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Vérité ?
Quelle est la vérité ?
Beaucoup ici t'ont vu utilisé des démons pour guérir
et appeler ça l'oeuvre de Dieu !
Beaucoup t'ont entendu dire que tu détruirais le temple
et en construirais un autre en trois jours.
Certains ont témoigné ici devant le Sanhédrin
que tu as dit ça.
Que réponds-tu ?
Vas-tu refuser de répondre ?
Es-tu ou n'es-tu pas le Messie ?
Je le suis.
Et bientôt vous verrez le fils de l'homme
assis à la main droite de Dieu.
Comment oses-tu parler en son nom ?
L'accusation est le blasphème.
Il mérite de mourir.
Judas !
Toi.
Tu es un de ses hommes !
Non.
Cet homme est l'un des hommes du Nazarène.
Je ne le connais pas. Vous faites erreur.
Cet homme marche avec ce "fils de Dieu".
Non ! Je ne le connais pas !
Je ne l'ai jamais vu auparavant !
Emmenez-le.
Gouverneur.
La popularité du Nazarène s'est développée
les fanatiques sont résolus à se soulever contre nous.
Son procès pourrait déclencher une révolte.
La parole d'un Juif contre la puissance de Rome ?
Je ne pense pas, Marius.
Non.
Relâchez-le !
Laissez-le partir !
Es-tu le roi des Juifs ?
Mon royaume n'est pas de ce monde.
Mais tu es donc un roi ?
Vous dites que je le suis.
Je suis né et venu au monde
pour témoigner de la vérité.
Tous ceux qui sont du côté de la vérité m'écoutent.
La vérité ?
Qu'est-ce que la vérité ?
Je ne vois aucun fondement pour une accusation.
Crucifiez-le !
Emmenez-le...
et crucifiez-le.
Crucifiez-le !
Dégagez !
Clouez-les.
Vois comme ils viennent par centaines de milliers
pour garder les faveurs de Dieu.
Il est indéniable que le temple est un grand foyer
pour leurs célébrations, mon père.
Pourtant, ils s'épanouissent dans leurs vies quotidiennes
grâce à la direction du grand prêtre.
Vous avez admirablement protégé nos rites sacrificiels
contre la volonté des Nazarènes de les balayer.
Mon seul regret est que vous ayez impliqué le gouverneur.
Il était nécessaire de faire appel à la pleine force des lois romaines.
La crucifixion du Nazarène envoie un message
à ceux qui voudraient défier ce que nous avons soutenu si durement.
Vous avez bien fait.
On peut se le demander.
Jour après jour, de plus en plus de gens ont été séduits
par les homélies simplistes du Nazarène.
Il devait être exposé.
Et exécuté si brutalement ?
Mon mari a pris une décision
que n'importe quel grand prêtre aurait pris.
Même si mes méthodes auraient été différentes
pendant que j'étais en charge,
j'aurais poursuivi le même objectif.
C'était la mort inutile d'une âme inoffensive.
"Inoffensive" ?
Il menaçait tout ce que nous représentons
et ce en quoi ces gens croient.
La vie d'un homme n'est rien, Joseph,
pour la sécurité du peuple de Dieu.
Caïphe...
Ça suffit.
Nous vous verrons au souper.
Joseph et ses leçons de morale.
Flottant au-dessus de la crasse des affaires publiques.
Les paroles n'ont pas de valeur.
Sans actions pour les mettre à l'épreuve,
ses opinions sont vaines.
Partagez ce festin. Nous avons faim.
Est-il vrai que le Nazarene aurait dit
qu'il se relèverait de la mort ?
Une de ses affirmations scandaleuses
et de ses grossières manipulations de prophétie.
Assurez-vous qu'il meure rapidement
avant qu'il n'ait la chance de fournir une dernière tromperie.
Avant la première étoile, Caïphe.
Avant que la vue de ce voyou
puisse polluer nos célébrations.
Je t'appelle, toi, Dieu.
Tu es mon roc.
Ne fais pas la sourde oreille, si tu demeures silencieux,
je serai comme ceux qui descendent à la fosse.
Entends mon cri de pitié.
J'appelle ton aide
en élevant mes mains devant ton lieu le plus sacré.
Mon Dieu ?
Mon Dieu ?
Pourquoi m'as-tu abandonné ?
Deux sujets, gouverneur.
Une demande pour accélérer la mort du Nazarène
de la part du grand prêtre Caïphe
et une requête pour récupérer le cadavre du Nazarène à sa mort.
Qui demande le cadavre ?
Un vieux Juif
troublé par la persécution du Nazarène par le Sanhédrin.
Son nom ?
Joseph d'Arimathie.
Accorde chaque requête.
Qu'ils aient les mains sur la gorge de l'autre
nous protège qu'ils essaient mettre leurs doigts sur la nôtre.
Et que Cornélius abrège les souffrances du Nazarène.
Vous aimez le spectacle ?
Spectacle ?
C'est ainsi que vous voyez
la crucifixion du Nazarène ?
Tout homme qui prétend être roi dans une province romaine
commet une trahison
et doit en subir les conséquences.
Il ne se comportait pas comme un roi dans mes rêves.
La direction d'une province ne peut pas être déterminée
par les rêves de la femme du gouverneur.
Les dieux viennent nous trouver dans notre sommeil.
Leur message était clair.
Le Nazarène est un homme bon.
Humble. Au cœur pur.
Cet homme était un danger pour l'ordre établi.
Notre garnison en Judée n'est pas nombreuse, Claudia.
Tu regretteras toute ta vie d'avoir participé à sa mort.
J'ai pris conseil.
J'ai tout pesé.
J'ai agi en conséquence.
Des conseils d'hommes
qui avaient peur que sa popularité éclipse la leur.
Il prétendait être leur Messie.
C'était inacceptable.
Au pire, il est fou !
Est-ce une raison suffisante pour...
Claudia.
C'est assez fatigant
d'avoir tous les prêtres juifs après moi.
Je ne demande pas à ma propre femme de se joindre à eux,
et oui, même s'il était fou,
on l'aurait quand même cloué pour détruire le messager
et prévenir les gens contre son message.
Le tuer ne le fera pas disparaître.
En général si, ma chérie.
C'est... terminé.
Sauvez-vous !
Venez avec moi !
Dégagez !
Par là !
C'est sa mère.
Et alors ?
Épargne-lui ça. Tu vois bien qu'il est mort.
Je serai le seul juge de ça.
Ce n'est pas nécessaire.
Je vous en prie.
J'ai ordre de m'en assurer.
Identifiez-vous.
J'ai une permission pour prendre possession
du cadavre du Nazarène.
De quelle autorité ?
Le gouverneur.
Si vous le permettez,
j'aimerais offrir ma propre tombe
à votre fils pour qu'il repose en paix.
Il y sera en paix.
J'ai fait la pire des choses.
Il n'y a pas de pardon pour ça.
J'ai trahi du sang innocent.
Elle est épuisée.
Elle attend.
Elle y croit vraiment,
ou est-ce son chagrin qui la pousse à y croire ?
Je pense qu'elle croit vraiment qu'il se relèvera de la mort.
Et toi ?
Et je vous raconterai la fin de l'histoire demain soir.
Bonne nuit. Allez, au lit.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Bois quelque chose.
De toute ma vie, je n'aurais jamais imaginé
une telle agression contre la maison de Dieu.
Mon cœur est brisé.
Nous pourrons la restaurer.
Ce n'est pas de ta faute.
C'est miraculeux qu'il n'y ait pas eu de mort.
On pensait que vous n'alliez pas venir.
Mes excuses.
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