لومړۍ 200 کرښې.
SANG ET OR
Qu'est-ce que tu veux ?
Les bijoux, ils sont où ? Je suis armé.
Dans le coffre.
- File-moi la clé. - Quelle clé ?
Je n'ai pas de clé.
La clé, ou je tire.
- Dans le tiroir. - Quel tiroir ?
- Je reconnais ta voix. - Te retourne pas où je tire.
Ne fais pas ça !
Il est fermé !
Je n'ai pas la clé.
- Donne-la moi ! - Fais gaffe à toi !
Grouille-toi !
Elle est dans ma poche.
Lance-la, dépêche-toi.
Fais pas ça !
- File-la-moi ! - Non !
Tu vas le regretter !
Je vais te descendre.
- Allons-y. - Où ?
- Où veux-tu aller ? - Au sous-sol.
Bonjour, M. Vaziri. Vous ouvrez bien tôt.
Qu'est-ce que vous faites là ?
- Vous, par ici ! - Au secours ! Au voleur !
Il a mis l'alarme, ce vieux con...
Qu'est-ce que tu as fait, Hussein ?
Pourquoi tu as tiré ?
Il est avec l'autre ! Au secours ! Il l'a tué !
Au voleur !
Appelez la police !
Il l'a tué !
Cassez-vous, bande de pourris !
Foutez le camp !
Cassez-vous !
Connards !
Bande d'abrutis...
Allez au diable !
Reste pas là, toi !
Tiens bon !
Je suis avec toi !
C'est son complice !
Barrez-vous, salauds ! Je vais tirer.
Il est complètement fou !
Ca va pas, non ?
Espèce de connard !
- Salut, mon grand. - Salut, tu étais où ?
J'ai fait deux heures de queue.
Il voulait pas me le filer sans te voir.
Et alors, tu l'as ?
Bien sûr. Tu me prends pour qui ?
J'y croyais plus.
J'ai poireauté deux heures. C'était le bordel.
Je lui ai dit que sans ce papier,
ma frangine allait me rester sur les bras.
C'était galère !
J'y comprends rien.
Moi non plus.
Mais le toubib m'a dit que tout était nickel.
Soyez heureux.
Et ça, c'est quoi ?
Un sac à main. Je l'ai pas encore fouillé.
Oui... en face de toi.
Je t'entends pas.
Oui, juste en face.
T'as compris ?
Ca va couper. Salut !
Et ça, c'est pour nous. Pourquoi elle est coupée ?
Elle a dû grossir une fois mariée.
Sans doute.
Tu sais combien ça coûte, un collier ?
Là, c'est marqué 75... et 1... 2... 3...
six zéros !
Ca fait combien ?
75 millions.
Tu me fais marcher ?
J'oserais jamais.
C'est un reçu de 75 millions.
"Collier fabriqué en Italie. Pour Mme Roxane Mazaheri."
Je peux m'asseoir ?
Bien sûr.
Tu veux m'humilier ? Tu connais ma situation.
J'oserais jamais faire ça.
Surtout à toi !
En plus, la meuf se l'est payé elle-même.
On va pas se disputer pour ça...
Ca fait combien de mois de travail ?
Ca dépend de vous. Là, vous avez décroché le gros lot.
Si je peux me permettre,
dans tous les boulots, il faut de la rigueur.
Sinon, ça déconne.
Il faut du professionnalisme,
et encore autre chose.
Vous savez quoi ?
Une éthique.
Exactement.
Moi, je dirais de l'honnêteté.
C'est pareil.
Ca vous dérange si je continue ?
Non, on adore écouter.
L'honnêteté est la base de tous les métiers,
même le vôtre.
C'est un métier très répandu.
Vous êtes des millions dans le monde.
L'an dernier, quand j'étais en Europe,
un de vos confrères...
enfin... un de "nos" confrères,
s'est occupé de mon portefeuille.
Il devait en avoir plus besoin que moi.
Il s'est barré avec.
Vous savez, on a rien inventé.
