Pierwsze 200 wierszy.
NOS SOUVENIRS
Avancez !
Merci de prendre votre ticket.
Arthur Brennan.
Où allez-vous, M. Brennan ?
Tokyo.
Quand avez-vous pris votre billet ?
Hier soir.
Permettez.
Le voilà. Souhaitez-vous réserver votre retour ?
- Non. - Entendu.
Déposez vos bagages ici.
Je n'en ai pas.
Juste un bagage à main, parfait.
Le départ se trouve porte 43, l'embarquement commence
dans une heure.
Bon voyage.
Bonjour, mesdames et messieurs. Bienvenue sur ANA.
Ce vol est en partenariat avec Star Alliance.
Vous ne voulez vraiment rien manger ?
Je n'ai pas faim.
N'hésitez pas, si vous changez d'avis.
La vie qui vous a été donnée est précieuse
Pensez à vos parents, frères, sœurs, enfants
Ne souffrez pas seul
Attendez ! Menez-vous une vie heureuse ?
Le monde n'est pas que difficultés Réfléchissez encore
Vous pouvez faire de votre vie une vie heureuse
On n'a qu'une vie : prenez-en soin
Défense d'entrer
Excusez-moi.
Ça va ?
Vous allez bien ?
De l'eau ?
Doucement.
Vous êtes perdu ?
Oui, je ne trouve pas la sortie.
S'il vous plaît, aidez-moi.
D'accord, écoutez-moi.
Le chemin est là.
Suivez-le, et vous sortirez d'ici.
Tout droit.
Il a pas trouvé le chemin.
Vous êtes accompagné ?
Vous êtes accompagné ?
Non.
Merci.
- Il faut que je le trouve. - Par ici.
J'ai pris cette direction. Il n'y a pas de chemin !
Vous ne voulez pas partir.
Si.
Vous êtes venu seul ?
S'il vous plaît,
je dois rentrer auprès des miens.
Par ici.
Vous avez un portable ?
Il ne marcherait pas, de toute façon.
Vous êtes venu en voiture ?
Non.
Comment vous irez à l'hôpital ?
J'y arriverai.
Bien.
C'est là.
- Le chemin. - Ah bon ?
Celui-ci ?
Je le vois.
Suivez-le.
Il vous conduira au parking.
Allez-y.
- Allez-y ! - Merci.
De rien.
Attendez !
J'ai oublié quelque chose dans mon imper.
C'est pas le bon.
Vous allez adorer. La maison est sublime.
Tout à fait, c'est très tranquille.
Formidable, rendez-vous demain chez le vendeur.
8 h. Parfait. Merci.
- C'est quoi ? - Le réservoir a débordé.
J'ai des trucs, là.
- Quels "trucs" ? - Des essuie-mains.
J'ai une visite demain.
Super, j'ai entendu.
Pile à côté de la fac, je peux passer après.
- Je suis assez pris. - Un déj vite fait
avec ce que je trouve en route ?
J'ai vraiment pas le temps demain.
Bon. Tant pis.
Tu vois mon rouge à lèvres dans la boîte à gants ?
Non, il n'y est pas.
Tu fais quoi ?
- Joan ! - T'as bien regardé ?
- Tu l'as ? - Oui.
Je l'ai pas vu.
- T'as pas cherché. - Tu m'as regardé !
Passons.
C'était pareil avec la levure.
- Pardon ? - N'en parlons plus.
Si, tu en parles ! C'est quoi, cette levure ?
Elle était dans le placard, sous tes yeux.
Merde, Joan, on va se chamailler pour ça ?
Tu t'en fiches.
Je me fiche de quoi ?
Tu as toujours la tête ailleurs.
Au point de rater ton putain de rouge à lèvres ?
Moque-toi !
T'es ridicule, tu le mérites.
Tu conduiras au retour.
Génial.
Pourquoi ?
Mon professeur stagiaire a envoyé mes scores de Fantasy Football
au lieu de mon article.
Et moi qui croyais mes calculs faux !
Ça explique déjà
pourquoi tu n'as pas été pris.
C'est clair.
Tu leur renverras ?
Qui sait ? Possible.
Et toi, Arthur ?
Mon article ?
Je crois qu'il a ses chances
dans des revues plus modestes.
Absolument.
Il est fantastique.
Merci, on verra !
Tu l'as lu, Joan ?
Non.
Elle ne lit pas ce que j'écris.
Désolée.
C'est pas grave.
Je n'estime pas tes maisons.
Je crois qu'il devrait étudier d'autres opportunités
au lieu d'espérer une publication.
Une publication peut doper une carrière de contractuel.
- Changer de métier aussi. - Arrête, Joan !
Quoi donc ?
Tu trouves normal que ta femme trime
pour que Monsieur joue à l'intellectuel ?
Me rabaisser
regonfle l'amour-propre de Joan
et le faire en public amplifie cet effet.
Votre présence est donc thérapeutique.
Pas vrai, chérie ?
Vas-y, sabote mon travail.
Ça ne peut plus durer.
Vous êtes là depuis quand ?
Deux jours.
Comme ça ?
Votre cravate.
Vous allez geler.
- Venez ! - Prenez-le.
- J'en veux pas. - S'il vous plaît.
J'en veux pas. Je veux trouver le chemin.
Venez.
La racine !
- Pourquoi vous faites ça ? - Quoi ?
Pourquoi vous voulez mourir ?
Je ne veux pas mourir.
Alors que faites-vous là ?
Je... ne voulais pas vivre.
Quelle différence ?
Ma société m'a muté au service documentation
après une erreur de ma part. J'ai été rétrogradé.
Le travail ?
C'est pour ça ?
Vous n'avez pas un vrai travail.
On vous ignore. Vous êtes là,
sans y être.
Ce travail ne me permet pas de nourrir ma famille.
Du coup, vous venez ici ?
Vous ne comprenez pas ma culture.
C'est un fait.
Qu'y a-t-il ? Ça ne va pas ?
Des vertiges.
Y a quelqu'un ?
Il n'y a personne.
Alors c'était quoi ?
Tamashii.
C'est quoi, "tamashii" ?
Ce sont des esprits.
Leurs âmes errent dans la forêt en attendant leur heure.
Les apparences sont trompeuses.
Sans doute un animal.
Il y en a très peu à Aokigahara.
Alors, un de ceux-là.
Ce lieu est ce que vous appelez un purgatoire.
Pourquoi je l'appellerais ainsi ?
- Vous êtes américain. - Et ?
Vous croyez en Dieu.
Je suis un scientifique.
La science répond à ça ?
Elle répond à tout.
Pas Dieu ?
Dieu est plus notre création que nous la sienne.
Alors...
pourquoi vous voulez en finir ?
Pardon ?
Si Dieu ne vous attend pas de l'autre côté, qui donc ?
Pourquoi vous voulez mourir ?
Je suis ici en touriste.
No comments yet. Be the first to leave one.