لومړۍ 200 کرښې.
UN HOMME DANS LA FOULE
Y a quelqu'un qui te cherche.
Mlle Jeffries.
Bonjour Marcia.
On a ce que vous cherchez. On en tient pas mal
- le quatre juillet. - Bien. Allons-y.
Elle est là, Bill.
Entrez. Voyons ce qu'on a.
Attendez une minute, j'ai oublié mon magnétophone.
Voici Mlle Marcia Jeffries.
Son oncle dirige la station de radio KGRK.
Elle fait un reportage intitulé :
Un homme dans la foule. Une excellente émission.
C'est inhabituel,
mais elle va l'enregistrer ici-même.
La prison de Tomahawk vous est ouverte.
Vous parlerez dans ce micro avec naturel.
Comme dans la vie.
Très décontracté.
Y a-t-il un volontaire pour une chanson
ou une histoire vraie ou drôle ?
Toi, Beanie,
il me semble t'avoir déjà entendu chanter.
J'ai oublié mon dentier.
Ici Radio KGRK.
Voici notre émission Un homme dans la foule .
Quel homme ? Ça pourrait être vous.
Ou bien vous. Tout le monde est intéressant à connaître.
Ici Marcia Jeffries.
Cette fois, je suis à la prison de Tomahawk.
T'en fais pas maman. Tout va bien. C'est la meilleure prison que je connaisse.
Eh, toi, tu sais faire quelque chose ?
C'est pas parce que je suis noir que je chante.
Je m'excuse, ils n'ont aucun talent.
Où est l'ivrogne à la guitare ? J'oublie son nom.
- Rhodes, là-bas. - Vas-y et réveille-le !
Attention, il est méchant.
- Mlle Jeffries voudrait lui parler. - Réveille-toi !
Bonjour M. Rhodes, vous êtes sur KG...
- Fichez-moi la paix. - Le Shérif est là.
Ça m'est égal même si le président lui-même était là.
Dans une prison, on devrait pouvoir dormir.
- Vous êtes qui ? - J'aimerais vous présenter
à nos auditeurs.
- Venez bavarder un peu avec moi. - Attendez un peu.
Pas si vite !
Qu'est-ce que j'obtiens, moi ?
Moi, en personne ?
Pour combien en a-t-il ?
Une semaine. Ivresse et tapage.
Si tu coopères, je te relâcherai demain matin.
Moi aussi, Shérif ? Je suis son manager.
On dit que vous ne tenez pas votre parole.
Tu fais ce qu'on te demande, et je tiendrai ma parole.
D'accord, demain matin.
Je vais vous chanter une chanson.
À l'Université, j'ai étudié la musique.
La musique puise ses sources dans le peuple.
Gershwin la jouait à New York en habit.
Mais elle vient toujours du peuple.
Je vous présente un inconnu nommé Rhodes.
- C'est quoi votre prénom ? - Peu importe.
Il se surnomme : Lonesome... "le solitaire".
Un instant. Coupez ça !
Le temps d'huiler mes cordes vocales.
Rien de tel pour se mettre dans l'ambiance. Elle est belle !
Une guitare, ça vaut toujours mieux qu'une femme !
J'ai plus confiance en ma guitare.
J'aime Mama Guitare !
Elle a hâte que je la serre dans mes bras.
Elle ne me demande jamais d'argent, elle me trompe pas.
Si elle hausse le ton,
je la règle et nous nous accordons.
Lonesome, chante "Rye Whiskey" !
"Hallelujah, l'm a Bum" !
Elle jouera ce qu'elle voudra !
Vous savez, quand des gens comme nous,
hors-la-loi, tricheurs, bandits ou autres,
se réunissent, ils se racontent des histoires drôles.
Comme moi et Beanie, et les autres
que vous voyez ici.
Si c'est pas le whisky C'est les femmes qui nous ont
Et il me semble
Que je ne cesserai jamais d'errer
Mais quand on enfonce la tête dans son coude pour s'endormir,
on ne se fait plus d'illusions.
Et on se sent si seul que celui qu'on maudissait le matin
paraît être notre meilleur copain le soir,
quand le gardien éteint la lumière.
Je suis à 10 000 lieues de chez moi.
Et je ne sais même pas mon nom.
Je ne pleure pas,
je sais que je serai libre demain matin.
Vous m'entendez ? Un homme libre !
Le Shérif va ouvrir ma cage et je serai libre comme un oiseau.
Je vais essayer de faire quelques rimes...
Chante quelque chose de bien comme "Home on the Range" !
Non, pas ça,
même si ça doit me coûter un mois de plus ici !
Je vais chanter ce que je vais être :
Un homme libre !
Bonne nuit, Madame la Lune
Tu pâlis... et tu vas disparaître.
