لومړۍ 200 کرښې.
Traduction de Waterhouse34
Je vais te parler franchement Danny, les faits bruts.
Je suis pris entre 2 feux avec les flics d'un côté,
Smiley Freeman de l'autre, et tout le monde me tire dessus.
Je sais que c'est toi qui a pris les 20 000 $ à Smiley,
et que c'est toi qui l'as refroidi.
Tu as une cigarette, Danny ?
Ce que je te propose est très simple, Danny.
On partage les 20 000 : 5000 pour toi, 15 000 pour moi,
et je disparais.
Vivre et laisser vivre, telle est ma devise.
Ah, ce regard dans tes yeux Danny, blesse mon amour-propre.
Danny, ne me tue pas !
Danny, non !
Qu'est-ce qu'il se passe ? C'était des coups de feu ?
Vous feriez mieux d'appeler la police. Il y a eu un meurtre.
Bonsoir Commissaire.
Messieurs.
Ça arrive toujours en pleine nuit.
C'est bien Joe Gordon.
Il va avoir du mal à témoigner maintenant.
Ça tombe bien pour Smiley Freeman.
Cet homme avec le chien, dit qu'il a tout vu.
Ah oui ?
- Le sténo est arrivé ? - Pas encore, commissaire.
- Son nom ? - Frank Johnson.
Il vit dans le coin, il promenait son chien.
Bonsoir Mr Johnson.
Commissaire Ferris, criminelle.
- Vous avez tout vu ? - Absolument.
- Vous avez vu le tueur ? - Plutôt, oui.
Il était sous le réverbère quand il m'a tiré dessus.
- Il vous a tiré dessus ? - Deux fois.
Vous avez eu de la chance.
Vous pensez pouvoir le reconnaître ?
Je ne suis pas prêt d'oublier son visage.
Même derrière une vitre sans tain ?
Je pense, oui. Mais de quoi s'agit-il ?
Le mort, Joe Gordon,
allait témoigner aux assises, la semaine prochaine.
- C'est triste. - Pas vraiment.
C'était une crapule qui en savait trop sur Smiley Freeman.
- Vous connaissez ? - Le gangster ?
Exact, Gordon était notre témoin. Maintenant, c'est vous.
- Moi ? - Oui.
Vous n'avez qu'à identifier le tueur. Nous ferons le reste.
- Marié ? - En quelque sorte.
Comment ça "en quelque sorte" ? Oui ou non ?
Oui, marié.
- Vous habitez où ? - Juste là.
136 Alta Linda, appartement 4D.
Allez me chercher Mme Johnson.
Ne la réveillez pas ! Elle n'appréciera pas.
Et bien, elle doit savoir où vous êtes, non ?
On vous emmène au commissariat.
Au commissariat, pourquoi ?
- Protection rapprochée. - Je vois...
Où étiez-vous lors des tirs ?
- En bas, là-bas. - Montrez-moi.
Je descendais avec le chien quand la voiture est arrivée.
Je n'y prêtais pas attention. Ensuite, j'ai entendu un coup de feu.
Quand j'ai levé les yeux, ce type est tombé de la voiture.
Le tueur lui a encore tiré dessus.
Quand mon chien a aboyé, il est sorti et m'a tiré dessus.
Je me suis jeté au sol et il est parti.
- C'était quelle voiture ? - Je dirais un petit coupé.
Toutes les voitures se ressemblent.
Il a visé juste mais il s'est trompé de cible.
Il vous a confondu avec votre ombre.
Pouvez-vous appeler Reardon ?
- Et la prochaine fois ? - Il n'y aura pas de prochaine fois.
Et s'il n'est pas condamné ?
Je suis sous protection rapprochée à vie ?
Ou je finis sur un trottoir, comme lui ?
Pourquoi vous inquiéter ? Il a raté son coup, n'est-ce pas ?
Attendez une minute, on parlera de tout ça au commissariat.
Je n'aime pas être mêlé à ça.
Oui, de nos jours on doit faire attention à ce que l'on voit.
- Calmez-vous. - Circulez, OK ?
Je pense que j'ai perdu ma pipe par là.
Je peux la chercher ?
- Vous savez où elle peut être ? - Oui, sûrement vers ici.
T'a des ennuis, mec ?
Allez, fiche-moi le camp !
Coffrez-moi Smiley Freeman et tous ces acolytes.
On va voir si Johnson peut le reconnaître derrière la vitre.
Ramenez-moi tout le monde et surtout pas d'avocats.
- Tout le monde - Oui, chef.
Et renseignez-vous sur la voiture, il y a peut-être un témoin.
Mme Johnson, ce n'est pas votre mari.
Il a juste été témoin du meurtre, il était là.
Désolé de vous avoir réveillée, Mme Johnson.
Mais on devait s'assurer qu'il était bien marié.
- Il est où ? - Il s'est enfui.
Trouvez Johnson. Cet idiot va se faire tuer.
Fouillez le périmètre !
C'est bien lui ça : toujours en fuite.
