لومړۍ 200 کرښې.
POLICE DE BOSTON
M. Spenser, pouvez-vous relater à la cour avec vos mots
les évènements du 20 mars ?
Oui, Madame le Juge.
Nous vous écoutons.
Mon équipier m'a conduit chez le commandant John Boylan.
Votre commandant ?
Oui.
J'avais des raisons de croire
qu'il étouffait le meurtre de Gloria Weisnewski...
M. Spenser, parlez-nous des événements
de l'après-midi du 20 mars.
Je suis allé lui parler en personne
et ai tenté de l'interroger sur l'enquête.
Qu'est-ce que tu fous ici ?
Une dispute a éclaté...
Tu peux attendre dehors.
- On sait tous ce qui s'est passé. - Ça ne te regarde pas...
Sors de chez nous !
Dégage, putain !
Je savais tout au long que mes actions violaient la loi
et le code de déontologie auquel j'avais juré d'obéir en tant que policier.
Je comprends donc que vous plaidez coupable
pour trouble à l'ordre public.
Oui.
Que plaidez-vous pour harcèlement au 1er degré ?
Lâche-le !
Coupable.
Et que plaidez-vous pour coups et blessures sur un policier ?
Coupable.
Avant que je ne me prononce, avez-vous quelque chose à ajouter ?
Oui.
Ce fils de pute l'a mérité.
CINQ ANS PLUS TARD
PRINCIPES DE BASE DES VÉHICULES UTILITAIRES
CACTUS GÉANT
Ça roule, Spense ?
Salut, Squeeb.
Tiens, une anecdote pour toi.
Un cactus Saguaro vit plus de 150 ans.
En Arizona, c'est un an de prison si tu en abats un.
Putain.
Je connais des voleurs
- avec des peines moins longues. - Pas vrai ?
- Ça fait quoi de sortir ? - Je ne dors plus, mais à part ça...
Et toi, ça va ? Comment tu te sens ?
Comme un condamné à perpète.
Beaucoup ressentent la même chose.
Mais tu es différent.
Combien de flics se retrouvent en quartier commun ?
Zéro.
Aucun.
Enfin...
c'est pourquoi tu es populaire ici.
Je suis populaire ?
Je n'en avais aucune idée.
Tu vas faire quoi, une fois libre ?
- Réintégrer le monde réel ? - Oui.
Tu vas aller à Fenway Park
et commander une énorme entrecôte bien juteuse ?
- T'as une copine, non ? - Oui. Elle s'appelle Pearl.
Je vais sans doute rentrer et la laisser me lécher partout.
Pearl ?
On dirait le nom d'une vieille.
Elle est plus âgée.
Mais elle est fidèle.
Ça va, le rat de biblio ?
Pas mal.
Comment vont les Nations aryennes et le discours sur l'état de l'Union ?
On veut juste te dire...
qu'on a hâte que tu quittes Boston à jamais,
dans un putain de camion ou ce que tu veux.
On a un petit message d'adieu pour toi.
Pour moi ?
Ça ne peut pas venir des gars ici.
Ils m'aiment bien, non ?
Alors qui envoie le message ?
Amoche-les, Spenser.
Viens par là.
Un coup de pied, vraiment ?
Putain !
Fous le camp de Boston !
Pourquoi t'as fait ça ?
Qui t'a envoyé ?
CONFINEMENT DE NIVEAU QUATRE : ZONES COMMUNES
On se calme !
Spenser !
- Merde. - Je t'ai eu.
Tu as de la chance que c'était de la légitime défense.
Scanne ta main.
Tes empreintes sont tout ce que tu as d'unique, enculé.
T'as dit ça il y a cinq ans à mon arrivée. Un peu de créativité.
- À très bientôt. - Bonne journée.
Fais-moi plaisir quand tu iras à l'auto-école,
dis à ma tante Betty de baiser sa sœur.
Tu as une famille bizarre, Lenny.
Salut !
Tu as survécu.
Il fait beau dehors, hein ?
Prends ton temps. Profites-en.
Essaye de ne pas y retourner.
La Riviera n'a pas vieilli. Tu me laisses conduire ?
T'as pas oublié ?
Merde. Dans la voiture !
