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L'INTRIGANTE ET LE ROI
Quatrième enquêteur.
Le tribunal d'État n'est pas par là.
Qui vous a ordonné de m'arrêter ?
Je m'en occupe.
Détachez-le.
Oui, mon seigneur.
Entrez.
Vous en avez mis du temps.
Avez-vous oublié qu'en tant que gidaeryeong ,
vous devez accourir dès que je vous appelle ?
C'est inacceptable.
Je vais devoir vous punir sévèrement.
Si vous pensez que cette nuit-là me fera oublier vos crimes,
vous vous méprenez.
Cela ne m'a jamais traversé l'esprit.
J'ai déjà…
effacé mes souvenirs de cette nuit-là.
Pardon ?
Sur ordre de qui ?
Vous m'avez manqué.
Pourquoi ne dites-vous rien ?
J'ai cru…
que vous ne m'appelleriez plus jamais.
Je suis retourné au palais discrètement
et je vous ai interdit de sortir
pour dissuader la cour de vous attaquer.
Que va-t-il m'arriver ?
Vous avez dû entendre parler de mon pari.
Je vais ordonner à Sang-hwa
de s'assurer que ce qui se passe dans le palais
ne s'ébruite pas au-dehors.
Je vous écoute.
Vous êtes mon gidaeryeong.
Vous devez accourir dès que je vous appelle.
Je ferai de même.
Si vous m'appelez,
j'accourrai vers vous.
Qui va gagner, d'après toi ?
Peu importe qui gagne,
Kang Mong-woo est en difficulté.
Il est coincé entre le marteau et l'enclume.
C'est…
Un jangsaeng.
Un jangsaeng ?
Qu'est-ce que c'est ?
La partie se trouvant dans une impasse,
il n'y a donc pas de vainqueur.
Je vois, c'est une égalité.
Comment est-ce possible ?
Il a réussi.
Il va vivre.
On dit qu'un signe de si bon augure ne se produit
qu'une fois tous les mille ans.
J'ai joué au baduk toute ma vie et jamais je n'en avais vu un.
C'est la première fois de sa vie
qu'il voit un signe de si bon augure.
C'est aussi la première fois que j'en vois un.
Quel dommage.
Si j'avais gagné,
je l'aurais ramené dans l'empire Qing
et offert en hommage à notre empereur.
Notre empereur étant aussi un passionné de baduk,
il sera étonné d'apprendre ce qui s'est passé aujourd'hui.
Je suis heureux de voir que vous être satisfait.
Yeongchwijeong.
On m'a parlé de cet endroit.
Puis-je y jeter un œil ?
Je n'autorise habituellement pas les visiteurs.
Cependant,
je vais faire une exception pour vous.
Allons-y.
N'as-tu pas entendu Sa Majesté ?
Reste ici.
D'après la rumeur,
vous seriez le confident de Sa Majesté.
Je ne suis qu'un simple gidaeryeong que Sa Majesté fait venir
pour des parties de baduk.
Cette égalité était-elle intentionnelle ?
Sauf votre respect,
il est extrêmement difficile de finir sur une égalité au baduk.
Seule la chance nous a permis d'atteindre ce résultat.
Vous insinuez donc que les cieux vous aident.
Voilà des paroles bien arrogantes.
Je suis curieux de voir combien de temps les cieux resteront à vos côtés.
Était-ce de la chance ?
Oui, j'ai eu beaucoup de chance
de pouvoir repérer le coup qui allait nous mener à ce résultat.
Quoi qu'il en soit, je suis soulagé de vous revoir.
Cela m'enlève un poids.
C'est à partir de maintenant
qu'il nous faut de la chance.
L'émissaire est là, mais il n'a rien dit d'inhabituel.
Votre inquiétude semble vaine.
J'espère également me tromper dans ma prédiction.
Vous sembliez si confiant.
Pourtant, vos plans pour renvoyer le gidaeryeong
a une nouvelle fois échoué.
Mais vous n'êtes pas le seul à blâmer.
Le roi n'a pas tenu sa promesse.
Mais comment aurait-il pu refuser alors que l'émissaire des Qing insistait ?
Directeur principal.
Vous m'écoutez ?
