Pierwsze 200 wierszy.
Salut à tous. J'aimerais vous parler d'une chose
qui détruit peut-être votre relation actuelle.
C'est super important. Ça s'appelle la "compulsion de répétition".
En gros, ce terme psychologique pompeux est utilisé
quand on refait le même truc
sans arrêt
même quand on pense agir différemment.
Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi vous choisissez une personne
complètement différente
de vos partenaires précédents,
mais qu'au final, vous vous retrouvez dans la même situation ?
La compulsion de répétition.
C'est l'explication. Cela provient de votre enfance.
C'est pareil pour tout, pas vrai ?
Comme je dis toujours, quand on parle de relations,
parent et partenaire sont deux termes très proches.
Le comportement de vos parents détermine le vôtre avec votre partenaire.
Finn !
Allez, chéri. On y va.
Tu as 45 secondes.
Trente secondes plutôt ou maintenant.
- Filons à l'école. - Mais pourquoi ?
Très bonne question.
Dans la vie, on n'a que deux options.
Aller à l'école ou devenir aide-serveur chez Parmesan Garden.
- D'accord. - À toi de voir.
Tu peux me déposer à Dark Lotus après ?
- Je veux tester mon nouveau deck. - Bien sûr.
Et aussi,
on n'a pas eu la maison.
- Désolé, maman. - C'est moi,
car tu mérites d'avoir un vrai toit sur la tête.
Et c'est le grand jour, aujourd'hui. Mon père.
- T'as la pêche ? - La pêche ?
- Je suis terrifiée, plutôt. - Cool.
Mon père va essayer de te charmer.
Il sera sympathique, drôle, perspicace et séduisant.
- D'accord. - Désolée. Je le charge.
Je dois lui donner du "papy" ?
Je ne sais même pas si j'accepterai que tu le rencontres.
BILL Salut, chéri ! Bonjour.
Paige Renee.
Tu as bonne mine.
Toi aussi.
Dans mes bras. Allez. Fais un câlin à ton papounet.
Tu as la pêche.
- Prêt à retrouver la vraie vie ? - Oui.
Je vais pouvoir faire ça en privé maintenant ?
De grâce.
- Je plaisante, chérie. - D'accord.
- Prêt ? - Oui.
Alléluia !
Contrôle de stupéfiants et orientation pro une fois par semaine.
Il va vivre chez vous ?
- Oh, non. - Jamais de la vie.
Les libérés sur parole vivant avec leur famille
ont moins de risques de récidiver.
Bien sûr. C'est logique.
Je ne suis que deux règles :
je refuse qu'il vive avec moi.
- Et ne pas demander d'argent. - D'argent.
Ma fille ignore que je suis sorti pour de bon cette fois.
Tu verras.
Enfin libre.
C'était la même rengaine en 1986, 1992, 1998.
Décembre 97, pour être exacte,
sans oublier la fameuse fois en 2005.
Pourquoi ça changerait, en somme ?
Ça change, car je suis déterminé, cette fois, Paige.
Et j'aurai mon pote Fox pour me soutenir.
On se connaît depuis des lustres.
Ceux qu'on connaît depuis des lustres
sont souvent de mauvaises fréquentations.
Ce Fox n'est pas un criminel ?
Non. Plus maintenant.
Ce nom est pourtant marqué socialement.
Votre père a besoin d'un foyer stable.
Ma maison est riquiqui.
Vous avez bien un sofa, non ?
Et un fils de 16 ans très impressionnable.
Qui a besoin d'une figure paternelle selon votre père.
D'une figure criminelle, vous voulez dire ?
Je suis sûr que vous refusez que votre père replonge, Mlle Alexander.
Appelez-moi Paige.
D'accord.
Paige.
Je vous conseille de faire mieux
qu'afficher un panneau Black Lives Matter
dans votre jardin, comme je l'imagine.
On est à Minneapolis.
Tout le monde en a un.
Bon, je vais partir. On a terminé ?
Mon boulot consiste à éviter la récidive de votre père.
- Je comprends. - Je prends ça très au sérieux.
Mon pote, Mal.
À très vite.
- Mal ? - Oui.
Vous avez tort pour le panneau BLM, il n'est pas dans mon jardin,
mais à ma fenêtre.
- Il t'a plu. - De grâce.