- Faut pas qu'elle me voie. - Quoi ?
Dépêche-toi. Allez, on y va !
Tu fais quoi ? Elle a fait tout ce chemin pour toi.
Cinq ans de prison ?
Pourquoi tu ne te mêles pas de tes oignons ?
Hein ? Ça te plaît, ça ?
Je t'aime !
Je t'aime tellement, putain !
Merde.
Ne vous garez pas là, madame.
Baisse-toi !
- Tu fais quoi ? - Tais-toi !
Je ne suis pas prêt.
- Elle a fait tout ce chemin pour toi. - Henry, je ne suis pas prêt.
Il a un cœur en granite.
C'est au lavage auto que j'ai appris qu'il sortait aujourd'hui.
Madame, je suis navré. Déplacez votre voiture.
D'accord, Shawshank. Je vais déplacer ma putain de voiture.
Super !
À l'époque, mon père a payé 8 000 $ pour cet immeuble.
Maintenant, il vaut un million et demi l'étage.
Vends-le et viens en Arizona avec moi.
Non.
- Je compte mourir dans mon lit ici. - Spenser !
Ça va, Driscoll ?
Spenser. Viens là.
Désolé de ne pas t'avoir rendu visite plus souvent.
Content que tu sois venu. Et merci pour les bouquins.
- T'inquiète. - J'ai un cadeau pour toi.
- Des donuts ? - Faut que tu restes alerte.
Tu as été impressionnant en prison.
En tant qu'ancien policier, j'étais très populaire, c'est sûr.
Quelle est l'étape suivante ? C'est la grande question.
Je vais me tirer d'ici. Il n'y a plus rien pour moi, ici.
Je vais conduire un semi-remorque et admirer les couchers de soleil.
C'est peut-être mieux comme ça.
Il y a plein de flics ici qui veulent te tabasser.
- Si j'ai des ennuis, je sais qui appeler. - Voilà.
Bon...
Bon retour chez toi, mec. Je t'aime.
Content de te voir.
Comment ça va, M. Cimoli ?
Ça va.
- Le bonjour à Irene et aux garçons. - Ça marche.
Va voir ta copine.
Pearl.
Pearly, ma puce.
Pearly.
Elle refuse de me regarder, Henry. Elle me snobe.
Je suis désolé d'être parti. Cinq ans, c'est trop long.
C'est trente-cinq ans pour elle.
Finis les hivers froids.
Il fera bon dans le désert.
Et tu courras après les lapins, hein ?
Il n'y a pas de lapins en Arizona, mais des serpents et des scorpions.
Tu vas la fermer, Henry ?
J'essaie de m'excuser
auprès de ma chérie pour mon absence.
On va en Arizona. D'accord ?
Tu viendras avec moi en camion.
J'aurai une main sur le volant et l'autre sur toi.
Tu auras un lit à côté de mon siège. Oh, oui.
Oh, oui.
T'as une haleine de chien.
Tu ne lui as pas acheté les biscuits à mâcher ?
Je rentre.
Merci pour ma propre chambre.
BIENVENUE À LA MAISON !
Henry !
- Quoi ? - Et ma chambre ?
Hawk, voici Spenser.
Spenser, voici Hawk.
Vous allez être colocataires.
La chasse d'eau sera toujours tirée. La nourriture sera étiquetée.
Pas de bagarre dans la maison.
Et si on va picoler, j'en serai l'instigateur.
Je vous laisse faire connaissance.
C'est bien !
Oui !
Tu aimes ton papa, hein ?
Qui est le gros monstre ?
Qui est le monstre ?
Rends-moi ma chienne !
Rends-la-moi.
Allez.
Viens là, ma puce.
Tu vas rester avec papa, d'accord ?
- Je peux te passer ta fille ? - Vas-y.
Salut, papa.
Salut, ma chérie.
J'ai besoin de ton aide pour mon rapport.
J'étais bon en anglais. Je t'aiderai.
Ce serait génial. Tu rentres bientôt ?
Quand j'y serai, je lirai ce que tu as et on en parlera.
Attends une seconde. J'ai un autre appel.
- Boylan, tu m'entends ? - Oui. Dis-moi.
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