Oh, bonsoir, Madame la Lune.
Tu viens de disparaître !
Dépêche-toi, Monsieur le Soleil
Apporte-nous un jour nouveau
Amène-moi le Shérif
Avec sa grosse et vieille clé
Amène-nous ce vieux Big Jeff, le Shérif de Pickett
Avec sa grosse et vieille clé
Pour m'ouvrir cette affreuse prison Et faire de moi un homme libre !
Llewelyn, es-tu contre un homme libre ?
Je vais être
un homme libre demain matin.
Je suis disposé à chanter.
Merci Lonesome Rhodes. C'était très bien !
Vous aviez ce truc allumé tout ce temps ?
Je suis du genre sournois.
- Tu l'aimes ? - Oui, Monsieur.
Marcia, tu as découvert un type vraiment formidable !
Il passera à l'émission du réveil.
Tu veux, mon oncle ?
Allô, passez-moi la prison.
Oui, le Shérif !
Ou devrais-je dire "notre futur maire" ?
Ce garçon ne te le dit pas, mais il t'admire.
Je n'ai qu'un but,
faire de ce poste le meilleur du Nord-Est.
Je ne le gardais que pour ivresse et tapage.
Tu ne sais pas par où il est allé ?
Il n'y a que deux routes.
Il ne va pas vers l'Ouest, comme il sort d'une prison de l'Ouest.
Je dirais plutôt la route de l'Est.
Allons à sa rencontre.
- Nous vous cherchions. - Ah oui ? Pourquoi ?
Voici mon oncle, le propriétaire de la station de radio.
Heureux d'être libre le matin ?
- Vous allez où ? - Je vais à St. Joe, en Floride.
C'est loin ! Qu'y a-t-il là-bas ?
Beaucoup d'eau, des coins pour pêcher, des bateaux, des tarpons.
J'ai toujours eu envie d'aller pêcher le tarpon.
Qu'est-ce qui vous arrête ?
Pas le temps ! Je dirige la radio, une imprimerie, un journal...
Et je préside un club. Je ne peux pas.
- Viens Beanie. - Attendez. On veut vous parler.
Il me faut 4 à 5 jours pour atteindre St. Joe.
À moins de voler une voiture.
Attendez ! J'ai un travail pour vous à la radio.
- Tous les matins de 7 à 8. - Je ne veux pas de travail.
- Pourquoi ? - Je n'aime pas travailler.
Avez-vous de l'argent ?
Mama me donne à manger. Et s'il pleut, je dors en prison.
Essayez pour un jour !
Ça vous dirait un billet d'avion pour la Floride ?
Vous partirez quand ça vous plaira.
D'accord pour un jour !
- Je fais demi-tour. - Allons-y.
Loue-lui une chambre à l'hôtel
et qu'il prenne un bain.
Au revoir, Beanie.
Montez à l'arrière.
Je connaissais une fille Dans l'Alabama
Elle était comme une lionne
Je vais être un homme libre
Voulez-vous fermer la porte ?
Vous en faites des manières !
J'enverrai votre linge chez le blanchisseur.
Je le laverai moi-même. Je pourrai partir quand je voudrai.
Si tôt le matin ?
Venez ici, qu'on fasse un peu connaissance tôt le matin.
On devrait se dépêcher.
Vous ne vous êtes jamais assise sur le lit d'un homme, n'est-ce pas ?
Vous croyez ? Je vous attends en bas.
3 MINUTES
Mesdames... Je devrais dire Mesdemoiselles...
La patronne me rappelle
que je n'en ai plus que pour 3 minutes.
Voilà pourquoi je n'aime pas travailler. On est trop bousculé.
Chez moi, à Riddle, j'avais un cousin nommé Harry.
On l'appelait "Hurry", il était toujours pressé.
Un jour, en courant, il a glissé et s'est brisé la nuque.
On peut lire sur sa tombe :
"Il était pressé d'arriver ici."
J'allais ajouter un couplet
sur la femme libre.
Vous rêvez toutes de l'être,
surtout devant la vaisselle à faire.
Tandis que les maris grognons vont au travail.
Ils s'en prennent à vous pour tout
parce qu'ils n'osent pas répondre à leurs patrons.
Au revoir, chérie, je suis en retard.
Je déteste rabaisser les miens,
mais je n'ai jamais vu un mari apprécier le dur travail de sa femme.
Il croit que la vaisselle se fait en soufflant dessus.
Et toute la graisse du four qu'il faut nettoyer ?
Et toute la sauce de buf ou le jus de pomme
- qui coule sur le gril ! - Comment peut-il savoir tout ça ?
Écoutez celle-là : "Cher Lonesome, je ne vous connais pas,
mais vous devez être un saint.
No comments yet. Be the first to leave one.