- T'as déjà fréquenté des noirs ? - De grâce à nouveau.
Je m'en doutais.
C'est toi qui as déménagé dans le Minnesota, non ?
Ce sont mes hormones, j'y peux rien, je suis tombée sur Peter Lundgren
avec sa tignasse blonde, dans toute sa gloire scandinave,
et lui ai dit : "Êtes-vous mon petit ami ?"
- Mince. - Je te dépose où ?
Tu me présentes mon petit-fils ?
Pas ça.
Starbuck.
Je n'y suis jamais allé, chose incroyable.
D'accord. On peut trouver mieux.
Mal a raison à ton sujet.
T'es plutôt rentre-dedans.
Bonjour, Kaylee.
C'est un beau nom pour une belle fille
un jour particulièrement beau.
J'adore. Que désirez-vous ?
- Je... - Vous savez quoi, Kaylee ?
Dieu est bon.
Veuillez l'excuser.
Il aime l'attention.
Deux doubles cappuccinos ? Un avec du lait d'avoine.
- Je peux prendre ça ? - Oui.
Il me faut un nom.
Edwin.
- Ça coûte la peau des rouleaux. - D'accord.
On attend là.
Qui c'est, ce type ?
Qui te dit qu'il y a un type ?
Tu ne tiens pas cinq minutes sans regarder ton portable.
Personne ne tient cinq minutes sans le regarder.
Ben, merde alors.
Mais il y a bien un type, il s'appelle Bill et il est génial.
Ça, c'est un blanc banal au possible.
J'ai passé cinq ans dans une famille blanche banale,
donc, l'amour ressemble à ça pour moi.
Tu sais que ça change rien si la femme est amoureuse,
mais pas l'homme.
Les femmes doivent faire gaffe.
Un conseil relationnel de ta part ?
C'est moi, la thérapeute familiale et de couples.
J'ai le droit d'exercer.
C'est un papier.
Tu ne comprends pas
- la psychologie masculine... - Edwin !
Ben, merde. Ils hurlent toujours comme ça ?
- Tout va bien. - Ça va.
Tu ferais mieux de choisir tes sous-vêtements tout seul.
- D'accord. - Oui.
Tu as réfléchi à un boulot ?
- J'ai déjà conduit un taxi. - D'accord.
Je serai chauffeur de taxi.
C'est différent maintenant, il y a le covoiturage,
et ça nécessite un permis.
Pour un permis, il faut un numéro de sécu.
Pour un numéro de sécu, il faut un permis, une assurance.
Ces choses en place peuvent te valoir d'échouer.
Ma chérie.
Tu flippes grave.
Je te l'ai dit, je ne compte pas replonger.
Paige.
Plus jamais.
- Y a des femmes canon. - Je vais prendre à manger.
D'accord.
- Je vais voir les t-shirts. - D'accord.
Ça va ?
Allez, Bill.
Avec mon père. BESOIN DE RENFORTS.
Montre-moi que tu as lu mon message.
- Tenez. - Merci.
D'accord.
Certains savent déjà que mon père sort de prison
après 17 ans d'incarcération, c'est le jour J.
On est donc au magasin pour faire quelques emplettes,
et il a disparu.
J'ignore où il est passé. J'ignore s'il est aux toilettes
ou au rayon lessives. Non.
Ou alors à Leavenworth. C'est une prison pour ceux qui l'ignorent.
- Et... - Salut.
Le voilà.
Je t'ai cherchée partout. Où t'étais ?
Voilà pourquoi je suis comme ça.
Voici Sandy. Et voici ma fille, Paige.
- Salut. - Salut.
- Edwin m'a beaucoup parlé de vous. - D'accord.
Salut, Sandy.
À suivre.
Sandy et moi avons fait connaissance,
et elle a très gentiment accepté de me donner un coup de main.
C'est mal ce que le système fait.
Bon. Qu'est-ce que tu as pris ?
Des serviettes, des tapis de bain,
des chaussettes et des préservatifs.
Cool.
Sandy et moi allons déjeuner. Demain ?
Peut-on se parler ?
- Oui. - Super. Excuse-nous.
Sandy, j'ignore tout de votre vie,
mais vous pouvez trouver mieux que mon père.
No comments yet. Be the first to leave one.