لومړۍ 200 کرښې.
Inspirez.
Ce que je pense du yoga?
Mettez-vous à l'aise. Si vous voulez, vous pouvez étendre vos jambes.
Je n'aime pas ça.
Votre corps s'étire.
C'est la posture du diamant.
Non.
C'est hyper compliqué pour moi. Je n'arrive pas à m'assoir sur mes talons et
ma tête ne touche pas le sol.
Vous devez vous mettre dans la position et tenir la posture.
Oui, c'est très bien.
C'est très lent. Et très douloureux parce que je me fais vieux et je suis
raide comme un piquet.
Aïe. C'est ma façon de dire "Om". Aïe.
Un homme joyeux et affamé
Sillonne le monde
À la découverte
De l'art d'apprêter les pâtes Le porc, le poulet et l'agneau
Il conduira jusqu'à vous
Il volera jusqu'à vous
Il chantera pour vous
Et il dansera pour vous
Il rira avec vous
Et il pleurera avec vous
Il ne demande qu'une chose en retour
Quelqu'un, par pitié…
Est-ce que quelqu'un
Quelqu'un veut bien nourrir Phil?
Nourrissez-le vite.
LES TRIBULATIONS CULINAIRES DE PHIL MUMBAI
Quoi de mieux que de prendre le large et de naviguer jusqu'à la Porte de l'Inde?
Ce célèbre monument a été construit en 1924. C'est une porte d'entrée grandiose
sur la ville de Mumbai.
J'ai toujours rêvé de venir en Inde. Ceux qui y sont allés m'ont dit que ce
pays regroupait toute la diversité de la vie: richesse, pauvreté, beauté, folie,
exubérance.
Et puis, il y a la nourriture, qui représente à elle seule une aventure. Je
ne suis pas sûr que mon estomac d'occidental soit prêt à vivre cette
expérience. Donc j'ai demandé de l'aide à un vieil ami pour me montrer où trouver la
meilleure street food.
C'est tout nouveau pour moi.
On va passer un bon moment.
L'un des meilleurs restaurants indiens de Londres s'appelle Dishoom. On s'y était
rendus lors d'une émission précédente.
Son propriétaire, Kavi Thakrar, a fait le voyage à Mumbai pour me faire découvrir
les bonnes adresses sur Mohammad Ali Road. Cette rue tire son nom de
l'activiste musulman indien Mohammad Ali Jauhar, qui s'est battu pour
l'indépendance du pays aux côtés de Gandhi.
On se dirige vers un endroit fabuleux: Surti Bara Handi.
C'est ouvert depuis 1940 pour une bonne raison.
Bara Handi signifie "douze marmites" et comme tu peux le voir, ils proposent douze
plats différents.
Mutton Nihari et Paya, ce n'est pas de l'agneau.
C'est quoi alors?
De la chèvre.
J'adore!
Moi aussi. Il y a le ragoût de jarret qui a cuit lentement, c'est ce qu'on appelle
Nihari. Et il y a le Paya, le pied de chèvre, avec des os à moelle sur le
dessus. C'est un plat riche qui nourrit bien.
-Très bon! -Merci.
-Merci. -Merci, mon ami.
Merci.
Il faut essayer ça.
Alors?
C'est hyper bon.
-Merci. -Merci beaucoup.
Merci beaucoup.
C'est délicieux. Merci beaucoup.
Ravi que ça te plaise.
Je sais pas lequel je préfère. Y a différents ragoûts. C'est pas juste la
viande qui change. Le plat tout entier est différent.
Les épices utilisées restent secrètes.
C'est comme si on mangeait chez quelqu'un.
Ouais, c'est ce que j'aime. Souvent, ici, on peut partager un repas avec son voisin.
-Oui, c'est bien. -C'est ce que j'aime.
L'endroit te plaît?
C'est romantique. Mais… Pas dans le sens commun…
Oui.
Mais on est là, en plein cœur de la ville, c'est vivant, c'est… C'est…
L'humanité?
Oui!
Mohammad Ali Road est le noyau central. Tout le monde a quelque chose à vendre. On
s'affaire à réparer des voitures, à vendre des fruits ou des vêtements. C'est
vivant. Les voitures partagent la route avec les vaches, vous avez déjà vu ça,
vous? Chacun y trouve sa place. Il y a beaucoup de musulmans. Il y a beaucoup
d'hindous. Il y a beaucoup de chrétiens. Je suis le seul juif.
Bonjour à tous!
Bonjour.
Nous sommes à l'hôtel indien? Vous avez combien de chambres?
"Hôtel" veut dire restaurant.
On se trouve dans un quartier musulman. Une grande partie de la communauté
musulmane vit ici. Ce soir, on va manger de la viande que ne mangent pas les
hindous.
Oui.
On va manger quelque chose de délicieux.
-D'accord. -Le poulet Baida Roti est cuisiné avec
des épices, on le met dans du pain avec un œuf.
-Merci. -D'accord. Allons-y. À la tienne.
À la tienne!
Merci.
Ça te plaît?
C'est vraiment excellent!
Quand tu as ouvert Dishoom…
Tu t'es inspiré des plats qu'on trouve dans cette rue?
Exactement. Je voulais partager les plats réconfortants de Bombay.