Ce soir,
Sa Majesté m'a humilié devant l'émissaire des Qing
et tous les membres de sa cour.
J'ai enduré d'atroces souffrances
pour aider Sa Majesté à accéder au trône.
Je suis resté à un simple poste à titre honorifique
et je lui ai été loyal toutes ces années.
Mais il a déshonoré
tous mes sacrifices.
Même la haute trahison ne justifie pas une telle humiliation.
Même si je quittais mon poste pour rejoindre notre ville natale,
personne ne me condamnerait.
Que voulez-vous dire ?
Je comprends que vous vous sentiez insulté, mais…
Cependant,
avant d'être mon seigneur, le roi est aussi ma seule famille.
Nous sommes liés par les cieux.
Comment peut-on essayer de détruire un lien établi par les cieux ?
Si quelqu'un ose tenter une telle action,
qui que ce soit, moi, Park Jong-hwan, ne tolérerai pas un tel comportement.
Je comprends ce que vous ressentez.
Le roi finira également par comprendre vos véritables intentions.
Dites-moi,
qu'en est-il de la lettre ?
À ce sujet,
vous n'avez pas à vous inquiéter.
Vous êtes sûr ?
Jung Je-pyo me l'a confirmé.
Votre plus gros souci
aura bientôt disparu.
Que voulez-vous dire ?
Il y a une autre lettre en plus de celle de l'empereur ?
C'est une lettre écrite par le prince Rui lui-même.
Étant un sujet de l'empereur, je ne l'ai pas lue,
contrairement à Jung Je-pyo, qui est un sujet du prince Rui.
Il vous la remettra bientôt en personne.
Pour quelle raison le prince Rui a-t-il envoyé une lettre ?
Le simple fait d'en parler fait de moi un espion,
ce qui est passible de la peine de mort.
Sans notre amitié forgée à Shenyang,
je ne vous l'aurais jamais dit.
Dites-moi.
Quel est le contenu de cette lettre ?
"Je prendrai la princesse de Joseon,
"la princesse Jangryeong, pour épouse.
"De par ce mariage avec votre famille,
"j'espère renforcer les liens entre nos deux nations."
Le prince Rui a envoyé une lettre
demandant la main de la princesse Jangryeong.
Ce n'est une demande qu'en apparence.
Il s'agit en vérité d'un ordre.
Même la demande en mariage d'un roturier
est traitée avec respect selon les coutumes.
C'est irrespectueux.
Vous ne devriez pas accepter cette demande en mariage.
Une lettre écrite par le prince Rui
équivaut à une demande en mariage en personne.
Un refus
pourrait engendrer des difficultés insurmontables.
Votre Majesté.
L'escorte de l'émissaire, Yoo Hyun-bo,
a obtenu une information du vice-émissaire Jung Je-pyo.
Je vous écoute.
Jung Je-pyo a déclaré fièrement
que le pouvoir du prince Rui est grand, qu'il a un avenir prometteur
et que les fonctionnaires de la cour
sont plus nombreux à le soutenir que le jeune empereur.
De ce fait, si le mariage a lieu,
la dynastie Qing accordera toute sa confiance à Joseon.
Il a déclaré que cela profiterait grandement à Joseon.
Votre Majesté.
Si vous voulez garder la princesse,
choisissez une autre jeune femme de votre famille
et offrez-la comme alternative.
C'est une mauvaise idée.
Envoyer n'importe qui d'autre que la princesse équivaudrait à un refus.
Les souverains du passé ont tous fait des compromis.
Nous pouvons au moins le lui proposer.
- Votre Majesté… - Je vous ai tous entendus.
Je vais…
accepter sa demande de mariage
avec la princesse.
Organisez les préparatifs pour son mariage.
Princesse.
Par pitié, Votre Majesté.
Ne m'ordonnez pas d'épouser le prince Rui.
Ne restez pas plantée là.
Ramenez-la vite dans ses appartements.
Votre Altesse.
Vous ne devriez pas agir ainsi.
Votre Majesté.
Étant donné votre générosité envers mon frère et moi,
il est de mon devoir de suivre vos ordres.
Je comprends également que je ne mérite pas le prince Rui
et que ce mariage est un devoir
que je dois accomplir pour vous servir, vous, la cour et la famille royale.
Continuez.
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