Ca existait avant nous, ça continuera après.
Mais souvent, ceux qui font ça,
ils se prennent au jeu.
Ils ont des états d'âme, ils se sentent coupables.
J'ai rarement vu des gens aussi francs que vous.
En tout cas vous n'êtes pas seuls dans ce métier.
Vous pouvez me rajouter à la liste.
D'ailleurs, on aurait plus vite fait
de compter ceux qui n'en font pas partie.
"Qui un voleur veut arrêter peut arrêter le monde entier."
Tenez...
Parmi tous nos "confrères",
seuls les plus honnêtes réussissent vraiment.
Ces cigarettes sont trop fortes !
La semaine dernière, des gars ont piqué le sac d'une femme.
Ils y ont trouvé...
60 balles et 4 tickets de bus.
Je les ai traités de tous les noms.
Pour 60 balles, ils l'ont traumatisée.
Désormais, dès qu'elle entendra une mob, elle va flipper.
Elle tenait son sac. Ils l'ont traînée sur 50 m.
Avant de passer à l'acte, il faut savoir ce qu'on fait.
Il faut évaluer les conséquences.
C'est pas possible de causer autant de dégâts pour quelques sous.
Une femme qui entre dans une banque, ou qui en sort,
il faut deviner le contenu de son sac.
Il faut bien choisir son moment.
Il faut distinguer celle des beaux quartiers, celle des ruelles...
Comment on peut savoir ?
C'est tout un art.
Quel enfoiré ! Il nous baratine.
Moi qui ai déjà du mal à garder mon portefeuille...
Te sens pas visé, c'est pour moi qu'il parlait.
Moi et ma sale tête...
Ca ressemble à quoi, un pickpocket ?
A lui. Il pense qu'on est tous de la même farine.
A ton avis, c'est quoi son boulot ?
Il doit pas prendre des sacs, mais il prend bien la tête.
Alors, fais gaffe à la tienne.
Si j'avais encore quelque chose dedans,
je serais pas dans cette merde.
Des pros...
Si on était des pros, on en serait pas là.
A ton avis, c'est quoi, sa spécialité ?
Charlatan. Un vrai charlatan.
T'as vu comment il s'est mêlé à notre conversation ?
Eh, les gars, vous ne m'en voulez pas, j'espère ?
Mais non ! De toute façon,
vous avez plus de métier que nous, non ?
Surtout en ce qui concerne les sacs.
Mon bureau est en face, en cas de besoin.
Mets-le sur mon compte. Salut.
Il a pas la tête de l'emploi.
Garde-la, ça peut servir.
Laisse tomber, déchire-la.
Garde-la, Hussein, on sait jamais.
Quel con ! Il nous la joue grand prince :
"Mets-le sur mon compte",
pour deux thés !
Allons-y.
Ta moto doit être prête.
T'as vu ?
Quoi ?
Beau morceau ! T'as vu son sac ?
Je me demande si elle va à la banque ou si elle en revient.
Il disait que les pickpockets doivent avoir un sixième sens.
On doit pouvoir deviner le contenu de tous les sacs.
Qu'est-ce que t'en as fait ?
Là, je l'ai.
Ca sent drôlement bon. Je peux te dire quelque chose ?
Accouche !
Depuis que le gars nous a branchés sur les sacs de femmes,
Je flashe plus sur leurs sacs que sur elles.
T'as vu ?
Comment elle le serrait !
Tu penses qu'elle avait quoi dedans ?
4 tickets de bus et 60 balles.
Peut-être...
Mate celle-là ! Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
Elle avait pas de sac...
Je te parle pas de son sac.
Si ma frangine savait comment je te montre les gonzesses,
elle ferait un de ces foins !
On est dans le haut de la ville.
Allons voir à quoi il ressemble, ce collier de 75 millions.
Vise celle-là !
Non... elle est "d'en bas".
T'en as pas assez ?
Non, pourquoi? J'ai le temps, et en plus je le sens bien !
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