لومړۍ 200 کرښې.
Bon, pour faire court...
j'ai décidé de me suicider.
Le problème avec les suicides,
c'est que rien n'est court.
Les gens veulent de longues histoires.
Surtout si c'est moi,
ce que, malheureusement, j'étais,
et ce que je suis encore à ce jour.
Alors, pardonnez-moi si vous le saviez déjà,
mais je suis Martin Sharp,
l'homme qui avait tout.
Une femme, deux enfants, trois chiens,
quatre prix de journalisme,
et cinq matins par semaine,
une émission à succès en Grande-Bretagne.
Je pouvais même prendre mon lundi.
Jusqu'ici, tout allait bien.
J'avais atteint l'âge mûr indemne,
avec de l'argent à la banque.
Mais j'ai rencontré Susie Jenkins
au lancement d'une crème hydratante.
Pour ma défense, M. le Juge, on lui aurait donné 25 ans...
à tort.
En avalanche chronologique :
articles à sensation, peine de prison, divorce,
honte et destruction.
La porte se ferme.
La Saint-Sylvestre est censée être
une pause, une ponctuation.
Pour moi, ça allait être un point final.
Franchement, pourquoi ne pas me jeter du haut d'un building ?
Excusez-moi.
Excusez-moi !
Salut.
Je ne sais pas comment le dire, mais...
ça va prendre longtemps ?
Quoi ?
Je ne savais pas s'il fallait que j'attende mon tour.
Je n'avais pas pensé aux barbelés.
J'aimerais bien votre échelle.
C'est mieux d'attendre. Je vais attendre.
Vous allez me regarder ?
Non, non, bien sûr. Vous préférez être tranquille.
- J'imagine... - Vous avez tout compris.
Je m'éloigne.
Bien.
Je crierai en tombant pour vous prévenir.
D'accord.
Ah, bon sang !
VOUS DESCENDEZ ?
Je n'y arrive pas.
Vous voulez y aller ?
Je voudrais être seule.
Vraiment.
Je comprends.
20 minutes... et je reprends ma place.
- D'accord. - OK.
Maureen.
Martin.
Êtes-vous de...
Oh, je vous reconnais.
Ah, vraiment ?
Marié à une rockeuse ?
À la télé ?
Maureen, le moment n'est pas bien choisi.
Poussez-vous, emmerdeurs !
Arrêtez !
Aidez-moi !
Mais vous êtes qui ?
- Je fais quoi ? - Asseyez-vous sur elle !
Ça vous excite, espèce de pervers ?
Oh, mon Dieu !
- Quoi ? - Martin Sharp !
Vous êtes bien un pervers !
Ça me revient ! "Bonjour avec Martin et Penny" !
Lâchez-moi !
Salut.
Quelqu'un a commandé une pizza ?
On doit faire les présentations ?
Je m'appelle Jess.
Tout le monde m'appelle Jess.
Je m'appelle Maureen.
Je m'appelle J.J.
- Je m'appelle... - Martin Sharp.
Génial, une célébrité au club des suicidaires.
Ça ne va pas.
C'est parti !
Un, deux, trois, sautez !
Si j'avais voulu attirer l'attention, d'accord,
mais je n'aurais pas porté une échelle sur 15 étages,
par une nuit glaciale de réveillon, sans être sérieusement décidé.
Ravi de vous avoir rencontrés.
C'était juste un nouvel échec, un flop de plus.
Je pensais que j'atterrirais dans ma voiture...
mais pas comme ça !
Et j'étais sûr, au plus profond de mon être,
que je ne reverrais plus jamais ces tarés.
J'ignorais ce qu'ils faisaient là-haut et je ne voulais pas le savoir.
Aucun intérêt.
Oh, merde...
Est-ce que je regrette de l'avoir fait monter ?
Eh bien, c'est une très longue histoire.
Je vous dépose ?
Non, le bus sera là dans... 15 minutes.
Montez, Maureen.
J'aimais bien votre émission.
Que faites-vous ?
Ah, un peu tôt pour une réunion !
Montez, on vous raccompagne.
Eh bien, c'est...
génial.
Répondez en un mot.
Dites en un mot comment vous êtes arrivés sur le toit.
Par exemple, Martin pourrait dire...
"célébrité".
- Maureen, "solitude". - Je ne suis pas seule.
- Dites-ça à vos chats. - Je n'ai pas de chats.
J'étais là-haut car je me sentais...
impuissante.
"Impuissante", très bon adjectif.
Vous nous mettez dans des petites boîtes, Jess ?
La vôtre était parfaite, Martin. La prison, c'était bien ?
Vous croyez que vous avez réponse à tout ?
Je crois que vous êtes un misérable connard.
En fait, là, je suis bien un misérable connard.
Je le cachais bien ?
- Pizza Boy ? - J.J.
Pourquoi Pizza Boy voudrait mourir ?
Quelle est votre raison, Jess ?
Ma raison serait : "l'amour".
Ce con de Chaz,
il m'a rejetée.
Je suis une femme rejetée.
"Cancer".
J'étais là-haut parce que j'ai un cancer.
J'ai un cancer incurable.
Nous avons un gagnant !
Putain, c'est génial. Impressionnant.
Un cancer qui pourrit la vie ?
Du cerveau.
C.C.R.
C'est si triste, J.J.
Le colon aurait été mieux.
On y est.
C'est là ? Vous habitez là ?
Non, mais Chaz pourrait y être et j'ai deux mots à lui dire.
À la prochaine tentative !
Rendez-vous dans l'au-delà !
Elle est paumée, non ?
J'aurais dû me méfier.
L'endroit n° 1 des suicides à Londres, la nuit n° 1 des suicides.
J'aurais dû prévoir que je ne serais pas seul.
Pourquoi elle pensait que j'avais des chats ?
Elle est vulgaire, mais...
Allez, Maureen, dites-le.
Eh bien...
doit-elle rester seule ?
Bon...
- Martin, allez par là, je vais... - Non, je ne veux pas.
Hé, que faire d'autre ?
Et Maureen, vérifiez les toilettes.
Les toilettes !
Allez !
Je cherche une fille qui s'appelle Jess.
Je cherche une fille qui s'appelle Jess.
Salut, je cherche...
Salut.
- Je cherche... - Salut.
Je cherche une fille.
Bien.
Génial.
Parfait.
Bonne année !
Salut.
- Vous vous cachez aussi ? - Oui.
J'ai pris des cachets.
Tout baigne.
Vous évitez qui ?
Eh bien... les humains.
L'humanité, la vie. Et vous ?
Une dingue qui veut me tuer.
Excellente raison.
Et où est cette... dingue ?
Partout.
Omniprésente ?
J'espérais que c'était un mauvais cachet...
Elle est pas censée être ici, mais je l'ai vue.
J'ai l'impression de vous avoir vu
à la télé.
C'était un sacré cachet.
- Vous êtes Chaz ? - Comment vous savez ?
Je suis ici avec la... dingue.
Écoutez-moi !
On va lui parler ensemble, OK ? C'est pas si terrible.
Elle a tenté de me tuer deux fois, m'a fait arrêter une fois,
bannir de trois pubs, de deux clubs et d'un cinéma.
Laissez-moi m'éclipser.
D'accord.
J'ai rien fait de mal.
Rien de mal ? Et coucher avec elle, alors ?
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