?
Faire demi tour serait de la folie.
Alors, il ne nous reste plus qu'à aller de l'avant.
Pas toi, Maharbal, tu es indestructible !
Hannibal, relève-moi de mon commandement.
Te décharger de ton commandement ?
- Pourquoi tu veux toujours me quitter ? - Ma première allégeance est à Carthage.
Et moi non ?
Quelle armée crois tu que je commande ?
Ton commandement est en Espagne,
pas ici dans ces montagnes maudites.
Retourne en Espagne avant d'être rappelé et déshonoré à Carthage !
Aurais-je fait marcher mon armée à travers l'Europe,
et ici dans ces alpes menaçantes,
s'il y avait un autre moyen pour moi, d'empêcher Rome
d'envahir notre patrie ?
Reste avec moi, Maharbal.
J'ai besoin de toi.
Toi et mes frères avez toujours été ma force.
Le grand conquérant n'a besoin que de la sienne.
Je vais le ramener. C'est toujours la même vieille histoire,
il démissionne, mais il ne te quitte jamais.
Annibal !
Rutarius et ses hommes se rendent.
Rutarius est descendu pour négocier.
Vois mon frère, nous devons toujours apprendre à être patients.
Hannibal t'écoutera.
- Bienvenue, tu es Rutarius ? -Oui c'est moi. -Parle !
Ne pense pas que je sois venu me rendre. Je suis ici pour te proposer une alliance.
Je n'accepte pas de conditions.
Mes tribus peuvent bloquer ton entrée en Italie pendant longtemps.
Avec mon aide, tu peux être maître de la plaine en quelques jours.
Que veux tu au juste en échange de cela ?
La suprématie de ma tribu sur toutes les autres tribus de la vallée.
J'accepte.
Eh bien, nous y sommes ! En Italia, vallée du Pô.
Mago !
Fais passer le mot aux hommes, les Alpes sont derrière nous.
- Il peuvent se reposer un peu. - Oui, Hannibal.
Je ne t'oublierai jamais pour ton aide, mon ami.
Très bien ! Avec des hommes comme toi,
nous pouvons conquérir le monde !
Tu veux boire ?
Très bon !
Les vins de Rome sont à notre goût.
Et qu'en est-il des femmes ?
Les femmes, je ne sais pas.
C'est à chacun de le découvrir par lui-même.
Si les Romains essaient de les arrêter,
ils n'ont aucune chance.
Fais attentionr et prends bien soin d'eux, ils sont notre arme la plus importante.
Ne t'inquiétes pas.
Hasdrubal, Hannibal nous veut dans sa tente. Tout de suite.
- Et toi, tu ne vien pas ? - Plus tard ! Je dois surveiller les travaux.
Nous avons des raisons de célébrer, messieurs.
-La vue de l'Italie a redonné vie aux hommes. -Et une nouvelle volonté de se battre.
Ne vous attendez pas à des miracles.
Je ne m'attends certainement pas à conquérir l'Italie avec une armée décimée.
Nous avons besoin d'alliés !
Des alliés pour saper et détruire l'unité politique de Rome.
Je vous porte ce toast, messieurs !
Nous devons mettre la peur dans le cœur de chaque Romain.
Comment ?
En corrompant leur esprit par la peur. Que nos espions fassent connaître la puissance invincible d'Hannibal.
Rome doit entendre parler d'incendie et de pillage.
Mais qu'on sache qu'aussi impitoyable
qu'Hannibal soit envers ses ennemis,
il est généreux envers ses alliés.
Je veux des feux partout dans ces champs, à perte de vue.
Et quand la nuit tombe, faites éclairer chacun d'eux par nos hommes.
Qu'il semble que des nations campent ici.
Rome doit croire que notre force est double, voire triple, de ce qu'elle est réellement.
Hannibal, il y a un esclave romain, qui prétend avoir des informations pour toi.
Mais je suis sûr que tu ne veux pas t'embêter avec lui.
Tu as tort. On ne peut pas se permettre de négliger quoi que ce soit.
Fais-le entrer.
Je peux te dire où trouver un otage important.
Par les dieux, sa rançon vaudra un trésor.
- Parle ! -Cela vaut-il ma liberté ?
Je ne négocie pas avec les prisonniers.
Emmenez le !
Non non ! Ne les laisse pas me torturer !
Je me jette à la merci du tout puissant
Hannibal, libérateur des opprimés !
Lachez le !
-C'est la nièce de Fabius Maximus... -Fabius, le sénateur ?
Un sénateur des plus importants
par les dieux, elle vaut son pesant d'or,
ou à garder pour vous.
vous la trouverez dans sa villa d'été près d'ici...
Ton père sait-il que tu nous as conduit jusqu'ici ?
Je n'ai pas eu le temps de lui demander, mais je suis sûr qu'il aurait approuvé.
Tu sais combien il t'aime,
et moi, je ressens la même chose.
Que vais-je te répondre, Quintilius ?
Sais-tu que s'il t'arrive quelque chose, je serai responsable ?
Pourquoi me traites-tu toujours comme un enfant ?
Crois-le ou non, je suis adulte.
-Allons y ! -Maîtresse,
ne devrions-nous pas nous cacher et attendre la nuit tombée ?
Non, nous devons partir pour Rome immédiatement.
Les Carthaginois arrivent!
Occupe toi d'eux, je les suis !
Ne bouges pas !
Arrête toi !
Emmenez-le au camp.
Et veillez à ce qu'aucun mal ne lui arrive.
Allez viens avec nous!
Laisse-moi !
N'importe quel soldat t'aurait tué pour ça.
Je préfère mourir que de
tomber aux mains d'Hannibal !
Hannibal ?
Oui, je préfère mourir que d'être l'esclave de ce monstre !
C'est ainsi que les Romains appellent Hannibal, un monstre ?
S'il entend ce que tu as dit, il te coupera probablement la langue.
Peu importe ce qu'il me fait,
il ne vaincra jamais Rome.
Très bien parlé.
Ton oncle, le sénateur Fabius,
doit être très fier de toi.
Comment sais-tu qui je suis ?
L'un de tes plus fidèles serviteurs
a essayé d'échanger ta vie contre la sienne.
Mon oncle est très puissant à Rome
il pourrait te rendre riche.
-Ah oui ? -Si tu me libères, moi et le garçon.
Tu sembles très attaché à lui.
Il est trés jeune et je suis responsable de lui.
Mon oncle paierait très bien pour nous avoir délivrés d'Hannibal.
Il pourrait même te nommer officier dans l'une de nos légions.
Très intéressant.
Tu pourrais faire une carrière.
Hannibal m'écorcherait vif
s'il pensait que je t'ai même écouté.
Mais je vais y réfléchir !
Le feras tu ?
Je dois d'abord te ramener au camp.
Mais je te promets une chose: de te revoir ce soir.
Pourquoi ne vient-il pas ? Il essaie de m'aider.
Peut-être qu'il peut nous aider en secret ?
- Tu crois un Carthaginois ? - Il est différent des autres.
Il y a quelque chose de sincère dans son offe, sincère et généreux.
S'il ne voulait pas m'aider il m'aurait amené à Hannibal.
- Et Quitillius serait mort. - Viens, Hannibal veut te parler !
Je savais qu'il mentait. Un Carthaginois ne tient pas parole.
Je suis prêt à vous suivre.
Hannibal, voilà la prisonnière.
Tu es Annibal ?
Oui.
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