لومړۍ 200 کرښې.
Les gens sont fous ?
Personne n'envisage la possibilité d'être libre ?
Aller où ça nous chante.
Comme ça nous chante.
On a tous un destin.
Moi, je suis né voleur.
Je ne crois pas à "ça, c'est à toi, ça à moi".
J'ai eu de bons modèles.
Mes parents sont des gens bien.
Ma mère ne pouvait pas concevoir, puis un médecin lui a dit :
"Priez Dieu, madame.
"Il pourvoit à tout en ce monde."
Et je suis arrivé.
Un envoyé du ciel.
Un espion de Dieu.
Salut, maman !
D'où sort cette moto ?
Un copain me l'a prêtée.
Tu prépares quoi ?
Des escalopes panées et de la purée.
J'adore !
On te prête beaucoup de choses.
Oui, on me fait confiance.
C'est dangereux, une moto, Carlitos.
T'en fais pas, je suis prudent.
Et si tu l'abîmais ?
Tu devrais rembourser ton copain.
On n'a pas les moyens.
Y a plus de mayonnaise.
Je t'aime, maman.
- Ça va, papa ? - C'est pas mal !
Je manque de pratique. J'ai les doigts raides.
Écoute, Carlos,
je voulais te parler d'une chose.
Tu viens de commencer dans ce lycée.
C'est une nouvelle chance pour toi.
Ne la gâche pas.
Ça se passe bien.
Ta mère m'a dit que tu avais ramené une moto.
Un copain me l'a prêtée, mais je l'ai rendue.
Justement.
Je veux plus qu'on te prête quoi que ce soit.
C'est terminé !
N'utilise que tes affaires.
Et si on me fait un cadeau ?
Ne l'accepte pas non plus.
Tu as tes affaires.
Pour ce que tu n'as pas, tu dois être patient.
Avec des efforts, tu l'obtiendras.
Carlitos !
T'es ma fiancée ?
Non. Je l'appelle.
Marisol, Carlitos est là !
Qu'est-ce qu'elle a ?
T'es un égoïste, Carlos.
Je suis allée à ton lycée, je t'ai pas vu.
J'y suis plus. Je suis passé au lycée technique.
Je préfère, on bosse moins que dans l'autre.
Tu sais que j'ai du mal à me concentrer.
On disait que t'étais en maison de correction.
Qui disait ça ?
Les gens.
Les gens...
Faut faire gaffe avec les gens.
T'étais en maison de correction ?
Oui, pas longtemps.
À cause d'un malentendu.
Je suis un homme libre, maintenant.
J'ai un cadeau pour toi.
Pour moi ?
Merci, elle est super belle !
C'était à ma mère, quand elle était petite.
Elle m'a dit de te l'offrir comme cadeau de retrouvailles.
Tu veux une taffe ?
Tu veux une taffe ?
Ça va pas, connard ?
Attendez le proviseur ici.
Tache mon pantalon et tu le nettoieras avec la langue.
Tu m'as bien amoché.
Je vais devoir mettre un steak.
Faut être taré pour me brûler.
T'aimes prendre des coups ?
Tu m'as frappé comme une gonzesse.
Si t'avais vu ta tête.
Merci.
De rien.
Tu l'as eu où ?
T'inquiète.
Tu peux l'utiliser.
T'es mignon, blondinet.
Tu me rappelles une nana que j'ai eue.
Garde le disque aussi.
T'as déjà volé un gros truc ?
Un éléphant.
- Sans dec'. - Je t'assure.
Et des voitures aussi,
seulement pour faire un tour.
C'est mieux que d'en posséder une.
Je me balade et je la laisse avec la clé dessus.
Qu'un autre la prenne,
je vais pas m'embêter avec ça.
T'es un sacré numéro, blondinet.
Je vais te présenter mon vieux.
Je peux te demander un truc ?
M'appelle pas "blondinet".
Comment tu veux que je t'appelle ? T'es blond.
Carlitos.
Salut, maman.
Carlitos, un copain de classe.
Bienvenue.
L'appelle pas "blondinet".
Tu veux boire quoi ?
- Une orangeade. - D'accord.
T'aimes pas qu'on t'appelle "blondinet" ?
Dis à ton père que t'as de la visite.
Viens dans la cuisine.
Pas dégueu, les patates.
T'as oublié ton ami ?
Viens, Carlitos. Je te présente mon père.
Comment ça va ?
Bien.
Assieds-toi.
Tu veux des patates ?
Non, merci.
De quel cirque tu t'es échappé ?
T'as déjà utilisé une arme ?
Tu veux essayer ?
Faites attention.
À l'intérieur ?
T'inquiète pas, c'est une maison de famille.
- T'es gaucher ? - Droitier.
Main droite.
C'est ça.
Le doigt à côté de la détente.
Ferme la bouche.
Respire par le nez.
Décontracte l'anus.
Génial comme sensation.
Les flics ont les mêmes.
Qu'est-ce que t'en sais ?
C'est vrai.
Une fois, je volais un jean sur une terrasse
et un flic m'a tiré dessus avec un flingue comme ça.
La trouille que j'ai eue !
T'es un monte-en-l'air ?
C'est quoi ?
Un cambrioleur pas armé.
T'es traducteur, maintenant ?
Il comprenait pas.
Voler, c'est inné chez moi. Je l'ai toujours fait.
Si on me surprend, je dis bonjour comme si de rien n'était.
Mais des fois, je dois aussi détaler.
Où tu revends la came ?
J'en fais cadeau, ça fait bonne impression.
Évitez de tirer ici, faites ça dans la cour.
J'ai des fringues trop grandes, je vous les filerai.
Mon père en a pas voulu.
C'est quelqu'un d'honnête.
Moi aussi, je suis honnête.
Te marre pas !
Arrêtez !
Me frappe pas, je suis ton père.
Mal élevé !
Ça suffit !
Je peux tirer encore ?
Non, les balles coûtent cher.
Et si on braquait une armurerie ?
J'en connais une fastoche.
Moi aussi.
Moi, je sais comment y entrer.
Attends-moi !
Cet aspirateur, Patricia, est une merveille.
Pratique, léger...
Tenez-le.
Vous pouvez faire tous les recoins,
ceux que le balai n'atteint pas.
Et il est silencieux.
- Je peux l'essayer ? - Bien sûr.
Il est léger, non ?
Il manque les balles.
Laisse tomber, on y va.
Je fais vite. Faites un tour.
Ça ira.
La vache !
Regardez-moi ça.
Vous avez pu ramener tout ça ?
Carlitos,
écoute-moi.
C'est très bien, ce que t'as fait aujourd'hui.
Mais le refais plus jamais.
C'était pas le plan.
On n'avait pas de plan. Je devais entrer...
Tu devais inspecter les lieux,
prévenir Ramón qui faisait le guet dehors
et pas ressortir avec 500 flingues
sans rien nous dire.
On risque nos vies.
Justement !
Faut tout rafler.
Fallait prendre dix pistolets de merde ?
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