D'accord.
Ceux des cafés de Mohammad Ali Road, la street food, les plats fait maison…
Oui.
J'adore voir la nostalgie dans les yeux de ceux qui connaissent cet endroit.
Combien coûte ce plat?
Pas grand-chose. Trente centimes.
-Quoi? -Ouais, c'est très abordable. Tu vas
voir, dans ce quartier, la nourriture est accessible pour tout le monde.
On va goûter un plat qui s'appelle Bheja Fry.
D'accord.
C'est de la cervelle.
La meilleure que tu pourras manger.
Rappelle-moi d'en toucher un mot à Richard.
-On peut lui en ramener. -Une grosse assiette pour la peine.
Dans chaque culture, il y a un plat comme celui-là.
Chaque partie de l'animal est cuisinée. On ne perd rien.
Du Curry de cervelle, Bheja Fry.
Oui.
Avec du Pav. C'est du pain blanc.
Y a rien de meilleur sur Terre. Je ne connaissais pas.
-Qui se lance? -Toi.
D'accord. Oh, j'adore. J'adore ça. Oh, c'est sublime!
Déjà, j'aime bien le pain.
Le pain est bien moelleux. Ça t'entraîne à manger avec une seule main.
Je peux le faire. Richard, regarde-moi bien. J'y vais.
-Je vois ça. -De quoi perdre la tête. Prêt?
Vas-y.
Si on ne sait pas ce que c'est… c'est juste une sauce délicieuse. J'y retourne.
Je suis le cerveau de la bande!
Et voilà.
Hé, Richard, c'est ton tour.
C'est très bon.
Délicieux.
Qu'est-ce qu'il prépare?
Je vais aller voir.
Je viens avec toi.
C'est un sandwich de Bombay.
Un sandwich de Bombay.
C'est excellent.
En plus, 'est sain. Y a des oignons, des concombres, des tomates, de la betterave
et des pommes de terre.
-Ça te plaît? -J'adore.
Bien.
Merci. On continue?
Le soleil se couche, c'est l'heure du dessert. Direction le prochain arrêt sur
Mohammad Ali Road qui est encore plus bondée à la tombée de la nuit.
Les trottoirs ne servent à rien.
Je vois ça.
Y a trop de monde.
Je ne suis pas sûr qu'on arrive à s'entendre sur cette portion de route à
cause du bruit. Les scooters et les voitures klaxonnent de partout. C'est
comme si vous étiez sur Times Square pour la première fois un soir de
Réveillon, sous la canicule. Et vous multipliez cette ambiance… par cent.
On est presque arrivés.
Ça te dit, un dessert?
Il y a des Mawa Jalebi et des Mawa Gulab Jamun. Ce sont des beignets tièdes
au sirop. Une vraie bouchée de paradis. Ma mère sait bien les faire. Le Mawa, c'est
du lait sous forme solide.
-C'est un sacré beignet. -C'est incroyable.
-Oui! -Une douceur frite au sirop.
J'ai failli passer à côté de ça. Comment t'as trouvé cette adresse?
Je me suis fié à mon odorat. Goûte-moi ça.
D'accord.
C'est un Jalebi. D'habitude, c'est orange. Tu dois connaître.
C'est un Funnel Cake!
Oui, ça y ressemble. Avec le lait…
Ça devient marron.
Voilà.
Quelle belle façon de conclure. T'es une crème. Merci.
Roh, toi aussi. Merci.
On surnomme Mumbai "Maximum City" et ça lui correspond bien. La ville compte 21
millions d'habitants. Et selon les derniers chiffres publiés, l'Inde serait
devenu le pays le plus peuplé de la planète. Ça doit être depuis qu'on a
débarqué ici avec l'équipe.
La population n'est pas apparue d'un seul coup. Cela fait des siècles que
Mumbai constitue un important centre de commerce et de religion. Dans les années
1500, le pays était sous l'emprise des Portugais, puis des Anglais qui ont nommé
cette ville Bombay. Mais en 1947, les Anglais ont été expulsés et en 1995, la
ville est devenue officiellement Mumbai et ils ont pu dire Bon voyage au
colonialisme.
Je vais essayer de vous expliquer quelque chose. Il existe un service de livraison
qui parcourt la ville. On l'appelle le Dabbawala. Des hommes à vélo viennent
récupérer des repas cuisinés par des femmes, chez des particuliers et les
livrent au bureau de leur mari affamé. C'est incroyable. Imaginez que votre femme
vous cuisine un bon curry, mais que le pain qu'a fait la femme de votre collègue
est meilleur.
Ce service a trouvé un système pour vous livrer votre curry ou votre pain au
bureau. Ils arrivent à vous livrer jusqu'à quatre ou cinq boîtes que vous
pouvez mélanger à votre guise et ce à 130 000 travailleurs dans toute la ville
quotidiennement, sans jamais utiliser ni téléphone ni Internet. Toutes les
commandes sont faites sur papier. C'est ça, le Dabbawala!
Je me demande ce que ça fait d'être dans la peau des livreurs.
Je fais maintenant officiellement partie de Dabbawala.
Merci à mes nouveaux collègues, je n'y serai jamais arrivé sans vous.
Vous venez souvent?
No comments yet. Be the first to leave one.