Comment ça, "toujours en fuite" ?
- Qu'est-ce qu'il fuit ? - A peu près tout.
Diffusez sa description. Mâle blanc américain.
Il porte un trench coat, un chapeau marron.
Un gars très ordinaire, je le crains.
Oui...Comment le décririez-vous, Mme Johnson ?
Je ne peux pas le décrire et ça fait un bail...
Je peux y aller ? Viens là, le chien.
- Une coriace, hein ? - Coriace et jolie.
Bloquez-moi tout. Barrages sur les routes et les ponts.
- Je serai avec elle. - D'accord.
Vous avez entendu les tirs ?
Et comment ? Je dormais comme une bûche.
Des photos de lui ?
Non, plutôt d'elle. Des vieux clichés de lui.
Ils ne serviront sans doute pas, mais gardez-les.
Il lit des livres de psychologie. Pourquoi, il a des problèmes ?
Je ne sais pas.
Peut-être un peu paumé, comme tout le monde, non ?
Un fumeur de pipe...
- Que voulez-vous dire ? - Non, rien.
Il a 2 costumes, dont un qu'il porte.
On se fiche de son apparence.
Personne ne fait attention à lui, même pas sa femme.
Vous perdez votre temps.
Il y a au moins 20 000 personnes à San Francisco
qui correspondent à cette description.
Comment le trouver ?
Il doit avoir une particularité, qui le distingue des autres gens.
Bien sûr qu'il a ses particularités. Comme tout le monde d'ailleurs.
On va creuser et on finira par trouver.
Vous voyez notre problème, pourquoi ne pas nous aider ?
Qu'attendez vous de moi ?
- Juste répondre à quelques questions. - Je vous écoute.
Où va-t-il quand il n'est pas chez vous ?
Pas la moindre idée.
- De la famille dans le coin ? - Non.
- Qui sont ses amis ? - Je ne sais pas.
Le chien est notre seul ami commun.
Vous dormez toujours quand il sort le chien ?
Non, des fois il dort et je sors le chien.
Commissaire, ceux-là correspondent.
Désolé, c'est une erreur. Relâchez-les tout de suite.
Cherchez encore.
Tous les hommes de 35-40 ans, en ville,
avec un trench coat et un chapeau,
environ 1m80, 75 kg,
et peu pressés de répondre à nos questions.
Vous avez du pain sur la planche...
Ouais, la cuisine ?
Il y a un four.
Vous ne mangez que des boîtes pour chien ?
Il n'est pas difficile et je suis paresseuse. alors on mange dehors.
- Où ça ? - Au drugstore,
au Lobster grill et au Wharf quand on est dans le coin,
et si on veut du chic, on va au Man Loh's Oriental Roof Garden.
En général, c'est ça. On a nos habitudes...
Vérifiez le "Oriental Roof Garden."
C'est encore ouvert.
C'est 2 heures du matin, comment expliquer ça à ma femme ?
Désolé, c'est une erreur.
Désolé ? Et ma femme alors ?
Allez.
La raison de la dispute avec votre mari ce soir ?
Plus besoin d'avoir une raison.
Vous n'avez pas de bonne photo de votre mari ?
Non, il n'aime pas qu'on le prenne en photo.
Je ne veux pas sa photo dans les journaux.
Le tueur ne connaît pas son visage.
- Il ne l'a pas vu ? - Non, il a tiré sur son ombre.
- Il a tiré sur Frank ? - 2 fois.
Seuls le tueur, votre mari et vous sont au courant.
On reste comme ça, c'est important.
Donc, il est vraiment en danger ?
Inquiète ? Je pensais que son sort vous était égal.
Je n'ai pas dit ça.
S'il ne se rend pas, vous aurez des raisons de vous inquiéter.
Nous devons le protéger.
Comme l'autre témoin ?
Joe Gordon serait encore vivant s'il n'avait pas appelé son avocat.
Mark, une ordonnance pour Frank Johnson.
- Il est malade ? - Non, il aime juste les médicaments.
- C'est pour quoi ? - Je ne sais pas.
Il aime juste prendre des vitamines, des traitements contre le rhum...
- C'est quoi là-haut? - Le studio, mon mari est un artiste.
Je croyais qu'il travaillait chez Hart & Winston ?
Oui, il s'occupe des vitrines.
Ah il est vitrier ?
Rembrandt, descends. Tu n'as pas le droit de monter ici.
Rembrandt ?
Comme ça, on a un Rembrandt à la maison.
L'humour de Frank...
Il l'a trouvé au coin de la rue, attendant de se faire adopter.
Ils se sont tout de suite reconnus.
C'est censé être vous ?
Oui. C'était une belle journée d'automne.
Le vent soufflait dans mes cheveux.
C'était charmant mais ça remonte à 4 ans déjà.
C'était la période "cyprès" de Frank.
Il a eu 4 grandes périodes dans sa carrière.
Comment se fait-il que soyez ensemble ?
Je l'ai rencontré chez des amis à Carmel.
Il voulait peindre et j'étais d'accord.
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